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Nos Sages

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Hiloula du Rav Eliahou Dessler, le maître de la pensée juive

Mis en ligne le Vendredi 12 Janvier 2018

A l'occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès) de notre maître Rav Eliahou Dessler, l'équipe Torah-Box est heureuse de vous faire découvrir très brièvement quelques anecdotes de sa vie. Celui qui parle du Tsadik de jour de sa Hiloula, celui-ci priera pour lui ! Allumez une bougie et dites "Likhvod haRav Dessler, zékhouto taguèn 'alénou" puis priez. Que son mérite protège tout le Klal Israel, Amen !

Le Rav Eliahou Dessler est né en Lituanie, en 1892. Son père était l’un des élèves du Rav Sim’ha Zissel Ziv, l’un des principaux dirigeant du mouvement de Moussar (éthique juive). Il perd sa mère alors qu’il est âgé de deux ans. Il commence à étudier la Torah avec son père et fait preuve dès son plus jeûne âge de dons intellectuels exceptionnels. A 13 ans, il part étudier à la Yéchiva de Kelm, et se plonge dans l'étude.

En 1948, le directeur de la Yéchiva de Poniovitz à Bné Brak lui propose le poste de Machguia’h Rou’hani (directeur spirituel) qu’il accepte. Sa santé se détériore à partir de décembre 1953. Il meurt un an après.

Le Rav Eliahou Dessler reste connu dans le monde des Yéchivot comme un grand maître du Moussar et de la psychologie. Son œuvre principale a été traduite en français, "Mikhtav Méeliyahou" ("Lettre d’Eliyahou").
 

Une grande sensibilité

Les histoires qui circulent au sujet de Rav Dessler révèlent une personne d’une grande sensibilité spirituelle.

Avant que la Rabbanit Dessler ne le rejoigne à Bnei Brak, Rav Dessler prenait ses repas à l’orphelinat créé par le Rav Kahanman pour les survivants de la Shoah. Mme Munk, qui dirigeait la cantine, avait l’habitude de montrer sa grande estime pour le Rav en lui gardant une petite délicatesse qu’elle ne servait pas aux autres. Cela mettait Rav Dessler extrêmement mal à l’aise, et il demanda à Mme Munk un certain nombre de fois de s’abstenir de le faire.

Un jour, alors qu’il entrait dans la cantine, Rav Dessler vit un jeune garçon courir. Il l'arrêta et lui demanda pourquoi il fuyait. Il s’avéra que le garçon avait volé une cerise laissée de côté pour le Rav Dessler. Quand il réalisa ce qu’il s’était passé, Rav Dessler alla voir Mme Munk et lui dit : « Soit je mange exactement la même chose que tout le monde, soit je ne peux pas continuer. »

Rav Dessler traitait ses élèves avec le plus grand respect. Quand ces derniers venaient lui rendre visite à ‘Hol Ha-mo’èd, il s’écriait : « Quel honneur que vous soyez venus me rendre visite. » Puis il sortait d’une vieille armoire des coupes d’argent et un peu de vin. « J’ai fait ce vin moi-même, leur disait-il, et je ne le sors que pour mes clients les plus importants. »

Ce traitement n’était pas réservé uniquement à ses élèves. Une fois le Rav Chlomo Wolbe se trouvait chez Rav Dessler. Quand vint le moment de partir, le Rav Dessler était navré de n’avoir rien trouvé à servir à son invité. Finalement, il trouva un bonbon en chocolat dans la cuisine. Lorsque Rav Wolbe partit, Rav Dessler lui dit que lui aussi devait sortir afin qu'il ne soit pas gêné que Rav Dessler ne le raccompagne. Rav Dessler ne précisa pas sa destination et marcha à côté de Rav Wolbe jusqu’à l’arrêt de bus, où il resta jusqu’à ce que le bus de son visiteur arrive.

Rav Dessler était tellement désireux d’honorer les autres qu’il faisait tout son possible pour éviter de demander aux autres de faire quelque chose pour lui. Même si après la mort de sa femme, Shalom Ulman était son employé de maison officiel, Rav Dessler ne le laissait pas tellement lui préparer une tasse de café. De même, il refusait les offres du jeune homme de frotter ses chaussures ou de l'aider à la fabrication de vin pour Chabbath.
Plus que Ulman servait le Rav Dessler, on disait à la Yéchiva que c’était ce dernier qui le servait...

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