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Pensée Juive

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Mon bébé de 673 grammes, réanimé par un ange...

Mis en ligne le Vendredi 10 Août 2018

Le bébé prématuré de Hanna Slowicz n’avait que peu de chances de vivre. Même après qu’il soit sorti de l’hôpital, il a failli mourir lorsque sa respiration s’est arrêtée. Lorsque sa maman a suspendu sa réanimation pour appeler une ambulance, quelqu’un d’invisible est venu continuer les gestes de premiers secours…

Hanna Slowicz a grandi dans une famille juive non-religieuse des États-Unis. Elle reconnait qu’elle n'avait jamais entendu parler du concept de « Hachga’ha Pratite » - « Providence Divine ». Mais après son mariage, Hanna a commencé à percevoir des signaux de cette fameuse bienveillance divine, signaux qui ne pouvaient être ignorés.

« Lorsque j’étais enceinte de mon deuxième enfant, le docteur a perçu une masse près du fœtus lors d’une échographie. Mais il m’a immédiatement rassurée en m’indiquant que ce n’était rien de grave. Quelques semaines plus tard, lors de la 24ème semaine de grossesse seulement, est né mon fils qui ne pesait alors que 673 grammes ! La même semaine, m’a été diagnostiqué un cancer avancé de niveau 4, c’est-à-dire métastasé. C’était la fameuse masse qui était apparue à l’échographie. Les médecins ont relu les résultats de mes tests sanguins de début de grossesse et ont été choqués de constater que des signes évidents de cancer n’avaient pas été remarqués. »

C’est dans ce diagnostic tardif que Hanna voit la première manifestation de Hachga’ha Pratite. Elle imagine que si le cancer avait été diagnostiqué pendant la grossesse, les médecins auraient tenté de la convaincre d’avorter afin de démarrer les soins anticancéreux.

Malgré ce diagnostic préoccupant, Hanna était heureuse d’avoir donné naissance à son fils. Mais les médecins n’étaient pas optimistes à son sujet. Ils avertirent Hanna que le petit prématuré avait peu de chances de survivre, et que même s’il s’en sortait, il souffrirait de nombreux handicaps et de difficiles problèmes de santé.

Plongée dans un tel marasme, Hanna décida de prier et même de respecter certains Misvot. « Je me suis dit que cela ne pouvait pas faire de mal, même si je n’avais jamais été vraiment croyante », avoue-t-elle. Après trois mois, quand contre toute attente le bébé a été libéré de l’hôpital, sa Emouna (foi en D.ieu) s’est affermie.

Quelques jours après la sortie de son enfant de l’hôpital, Hanna se réveilla en pleine nuit, poussée par un besoin irrépressible de le prendre dans ses bras. Elle se leva de son lit, alluma la lumière et le prit dans ses bras alors qu’il dormait encore. Deux heures plus tard, Hanna s’aperçut soudain que le petit corps devenait inerte et que la respiration du nourrisson s’était arrêtée.

« Nous avons bénéficié d’un grand miracle : si je n’avais pas ressenti ce besoin de le prendre dans mes bras, il aurait tout simplement arrêté de respirer dans son sommeil, et il serait mort dans son berceau. Mais dans la mesure où j’ai vu ce qui se passait, j’ai pu immédiatement opérer une réanimation ; je suis infirmière de profession, d’où ma connaissance de ces gestes d’urgence. »

Mais la plus belle partie de l'histoire, que Hanna a encore du mal à comprendre jusqu'à maintenant, est arrivée plus tard. Alors qu’elle était en train de ranimer son bébé, Hanna a réalisé qu'elle avait besoin d'appeler une ambulance. Mais elle était seule à la maison avec le bébé et son fils aîné, un bambin de deux ans. Comment appeler une ambulance sans suspendre la réanimation ?

« Soudain, je sentis une présence invisible derrière moi, explique Hanna. J’ai entendu dans ma tête une voix me dire de poser le bébé et d’appeler les secours. Et que la réanimation continuerait jusqu'à ce que je revienne auprès de lui. Et c’est ce qui s’est passé : j’ai posé mon bébé, j’ai appelé les services de secours et la réanimation a continué ! Je pouvais voir et entendre l'air s’exhaler des poumons de mon fils ! Lorsque l'ambulance est arrivée, l’équipe de secours a dit qu'elle aussi a entendu cela en arrière fond tandis qu'ils me parlaient ! Est-ce un ange qui a fait cela ? Je ne sais pas. Mais mon fils a été sauvé. »

Cet ex-bébé prématuré est aujourd’hui un petit garçon en excellente santé, intelligent, heureux et joyeux. Il étudie dans une école religieuse, où il apprend des notions telles que celle de la Hachga’ha Pratite à un âge bien plus précoce que ne l’a fait sa maman. Et Hanna, qu’est-elle devenue ? Elle est elle aussi en parfaire santé et s’est engagée à respecter le Chabbath et la Cacheroute. De cette période difficile de la vie de la famille Slowicz ne restent désormais que les souvenirs vivaces de miracles visibles ou cachés.

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