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Hiloula de Rabbi Ména'hem Mendel de Kotzk

Mis en ligne le Vendredi 17 Février 2017

A l'occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès), ce soir, de notre maître Rabbi Mena'hem Mendel Halperin-Morgenstern surnommé le "Rabbi de Kotzk"l'équipe Torah-Box est heureuse de vous faire profiter d'histoires à son sujet. Car celui qui parle d'un Tsadik le jour de sa Hiloula, celui-ci prie pour lui et le protège. Allumez une bougie en disant "Likhvod haRav miKotzk, zékhouto taguèn 'alénou". Que son mérite protège tout le Klal Israel, Amen !

Né en l'an 1787 (5547) dans un village de Pologne, à Goray, le jeune Ména'hem Mendel étudia durant sa jeunesse chez le Rav de la bourgade Zamoutch. Puisqu'il était interdit aux jeunes juifs, selon la législation locale, de se marier avant d'avoir appris un métier et d'avoir acquis la langue nationale, Ména'hem Mendel se rendit en Ukraine (à Lavouv). Il y suivit des études de pharmacie et, au terme de 6 mois, il réussit l'examen final lui donnant droit d'exercer.

A 20 ans, il se maria avec la fille du Rav Eizik de Tomachov, et peu de temps après, il perdit toute la somme d'argent qu'il avait reçue en dote. Mais sa pieuse épouse ne le tourmentait pas par les soucis financiers et c'est elle qui se soucia de subvenir aux besoins de sa famille.

Après le décès de son maître, le Rav Sim'ha Bounem, on le désigna au poste d’Admour de Tomachov, en 1827 (5587). Rabbi Ména'hem Mendel détestait l'argent et il n'acceptait ni cadeaux, ni rançons.

En 1829 (5589), il s'installa à Kotzk, et de nombreuses personnes affluaient dans la cour de l’Admour. Parmi les nombreux visiteurs, on pourrait citer le Rav Leibeli (le petit-fils de Rabbi Akiva Eigger) qui devint 'Hassid et qui se réfugiait sous sa coupe.

Rabbi Ména'hem Mendel encourageait les juifs à se positionner du côté des Polonais dans leur révolte contre le gouvernement du Tsar russe et à les soutenir financièrement. Suite à l'échec de cette révolte, le Rabbi fut contraint de fuir la Pologne en 5591 et de se diriger vers Brodi (situé dans l'Ukraine d'aujourd'hui). De plus, il changea son nom et il se faisait désormais appelé Morgenstern.

Le Rabbi aurait bien voulu retourner en Pologne.

En 1837 (5597), son épouse tomba gravement malade et, en suivant le conseil de son mari, elle se rendit chez l’Admour, Rabbi Its'hak de Warka, pour qu'il prie pour sa guérison, mais elle décéda et fut enterrée à Warka.

Tous ses enfants issus de son premier mariage moururent jeunes, à l'exception de son fils aîné, Rav David.

Quelque temps après le décès de son épouse, son élève (Rav Its'hak Méir) lui soumit une proposition de mariage, il lui proposait sa belle-sœur (la sœur de son épouse) qui, étant orpheline depuis son jeune âge, avait été élevée chez lui.

Après s'être marié avec la fille ('Haya) du Rav Moché Lipchitz 'Halfan, il eut des jumelles et deux garçons.

Des Admourim de différents courants de 'Hassidout ne partageaient pas son mode de conduite.

Il était réputé pour être ferme dans ses discours. C'était un homme de pure vérité, droit et intègre, s'éloignant au maximum de la moindre expression ou façade mensongère et de toute forme d'hypocrisie. Il considérait que le fait de penser à un mensonge était interdit, puisque la Torah nous enseigne: « Il dit la vérité en son cœur ». Par ailleurs, il estimait que fuir les honneurs ne constitue pas un niveau de perfection. Selon son optique, l'homme devrait accéder à un tel niveau de perfection de sorte à ne même pas se sentir concerné par les honneurs… en arrivant à un stade où la gloire ne lui parle même pas et qu'il n'y a plus aucune nécessité de la fuir.

De temps à autre, il entrait au Beth Hamidrach et adressait un sermon aux 'Hassidim en critiquant leur manque de transparence (le fait que leur paraître ne correspondait pas à leur être), et les 'Hassidim le craignaient tant qu'ils prenaient la fuite. Mais, lorsqu'il aperçut le Rav Avraham Mordékhaï (le fils du 'Hidouché Harim), il s'arrêtait de parler et retournait dans sa pièce.

Pendant près de 20 ans, l’Admour resta isolé dans sa pièce, et seuls quelques êtres d'exception qui faisaient partie des plus proches du Rabbi réussissaient à s'infiltrer chez lui.

Il priait seul dans sa pièce.

En ce qui concerne son épouse et ses enfants, il leur fixait des rendez-vous pour qu'ils se voient mutuellement. L’ Admour contrôlait les acquis de ses fils, et lorsqu’ils lui montraient qu'ils progressaient dans leur étude de la Torah, il leur offrait des fruits et des friandises.

Il assistait rarement aux fêtes de familles. En revanche, c'est lui-même qui maria ses fils et ses filles.

Le soir du Séder de Pessa'h de l'année 1859 (5619), il annonça, avec un visage rayonnant : « L'année prochaine, je ne serai plus assis ici. »

Ses proches n'avaient pas saisi le sens de cette remarque, à l'exception de son gendre (l’Admour Rabbi Avraham Bronstein de Sokhtchov) qui avait compris ce que signifiaient ses propos. Au cours de l'hiver de l'année 1859 (5619), il tomba malade, mais il refusait de suivre les traitements que les médecins lui avaient prescrits. De plus, il ne suivait pas leurs conseils : par exemple, il lui avait été recommandé de veiller aux heures de sommeil, mais il dormait moins que deux heures par jour ! Il ne prenait qu'un seul médicament parmi toute la liste de médicaments qui lui avait été prescrite. Et son état de santé se dégradait. Son fils, Rav David, envoya une lettre au 'Hidouché Harim pour qu'il essaye de le convaincre de se soumettre aux recommandations des médecins. Lorsque ce dernier vit l'état dans lequel il était, il fit savoir, en la présence de Rabbi Ména'hem Mendel, que d'après laHalakha, il fallait lui donner les médicaments de force, même contre son gré. En entendant cela, il accepta de se plier aux médecins.

Un jeudi, son gendre (l’Admour Rabbi Avraham Bronstein de Sokhtchov) entra dans sa pièce et il remarqua qu'il était absorbé dans ses "réflexions" (isolé avec Hachem), et à ce moment même, il rendit son âme à son Créateur.

Lors de ses oraisons funèbres, le 'Hidouché Harim s'exclama : « Le monde ne sait pas ce qu'il a perdu, un Tsaddik nous a quittés et personne n’y prête attention, le Tsaddik n'est plus là, mais ce qui est encore plus grave, c'est qu'il n’y a personne qui puisse faire pénétrer les paroles du Tsaddik dans les cœurs des enfants d’Israël. »

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