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La douceur avant tout avec les enfants

Mis en ligne le Mardi 21 Mars 2017

Le Talmud tranche qu’il est interdit dans le cadre de l'éducation, de frapper un jeune garçon de plus de dix-huit ans, car à cet âge, il a du mal à se soumettre à une autorité.

En le frappant, il finira par détester son père. Ce dernier lui aura donc tendu un piège.

A notre époque, où l’effronterie est reine, malheureusement dès l’âge de treize ans, les enfants peinent à se plier à l’autorité parentale. Parfois, ils lèvent même la main pour rendre le coup. C’est un signe de leur révolte intérieure et de leur difficulté à se soumettre.

Notre génération se distingue des générations passées au niveau de la capacité à supporter. Les enfants autrefois étaient robustes aptes à endurer les sévices, aujourd’hui les natures et les forces ont changé.

Le Talmud (Traité Makot 8,1) décrit les habitudes d’antan. Même si l’enfant étudiait bien, c’était une Mitsva de le frapper. Les coups renforçaient l’aptitude de l’enfant à surmonter les épreuves et à se soumettre. Ils nourrissaient ses bonnes Middot et le faisaient grandir.

« Aujourd’hui », écrit le Min’hat Chmouël au nom du Rav ’Haïm de Vologhin, « La rigueur est incomprise ».

C’est la raison pour laquelle celui qui ne sait pas s’exprimer gentiment et s’emporte facilement, ne doit pas prononcer des réprimandes, car il ne sera pas écouté.

Nous devons échanger notre bâton.

Le Prophète Zacharie dit (11,7) : « Je menai donc paître ces brebis destinées à la boucherie, à savoir les plus faibles du troupeau. Je me munis de deux bâtons dont j’appelai l’un Douceur et l’autre Rigueur et je faisais paître les brebis

D’entre le bâton de la douceur et le bâton de la rigueur, aujourd’hui plus que jamais, il faut se servir du premier.

Pour encourager les enfants et leur faire atteindre des objectifs, les récompenses, les concurrences, les bons points et les cadeaux sont de bons moyens.

La phrase « Maman a été attristée toute la journée à cause de ton comportement » est magique.

On ne frappera l’enfant que lorsqu’il a dépassé toutes les lignes rouges.

Les bruits d’une sérieuse dispute m’ont précipitée dans le salon. J’arrive et personne ne semble me remarquer. En dessous de la table, je perçois une masse qui se débat. Ce sont mes deux valeureux combattants !

« Les enfants, arrêtez ! » dis-je d’un ton péremptoire. Mais ma voix est couverte par leurs cris.

Finalement, je me faufile sous la table pour en retirer un pantalon et un visage déformé par la colère. ’Haïm, je suis quasiment sûre qu’il est la source du problème. Même s’il m’est pénible de le frapper, je le fais pour son bien.

Un bruit assourdissant provient de la cuisine. Je découvre ma fille de deux ans debout sur le plan de travail éparpillant gaiement des croûtons de soupe aux quatre vents.

En me voyant, elle cache immédiatement le sachet derrière son dos et me montre un visage innocent en tentant d’avaler discrètement tout ce qui lui reste.

Elle a un air si mignon, j’ai envie de l’embrasser ! Je me reprends à temps et je sais que je dois agir autrement pour l’éduquer.

Je lui donne une petite tape sur la main. Son visage se crispe, elle est terriblement vexée. Mais après un court instant, elle enfouit son visage au creux de mon épaule. 

Routi se tient à côté de moi, tête baissée. Elle tient dans ses mains le lecteur de Cd cassé. Je bouillonne de colère, combien de fois ai-je précisé de ne pas toucher à l’appareil ! Voici les résultats…

A cet instant, j’ai envie de crier, de la sermonner, de me moquer de sa maladresse qui ne fait que briser les objets.

Finalement, je décide de réagir différemment, je lui assène un petit coup sur sa main. Routi éclate en sanglots et moi je ravale toutes les injures que je m’apprêtais à lui dire…

J’ai été surprise de voir le soulagement se dessiner sur son visage, après avoir reçu la punition. Elle me présente ses excuses et me promet de ne plus recommencer et elle sort de la pièce en dansant…

Le foyer propose maintes occasions qui obligent le parent à agir vite. Plus d’une fois, les premiers secours se traduisent par une légère tape sur la main. Une liste de menaces et d’injures risque d’atteindre terriblement l’âme sensible de l’enfant qui se cache derrière ce petit polisson.

Lorsque tu décides de ne pas infliger de coups, ne les remplace pas par des cris, qui ébranlent l’enfant, l’humilient et lui créent des peurs ! Il ne faut pas non plus repousser la sanction.

Menacer « Attends que papa rentre, qui sait ce qu’il va te faire ! » ou coller des étiquettes négatives à l’enfant est pire. L’enfant a une imagination débordante, il peut s’attendre à une terrible punition.

Il risque d’être terrifié ou d’avoir des doutes alors qu’il n’a pas les moyens de les affronter !

Comment doser la sanction comme il se doit ?

Le contrôle de soi est le secret d’une réaction adéquate.

Le Rambam écrit (Hilkhot Déot 2,3) que l’éducation est une tâche très difficile et que si le père s’emporte, il doit éveiller une colère factice sur son visage et non pas une rage intérieure.

C’est un grand travail sur soi d’autant plus que ces situations se présentent souvent à des moments où nous sommes fatigués et qui nous prennent par surprise.

Ce soir, je suis épuisée et j’essaie désespérément de coucher les enfants qui sont particulièrement turbulents. Ils ont refusé de manger, de se doucher, de ramasser leurs jeux. Tous les ordres que j’ai formulés se sont soldés par un « Ouf ! » général…

Je me sens un paquet de nerfs, je suis prête à exploser, mais j’aimerai tant me refréner.

Je ferme les yeux et je les lève vers le Ciel. Je parle à voix haute et peu m’importe si l’on m’entend.

« Maître du monde, aide-moi, Je n’en peux plus ! »

En ouvrant les yeux, je découvre à ma grande surprise ma fille de cinq ans ranger les jouets, et mon fils de trois ans entonner le Birkat Hamazone avec une douce mélodie. Quant à ma fille de sept ans, elle se met à débarrasser la table, et celle de neuf ans se dirige vers la salle de bain pour doucher le bébé.

On ne peut pas toujours attendre ce type de réactions de la part des enfants. Mais ils arrivent souvent à nous surprendre et à tenir compte de notre état…

Aie confiance en toi et en tes capacités d’éduquer.

Si tu es décidée et confiante, tes ordres seront exécutés sans même utiliser le bâton de la rigueur. Tes enfants sauront t’obéir avec respect et en appréciant la vérité à sa juste valeur !

Extrait du livre « Une vie de femme près d'Hachem » - Editions Torah-Box - © Tous droits réservés

Rabbanite Né'hama EPSTEIN - © Torah-Box
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