Paracha Balak
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Béhar

Lecture de la paracha Béhar en français

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25,1
L'Éternel parla à moïse au mont Sinaï, en ces termes:

Au mont Sinaï

Quel rapport particulier relie-t-il la chemita au mont Sinaï ? Ce sont pourtant toutes les mitswoth qui ont été promulguées au Sinaï ! Mais de même que les règles générales et les détails de la chemita ont été révélés au mont Sinaï, de même les règles générales et les détails de toutes les mitswoth ont-ils été révélés au mont Sinaï. Voilà ce qui est enseigné dans Torath kohanim. Et en voici, à mon avis, l’explication : Nous ne trouvons nulle part dans le Michné Tora [le livre de Devarim] que les règles relatives à la chemita des sols aient été répétées dans les plaines de Moav. D’où nous apprenons que ses règles générales et ses détails d’application ont dû tous être révélés au Sinaï. Le texte nous enseigne donc ici que chaque stipulation qui a été dite à Mochè est venue du Sinaï avec toutes ses règles générales et tous ses détails, et qu’ils ont été répétés dans les plaines de Moav

25,2
"Parle aux enfants d'Israël et dis-leur: Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, la terre sera soumise à un chômage en l'honneur de l'Éternel.

Un Chabath pour Hachem

En l’honneur de Hachem, tout comme il l’est précisé pour le Chabath hebdomadaire (Chemoth 20, 10)

25,3
Six années tu ensemenceras ton champ, six années tu travailleras ta vigne, et tu en recueilleras le produit;
25,4
mais, la septième année, un chômage absolu sera accordé à la terre, un sabbat en l'honneur de l'Éternel. Tu n'ensemenceras ton champ ni ne tailleras ta vigne.

Sera pour le pays

Pour les champs et pour les vignes

Tu ne la tailleras pas

Quand on coupe les sarments. Traduction du Targoum Onqelos : la thikhsa‘h, expression semblable à : « des épines coupées (kessou‘him) » (Yecha’yah 33, 12), ou à : « consumée par le feu, mise en pièces (kessou‘ha) » (Tehilim 80, 17)

25,5
Le produit spontané de ta moisson, tu ne le couperas point, et les raisins de ta vigne intacte, tu ne les vendangeras point: ce sera une année de chômage pour le sol.

Le produit spontané de ta moisson

On appelle sefia‘h (« produit spontané ») ce que l’on n’a pas ensemencé et ce dont les grains ont germé et sont tombés au moment de la moisson

Tu ne le moissonneras pas

En te l’appropriant comme tu le ferais d’une autre moisson, mais ce sera à la libre disposition de tout un chacun

De ta vigne intacte (nezirèkha)

De laquelle tu as mis les gens à l’écart (hinzarta) et les as séparés, en ne la laissant pas à la libre disposition de tout un chacun

Tu ne les vendangeras pas

Eux, tu ne les vendangeras pas, mais seulement ce qui est à la libre disposition de tout un chacun

25,6
Ce sol en repos vous appartiendra à tous pour la consommation: à toi, à ton esclave, à ta servante, au mercenaire et à l'étranger qui habitent avec toi;

Le Chabath du pays sera…

Ce que je t’ai interdit, ce n’est pas d’en consommer ou d’en jouir, mais de te comporter en propriétaire. Tous y bénéficieront donc des mêmes droits : toi et ton homme à gages et ton habitant

Le Chabath du pays pour vous à manger

Tu peux consommer de ce qui est laissé en repos (chevouth) à la disposition de chacun, mais non de ce qui provient d’un champ travaillé

Pour toi et pour ton serviteur et pour ta servante

Étant donné qu’il est écrit : « les indigents de ton peuple en mangeront… » (Chemoth 23, 11), j’aurais pu penser que les riches n’y eussent pas droit. Aussi est-il écrit : « pour toi et pour ton serviteur et pour ta servante… ». Il est question ici des propriétaires tout comme des serviteurs et des servantes

Et pour ton homme à gages et pour ton habitant

Y compris les païens

25,7
ton bétail même, ainsi que les bêtes sauvages de ton pays, pourront se nourrir de tous ces produits.

Et pour ton animal (behéma) et pour la bête sauvage (‘hayya)

Si la ‘hayya peut en manger, à plus forte raison la behéma, puisque tu es tenu de l’alimenter ! Pourquoi, dans ce cas, le texte précise-t-il : « et pour ta behéma » ? C’est pour assimiler la behéma à la ‘hayya : Aussi longtemps que celle-ci trouve de quoi manger dans les champs, tu peux donner à la behéma de quoi manger de ce que tu as dans la maison. Mais une fois disparu ce que la ‘hayya peut trouver à manger dans les champs, tu dois faire disparaître de ta maison ce qui est destiné à la behéma (Ta‘anith 6b)

25,8
Tu compteras chez toi sept années sabbatiques, sept fois sept années, de sorte que la période de ces sept années sabbatiques te fera quarante-neuf ans;

Chabathoth d’années

Périodes de sept années. J’aurais pu penser qu’il fallût observer sept chemitoth consécutives, suivies d’un jubilé. Aussi est-il écrit : « sept années sept fois », de sorte que nous dirons que chaque chemita doit avoir lieu en son temps

Ils seront pour toi

Cela vient d’apprendre que même si tu n’as pas observé les chemitoth, tu devras observer le jubilé à la fin des quarante-neuf années. Quant au sens littéral du texte, il est que le décompte total des cycles de chemita est de quarante-neuf

25,9
puis tu feras circuler le retentissement du cor, dans le septième mois, le dixième jour du mois: au jour des expiations, vous ferez retentir le son du cor à travers tout votre pays.

Tu feras passer (weha‘avarta)

Même sens que dans : « ils firent passer (waya‘avirou) une voix dans le camp » (Chemoth 36, 6 – Roch hachana 34a). Il s’agit d’une proclamation

Au jour des propitiations (kippourim)

Puisqu’il est écrit : « au jour des kippourim », ne sais-je pas que c’est le dix du mois ? Dans ce cas, pourquoi est-il écrit : « au dix du mois » ? C’est pour t’apprendre que la sonnerie du dix du mois « repousse » le Chabath « dans tout votre pays », tandis que la sonnerie de Roch hachana ne « repousse » pas le Chabath « dans tout votre pays » mais seulement au siège du tribunal

25,10
Vous sanctifierez cette cinquantième année, en proclamant, dans le pays, la liberté pour tous ceux qui l'habitent: cette année sera pour vous le Jubilé, où chacun de vous rentrera dans son bien, où chacun retournera à sa famille.

Vous sanctifierez

On la sanctifie au tribunal, à son entrée, en disant : « L’année est sanctifiée ! 

Vous appellerez la liberté (deror)

Pour les serviteurs, soit pour celui dont l’oreille a été poinçonnée (Chemoth 21, 6), soit pour celui dont six années après sa vente ne sont pas venues à expiration. Rabi Yehouda a enseigné : « Que veut dire le mot deror ? Celui qui a le droit d’habiter en n’importe quel logement (dayyara), qui habite là où il veut et n’est pas tributaire d’autrui » (Roch hachana 9b)

Elle sera un jubilé (yovel)

Cette année-là est différente des autres en ce qu’elle fait l’objet d’une dénomination spécifique. Et quelle est-elle ? Le yovel (corne), à cause de la sonnerie du chofar

Vous retournerez chaque homme vers sa tenure

Les champs retourneront à leurs propriétaires (Roch hachana 8b)

Et vous retournerez chaque homme vers sa famille

Y compris celui dont l’oreille a été poinçonnée

25,11
La cinquantième année est le Jubilé, elle le sera pour vous: vous ne sèmerez point, vous n'en couperez point les produits, ni n'en vendangerez les vignes intactes,

C’est un jubilé

Pourquoi cette précision ? Du moment qu’il est écrit : « vous sanctifierez » (verset 10)…, comme expliqué dans le traité Roch hachana (8b) et dans Torath kohanim

Ses vignes intactes

Vous ne vendangerez pas les raisins provenant d’un vignoble surveillé comme vous appartenant, mais vous le pourrez pour ceux qui sont à la libre disposition de tout un chacun. De même que c’est écrit pour la septième année (verset 5), de même cela l’est-il pour le jubilé. C’est ainsi que sont sanctifiées deux années d’affilée : la quarante-neuvième en tant que chemita, et la cinquantième en tant que jubilé

25,12
parce que cette année est le jubilé et doit vous être une chose sainte. C'est à même le champ que vous en mangerez le produit.

Il vous sera sainteté

La contre-valeur des produits a le même caractère de sainteté. J’aurais pu penser qu’elle devînt profane. Aussi est-il écrit : « il sera » – La contre-valeur reste ce qu’elle est

Du champ vous mangerez sa récolte provenant

La règle applicable au « champ » (voir Rachi sur verset 7) t’autorise à consommer de ce que tu as dans la maison : Une fois disparu ce que la ‘hayya peut trouver à manger dans les champs, tu dois détruire ce que tu as dans la maison. Ce qui a été dit pour la septième année est applicable au jubilé

25,13
En cette année jubilaire, vous rentrerez chacun dans votre possession.

Vous retournerez chaque homme vers sa tenure

Il était pourtant déjà écrit : « Vous retournerez chaque homme vers sa tenure » (verset 10) ! Le texte inclut ici le cas de celui qui a vendu son champ et dont le fils a procédé à son rachat. Le bien retournera au père lors du jubilé

25,14
Si donc tu fais une vente à ton prochain, ou si tu acquiers de sa main quelque chose, ne vous lésez point l'un l'autre.

Et lorsque vous vendrez une vente à ton semblable

À prendre au sens littéral. Il existe aussi une explication midrachique : D’où sait-on que si tu vends, vends à un yisrael, ton prochain ? De ce qu’il est écrit : « Et lorsque vous vendrez une vente, [vends] à ton semblable ». Et d’où sait-on que si tu achètes, achète d’un yisrael, ton prochain ? De ce qu’il est écrit : « ou qu’on achète de la main de ton semblable »

Ne lésez pas

Il s’agit ici de l’abus en argent (Baba Metsi‘a 58b)

25,15
C'est en tenant compte des années écoulées depuis le Jubilé, que tu feras cet achat à ton prochain; c'est en tenant compte des années de récolte, qu'il doit te vendre.

D’après le nombre des années après le jubilé

Voici le sens littéral du verset, qui permettra de le comprendre dans son contexte : Il s’agit d’interdire toute onaa. Lorsque tu vendras ou achèteras un terrain, sache le nombre d’années qui s’écouleront jusqu’au jubilé. C’est selon le nombre d’années et celui des moissons qu’un champ peut produire que le vendeur vendra et l’acquéreur acquerra, car un jour viendra où il devra le restituer à celui-là, lorsque viendra le jubilé. S’il ne reste que peu d’années et que la vente a été conclue à un prix élevé, c’est l’acheteur qui est victime d’une onaa. Et si le nombre d’années est élevé et que l’acheteur bénéficie de nombreuses récoltes, c’est le vendeur qui en est victime. D’où la nécessité d’évaluer le prix d’achat selon le temps qui va s’écouler. C’est ce que veulent dire les mots : « d’après le nombre des années (chenei) de récoltes il te vendra », ce qui veut dire : tu lui vendras d’après le nombre des années de récoltes où la terre sera dans les mains de l’acheteur. D’où l’enseignement de nos maîtres (‘Arkhin 29b) : Celui qui vend son champ n’a pas le droit de le racheter avant deux années, car il doit rester à la disposition de l’acquéreur pendant deux ans jour pour jour, même si ces deux années ont connu trois récoltes, comme dans le cas où on l’aura vendu avec la récolte sur pied. Le mot chenei (« années ») ne s’écarte pas de son sens littéral, pour dire : le nombre des années de récoltes et non des années de sécheresse. Et le minimum du pluriel « années » est deux

25,16
Selon que ces années seront plus ou moins nombreuses, tu paieras plus ou moins cher la chose acquise; car c'est un nombre de récoltes qu'il te vend.

Tu augmenteras son prix d’achat

Tu vendras à prix élevé

Tu réduiras son prix d’achat

Tu vendras à faible prix

25,17
Ne vous lésez point l'un l'autre, mais redoute ton Dieu! Car je suis l'Éternel votre Dieu.

Et vous ne léserez pas

Il s’agit ici de l’interdiction de la onaa par des paroles : on ne doit pas irriter son prochain, ni lui faire une recommandation qui ne serait pas de son intérêt mais de celui du conseilleur. Peut-être objecteras-tu : Qui peut savoir si l’intention était mauvaise ? D’où la précision : « tu auras la crainte de ton Éloqim » – Celui qui connaît les pensées sait, lui. Toutes les fois qu’une attitude est du ressort exclusif du cœur, et que seul la connaît celui qui l’a conçue, il est précisé : « tu auras la crainte de ton Éloqim »

25,18
Exécutez mes édits, observez et pratiquez mes lois, et vous demeurerez dans le pays en sécurité.

Vous demeurerez sur le pays en sécurité

C’est pour n’avoir pas observé la chemita qu’Israël a été exilé (Avoth 5, 9), comme il est écrit : « Alors le pays jouira de ses repos […] il s’acquittera de ses repos » (infra 26, 34). Les soixante-dix ans de l’exil de Babylone correspondent aux soixante-dix chemitoth dont l’observance a été négligée

25,19
La terre donnera ses fruits, dont vous vous nourrirez abondamment, et vous y résiderez en toute quiétude.

La terre donnera […] vous demeurerez en sécurité sur elle

Vous ne craindrez pas d’année de famine

Vous mangerez à satiété

La bénédiction résidera même dans les entrailles

25,20
Que si vous dites: "Qu'aurons-nous à manger la septième année, puisque nous ne pouvons ni semer, ni rentrer nos récoltes?"

Et nous ne recueillerons pas

Vers la maison

Nos récoltes

Comme le vin et les fruits des arbres, et les produits spontanés qui poussent d’eux-mêmes

25,21
Je vous octroierai ma bénédiction dans la sixième année, tellement qu'elle produira la récolte de trois années;

Pour trois années

Pour une partie de la sixième année, de nissan jusqu’à Roch hachana, pour la septième et la huitième. On sèmera, la huitième année, en ‘hechwan, et l’on récoltera en nissan

25,22
et quand vous sèmerez la huitième année, vous vivrez sur la récolte antérieure: jusqu'à la neuvième année, jusqu'à ce que s'effectue sa récolte, vous vivrez sur l'ancienne.

Jusqu’à la neuvième année

Jusqu’à la fête de Soukoth de la neuvième année, correspondant à l’époque où entre dans la maison la récolte de la huitième. Car elle restait dans les champs et sur les aires pendant tout l’été, et tichri était l’époque où on la rentrait dans la maison. Il pouvait arriver que la terre produisît pour quatre années, à savoir la sixième année précédant la chemita de la septième période. On s’abstenait alors de tout travail agricole pendant deux années d’affilée : la septième et celle du jubilé. Le présent verset ne parle cependant que des autres chemitoth

25,23
Nulle terre ne sera aliénée irrévocablement, car la terre est à moi, car vous n'êtes que des étrangers domiciliés chez moi.

Et la terre ne sera pas vendue

Le texte institue ici un commandement négatif à propos du retour des champs à leurs propriétaires lors du jubilé : l’acheteur n’a pas le droit de retenir un champ de force

À perpétuité

En décision définitive, comme une vente perpétuelle

Car à moi est la terre

N’en sois pas envieux, car elle ne t’appartient pas

25,24
Et dans tout le pays que vous posséderez, vous accorderez le droit de rachat sur les terres.

Et dans tout le pays de votre tenure

Y compris les maisons et le serviteur hébreu. Cela est expliqué dans le traité Qiddouchin (21a). Selon le sens littéral, ce verset est à rapprocher du suivant, en ce que celui qui vend sa tenure a le droit de la racheter après deux ans, soit lui-même soit un parent, sans que l’acquéreur puisse l’en empêcher

25,25
Si ton frère, se trouvant dans la gêne, a vendu une partie de sa propriété, son plus proche parent aura la faculté de racheter ce qu'a vendu son frère.

Lorsque ton frère deviendra pauvre

Cela nous apprend que l’on n’a pas le droit de vendre son champ, si ce n’est pour cause d’indigence

De sa tenure

Et non son intégralité. On nous enseigne ici une règle de bonne conduite : Il faut se réserver un champ à soi-même

Il rachètera la vente de son frère

Et l’acquéreur ne peut l’en empêcher

25,26
Quelqu'un dont personne n'a racheté le bien, mais qui retrouve des ressources suffisantes pour le racheter lui-même,

Et un homme

Mais peut-il exister en Israël un homme qui n’ait personne pour racheter ? Cela veut dire, en fait : quelqu’un qui ait les moyens de racheter ce qui a été vendu (Qiddouchin 21a)

25,27
supputera les années de la vente, rendra l'excédent à celui à qui il avait vendu, et rentrera dans son bien.

Il calculera les années de sa vente

Combien d’années reste-t-il jusqu’au jubilé ? Tant et tant d’années. Et à quel prix te l’ai-je vendu ? À telle et telle somme. Du moment que tu étais tenu de me rendre le champ lors du jubilé, il se trouve que tu as acheté un certain nombre de moissons selon le nombre d’années. Si tu as, par exemple, engrangé à ton profit les moissons de trois ou de quatre années, déduis leur valeur du montant payé et prends le reste ! C’est ce que veut dire 

Il restituera l’excédent

Ce qui excède du prix de vente sur ce que l’acquéreur a consommé, et c’est cet excédent qu’il faudra restituer à celui-ci

À l’homme à qui il a vendu

Ce vendeur qui veut procéder au rachat (‘Arkhin 30a)

25,28
Que s'il n'a point de ressources suffisantes pour cette restitution, la chose vendue restera entre les mains de l'acquéreur jusqu'à l'année jubilaire; elle en sortira à cette époque, et l'autre en reprendra possession.

Assez à lui restituer

D’où l’on apprend que l’on ne peut pas racheter partiellement (‘Arkhin 30a)

Jusqu’à l’année du jubilé

Rien ne pourra « entrer » dans cette année-là : l’année jubilaire opère dès son commencement

25,29
Si quelqu'un vend une maison d'habitation située dans une ville murée, le droit de rachat durera jusqu'à la fin de l'année de la vente: pendant une année pleine cette faculté subsistera.

Une maison d’habitation dans une ville murée

Une maison située dans une ville entourée de murailles depuis l’époque de Yehochou‘a bin Noun

Sa rédemption

Étant donné qu’il est indiqué que l’on peut racheter un champ à volonté après deux ans, mais qu’on ne le peut pas pendant les deux premières années, il fallait nécessairement spécifier que dans ce cas-ci, c’est le contraire : Si l’on veut racheter pendant la première année, on le peut, mais on ne le peut plus passé ce délai

Sa rédemption

De la maison

Des jours (yamim)

La durée d’une année complète est appelée « des jours ». De même : « Que la jeune fille reste avec nous des jours (yamim) » (Beréchith 24, 55)

25,30
Et si elle n'a pas été rachetée dans l'espace d'une année entière, cette maison sise dans une ville close de murs sera acquise définitivement à l'acheteur, pour lui et sa descendance; le Jubilé ne la dégagera point.

La maison […] se tiendra à perpétuité

Elle sort du patrimoine du vendeur et entre dans celui de l’acquéreur

Qui n’a pas de muraille

Nous lisons lo (avec un waw : « à lui »), et non lo (comme écrit, avec un alef : « qui n’a pas »). Nos maîtres, de mémoire bénie, ont enseigné : On continue de considérer une ville comme entourée de murailles, même si elle « n’en a plus » actuellement, dès lors qu’elle « en avait » jadis. Le mot hébreu ‘ir (« ville ») est du genre féminin, de sorte qu’il aurait fallu écrire la (lamed et hé). Mais comme le texte exigeait lo, la massora a institué lo pour qu’il y ait cohérence dans la prononciation

Elle ne sortira pas au jubilé

Rav Safra a enseigné : Elle ne sort pas du patrimoine de l’acheteur même si le jubilé commence au cours de la première année (‘Arkhin 31b)

25,31
Mais les maisons des villages non entourés de murs seront réputées une dépendance de la campagne, laquelle sera rachetable, et dégagée au Jubilé.

Et les maisons des sites ouverts

Comme le rend le Targoum Onqelos : « ouverts ». Il s’agit de villes accessibles, sans murailles. Le mot se trouve à de nombreuses reprises dans le livre de Yehochou‘a (13, 23 et 29 ; 16, 9 ; 18, 24), et aussi dans : « selon leurs bourgades [au sens de sites ouverts] » (Beréchith 25, 16)

Seront considérées comme sur un champ du pays

Elles sont considérées comme des champs susceptibles d’être rachetés jusqu’au jubilé et qui retournent à leurs propriétaires initiaux s’ils n’ont pas été rachetés

Il aura une rédemption

Immédiatement, si tel est le désir de l’ancien propriétaire. La situation des maisons, de ce point de vue, est plus avantageuse que celle des champs, puisque ceux-ci ne peuvent être rachetés qu’après deux ans

Et il sortira au jubilé

Gratuitement

25,32
Quant aux villes des Lévites, aux maisons situées dans les villes qu'ils possèdent, les Lévites auront toujours le droit de les racheter.

Et les villes des lewiim

Les quarante-huit villes qui leur ont été attribuées

Une rédemption à jamais

Un droit de rachat immédiat, même avant deux ans, s’il s’agissait d’un des champs qui leur ont été attribués dans un rayon de deux mille coudées autour de leurs villes (Bamidbar 35, 5), ou s’il s’agissait de la vente d’une maison dans une ville entourée de murailles. Le rachat pouvait toujours avoir lieu, et la maison n’était pas définitivement acquise à l’acquéreur à la fin de l’année (‘Arkhin 33b)

25,33
Si même quelqu'un des Lévites l'a rachetée, la vente de cette maison ou de cette ville qu'il possède sera résiliée par le Jubilé; car les maisons situées dans les villes des Lévites sont leur propriété parmi les enfants d'Israël.

Et quand quelqu’un parmi les lewiim a rédimé

Si l’on achète une de leurs maisons ou une de leurs villes, cette vente sera résiliée au jubilé. Cette même maison ou cette même ville qu’on lui a achetée fera retour au léwi qui l’a vendue, et elle ne sera pas définitivement acquise à l’acquéreur comme c’est le cas pour les villes entourées de murailles appartenant à des yisraélim. Le mot « rédemption » désigne ici une vente. Autre explication : Étant donné qu’il est écrit : « les léwis auront une rédemtion à jamais » (verset 32), j’aurais pu penser que le texte parlât uniquement d’un yisrael qui aura acquis une maison dans les villes des léwis, mais qu’elle est acquise définitivement dans le cas d’un achat par un léwi à un autre léwi. Aussi est-il écrit : « Et quand quelqu’un parmi les léwis a racheté… » – il restera une possibilité de rachat même dans le cas d’un achat à un autre léwi

La vente de la maison sortira

Il s’agit ici d’une autre mitswa : S’il ne l’a pas rachetée, elle fait retour au vendeur lors du jubilé, et la vente n’est pas définitive à la fin d’une année, comme c’est le cas pour la maison d’un yisrael

Car les maisons des villes des lewiim

Ils ne possédaient ni champs ni vignes, mais uniquement des villes pour y habiter, ainsi que leurs banlieues. Voilà pourquoi ce sont ces dernières qui leur tiennent lieu de champs, et elles peuvent être rachetées comme des champs, afin qu’ils n’en soient pas dépossédés

25,34
Une terre située dans la banlieue de leurs villes ne peut être vendue: elle est leur propriété inaliénable.

Et un champ de la banlieue de leurs villes ne sera pas vendu

Il ne peut être vendu par le trésorier du sanctuaire. Si un léwi a consacré son champ à Hachem et ne l’a pas racheté, et que le trésorier le vende, il ne devient pas, lors du jubilé, propriété des kohanim comme il est écrit pour un yisrael : « et s’il a vendu le champ à un autre homme, il ne sera plus racheté », tandis qu’un léwi peut toujours racheter

25,35
Si ton frère vient à déchoir, si tu vois chanceler sa fortune, soutiens-le, fût-il étranger et nouveau venu, et qu'Il vive avec toi.

Tu le soutiendras

Ne le laisse pas dépérir jusqu’à ce qu’il tombe et qu’il devienne difficile de le relever, mais soutiens-le dès qu’il commence à vaciller. À quoi cela ressemble-t-il ? À un fardeau posé sur un âne. Aussi longtemps qu’il est sur l’animal, il suffit d’une seule personne pour l’immobiliser et le maintenir en place. Une fois tombé à terre, cinq personnes ne suffiront pas à le relever

Etranger et habitant

Même s’il est étranger ou « habitant ». Et qu’est-ce qu’un « habitant » ? C’est quelqu’un qui s’est engagé à ne pas se livrer à l’idolâtrie, mais qui consomme des nevéloth

25,36
N'accepte de sa part ni intérêt ni profit, mais crains ton Dieu, et que ton frère vive avec toi.

Ni intérêt ni usure

Il s’agit, selon nos Maîtres, d’une seule et même chose, dont la répétition est destinée à faire de sa transgression une double infraction (Baba Metsi‘a 60b)

Tu auras la crainte de ton Éloqim

La raison humaine est alléchée par le recours à l’usure, et il est difficile de s’en abstenir. On s’en octroie donc la permission à cause de l’argent qui, sinon, ne rapporterait rien. Voilà pourquoi il fallait que le texte spécifie : « tu auras la crainte de ton Éloqim ». Cela vise également le cas où l’on fait passer l’argent pour appartenant à un païen pour le prêter à intérêt à un yisrael. C’est là une chose qui est du ressort exclusif du cœur et de la conscience de chacun, d’où la nécessité de spécifier : « tu auras la crainte de ton Éloqim » (Baba Metsi‘a 61b)

25,37
Ne lui donne point ton argent à intérêt, ni tes aliments pour en tirer profit.
25,38
Je suis l'Éternel votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d'Egypte pour vous donner celui de Canaan, pour devenir votre Dieu.

Qui vous ai fait sortir…

Et qui ai su déceler le premier-né de celui qui ne l’était pas (Baba Metsi‘a 61b). Je saurai aussi punir celui qui prête à intérêt à un yisrael en prétendant qu’il s’agit de l’argent appartenant à un païen. Autre explication : « Qui vous ai fait sortir du pays d’Egypte », à la condition que vous acceptiez mes mitswoth même si elles vous pèsent

Pour vous donner le pays de Kena‘an

Comme récompense de votre acceptation de mes mitswoth

Pour être pour vous comme Éloqim

Pour quiconque habite en Erets Yisrael, je suis pour lui comme Éloqim, et quiconque en sort est comme s’il adorait les idoles

25,39
Si ton frère, près de toi, réduit à la misère, se vend à toi, ne lui impose point le travail d'un esclave.

Un service de serviteur

Un travail déconsidéré qui le désigne comme serviteur, comme lui faire porter derrière soi ses vêtements au bain public ou se faire chausser par lui ses souliers

25,40
C'est comme un mercenaire, comme un hôte, qu'il sera avec toi; il servira chez toi jusqu'à l'année du Jubilé.

Comme un homme à gages

Fais-lui exécuter un travail agricole ou d’artisanat, comme ceux dévolus à d’autres salariés

Jusqu’à l’année du jubilé

Si le jubilé arrive avant six ans, c’est le jubilé qui le libère

25,41
Alors il sortira de chez toi, lui ainsi que ses enfants; il retournera dans sa famille, et recouvrera le bien de ses pères.

Lui et ses fils avec lui

Rabi Chim‘on a enseigné : Il a certes été vendu, mais qui a vendu ses fils ? D’où l’on apprend que le maître est tenu de nourrir ses enfants (Qiddouchin 22a)

Et vers la tenure de ses pères

Vers l’honneur de ses pères, et l’on ne doit pas le mépriser à cause de cela

La tenure

Le statut

25,42
Car ils sont mes esclaves, à moi, qui les ai fait sortir du pays d'Egypte; ils ne doivent pas être vendus à la façon des esclaves.

Car ils sont mes serviteurs

Mon titre de propriété est antérieur

Ils ne seront pas vendus d’une vente de serviteur

En publiant : « Ici, on vend un esclave ! », et l’on ne doit pas l’exposer sur le marché aux esclaves

25,43
Ne le régente point avec rigueur, crains d'offenser ton Dieu!

Tu ne domineras pas contre lui avec dureté

En lui faisant exécuter un travail inutile afin de l’humilier. Ne lui dis pas : « Réchauffe-moi cette coupe ! », alors que ce n’est pas nécessaire, ou : « Bêche sous ce plant de vigne jusqu’à mon retour ! » Peut-être te diras-tu : « Personne au monde ne peut savoir si c’est ou non nécessaire, mais moi je lui dis que c’est nécessaire ! » Cela est donc une affaire du ressort du cœur, d’où l’ajout : « tu auras la crainte »

25,44
Ton esclave ou ta servante, que tu veux avoir en propre, doit provenir des peuples qui vous entourent; à ceux-là vous pouvez acheter esclaves et servantes.

Et ton serviteur et ta servante qui seront à toi

Et si tu crois pouvoir objecter : « Dans ce cas, qui sera à mon service ? D’un Hébreu je ne suis pas le vrai maître ! Des sept nations je n’hériterai pas, puisque tu m’as averti : “tu ne feras vivre aucune âme” (Devarim 20, 16) ! Qui donc me servira ? 

Provenant des nations

Ce sont elles qui te serviront

Qui sont autour de vous

Et non de celles qui se trouvent dans les frontières de votre pays, dont j’ai déclaré : « tu ne feras vivre aucune âme »

25,45
Vous pourrez en acheter encore parmi les enfants des étrangers qui viennent s'établir chez vous, et parmi leurs familles qui sont avec vous, qu'ils ont engendrées dans votre pays: ils pourront devenir votre propriété.

Et aussi parmi les fils des habitants

Ceux qui sont venus des alentours pour épouser des femmes dans votre pays et qui en ont eu des enfants. Le fils possède le même statut que le père et il n’entre pas dans la catégorie de ceux dont « tu ne feras vivre aucune âme », mais tu as le droit de l’acquérir comme serviteur (Qiddouchin 67b)

D’eux vous achèterez

Vous achèterez parmi eux

25,46
Vous pourrez les léguer à vos enfants pour qu'ils en prennent possession après vous, et les traiter perpétuellement en esclaves; mais sur vos frères les enfants d'Israël un frère sur un autre! Tu n'exerceras point sur eux une domination rigoureuse.

Vous détiendrez comme héritage (wehithna‘haltèm) pour vos enfants

Prenez-en possession comme un héritage destiné à vos enfants qui vous succéderont. Et il n’est pas correct d’expliquer cette phrase comme voulant dire : « léguez-les à vos enfants », car il aurait fallu alors écrire : wehin‘haltèm

Vous détiendrez comme héritage

[À la forme réfléchie], comme dans : « vous vous fortifierez » (wehith‘hazaqtèm) (Bamidbar 13, 20)

Un homme contre son frère

Y compris le chef d’Etat sur son peuple et le roi sur ses sujets : ils ne doivent pas gouverner avec dureté

25,47
Si l'étranger, celui qui s'est établi près de toi, acquiert des moyens, et que ton frère, près de lui, devenu pauvre, se soit vendu à l'étranger établi près de toi, ou au rejeton d'une famille étrangère,

La main de l’étranger et de l’habitant

L’étranger qui est habitant. Comme le rend le Targoum Onqelos : « l’incirconcis habitant ». Et la fin du verset le prouve : « et qu’il sera vendu à l’étranger habitant »

Et lorsque la main de l’étranger et de l’habitant atteindra auprès de toi

Quelle a été la cause de son enrichissement ? Son attachement à toi

Que ton frère deviendra pauvre auprès de lui

Quelle a été la cause de son appauvrissement ? Son attachement à lui, ayant appris ses façons d’agir

La famille d’un étranger

C’est l’idolâtre. Lorsque le texte parle du ‘éqér (« rejeton »), il s’agit de celui qui s’est renié (kofér be‘iqar) pour l’idole même, pour la servir sans pour autant l’adorer comme divinité, mais « pour fendre du bois et puiser de l’eau » (Qiddouchin 20a, Baba Metsi‘a 71a)

25,48
après qu'il s'est vendu, le droit de rachat existe pour lui; l'un de ses frères donc le rachètera.

Il y aura pour lui une rédemption

Immédiatement, et ne lui laisse pas le temps de s’assimiler « jusqu’à l’année du jubilé » (verset 50). Car de prime abord, il ne l’a acquis que pour qu’il le serve jusqu’au jubilé, étant donné qu’il sera affranchi lors de sa venue, comme il est écrit plus loin : « il sortira l’année du jubilé » (verset 54). Le texte parle ici du païen qui t’est soumis, que tu ne dois pourtant pas traiter avec ruse, afin d’éviter une profanation du nom de Hachem (Baba Qama 113a). Si donc ton frère veut être racheté, on établira des comptes exacts, le païen déduisant la valeur de chaque année passée chez lui. Si, par exemple, il restait au moment où il a été vendu encore vingt ans jusqu’au jubilé et qu’on l’a acquis pour vingt manè, cela veut dire que le païen a acquis le travail d’un an pour une manè. Si donc il est resté à son service pendant cinq ans et qu’on le rachète, on déduira cinq manè et le serviteur lui en remettra quinze. C’est ce que veulent dire les mots : « l’argent de sa vente sera à raison du nombre d’années »

25,49
Il sera racheté ou par son oncle ou par le fils de son oncle, ou par quelque autre de sa parenté, de sa famille; ou, s'il a acquis des moyens, il se rachètera lui-même.
25,50
Il calculera, avec son acquéreur, l'intervalle entre l'année où il s'est vendu à lui et l'année du Jubilé; le prix de sa vente sera comparé au chiffre des années, qui seront considérées à son égard comme le temps d'un mercenaire.

Selon les journées d’un homme à gages il sera avec lui

On dressera le décompte de chaque année, comme s’il avait été engagé pour une manè par an, et c’est cette somme-là que l’on déduira

25,51
S'il y a encore un grand nombre d'années, il rendra pour son rachat, sur le prix de son acquisition, une somme équivalente;

S’il y a encore beaucoup dans les années

Jusqu’au jubilé

À raison de celles-ci

Tout comme je l’ai expliqué

25,52
et de même, s'il reste un petit nombre d'années jusqu'à l'an jubilaire, il lui en tiendra compte: c'est à proportion des années qu'il paiera son rachat.
25,53
Qu'il soit chez lui comme le mercenaire loué à l'année: qu'on ne le régente point avec dureté, toi présent.

Il ne le dominera pas avec dureté à tes yeux

Sous ton regard impassible

25,54
Et s'il n'a pas été racheté par ces voies, il sortira libre à l'époque du jubilé, lui, et ses enfants avec lui.

Et s’il n’est pas rédimé par ceux-là

Il peut être racheté par ces moyens-là, et non par la période de six ans (Qiddouchin 15b)

Lui et ses fils avec lui

Le païen est tenu de nourrir ses enfants

25,55
Car c'est à moi que les Israélites appartiennent comme esclaves; ce sont mes serfs à moi, qui les ai tirés du pays d'Egypte, moi, l'Éternel, votre Dieu!"

Car c’est à moi que les fils d’Israël sont des serviteurs

Mon titre de propriété est antérieur

Je suis Hachem

Quiconque les asservit ici-bas agit comme s’il les asservissait là-haut

26,1
"Ne vous faites point de faux dieux; n'érigez point, chez vous, image ni monument, et ne mettez point de pierre symbolique dans votre pays pour vous y prosterner: car c'est moi, Éternel, qui suis votre Dieu.

Vous ne vous ferez pas d’idoles

Ce texte s’applique à celui qui s’est vendu à un païen, afin qu’il ne dise pas : « Puisque mon maître se livre à la débauche, je vais faire comme lui ! Puisque mon maître adore les idoles, je vais faire comme lui ! Puisque mon maître profane le Chabath, je vais faire comme lui ! » Voilà la raison de ces versets. Tous les passages qui précèdent sont rédigés, de plus, selon un ordre logique : Le texte commence par une mise en garde quant à la septième année. Celui qui est âpre au gain et soupçonnable quant à l’observance de la septième année, un jour viendra où il devra vendre ses biens mobiliers. D’où la suite : « Et lorsque vous vendrez une vente… » (supra 25, 14), suivie de : « ou qu’on achète “de la main” de ton semblable ». Il s’agit ici de ce qui s’achète « de la main » à la main. S’il ne s’en repent pas, il finira par devoir vendre ses terres de tenures (supra 25, 25). S’il ne s’en repent pas, il finira par devoir vendre sa maison. S’il ne s’en repent pas, il finira par prêter à intérêt. Toutes ces choses vont en s’aggravant dans le temps : S’il ne se repent pas, il finira par devoir se vendre lui-même, et s’il continue de ne pas se repentir, il finira par devoir se vendre, non plus à un yisrael, mais à un païen

De pierre sculptée (maskith)

Le mot maskith évoque l’idée de « couverture », comme dans : « je te couvrirai (wessakothi) de ma main » (Chemoth 33, 22), car on couvrait la terre de dalles en pierre

Pour se prosterner sur elle

Même devant Hachem, car on se prosternait en déployant les mains et les pieds, ce que la Tora a interdit de faire hors du sanctuaire (Meguila 22b)

26,2
Observez mes sabbats et révérez mon sanctuaire: je suis l'Éternel.

Je suis Hachem

À qui on peut faire confiance pour récompenser

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