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Vayigach

Lecture de la paracha Vayigach en français

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44,18
Alors Juda s'avança vers lui, en disant: "De grâce, seigneur! que ton serviteur fasse entendre une parole aux oreilles de mon seigneur et que ta colère n'éclate pas contre ton serviteur! Car tu es l'égal de Pharaon.

Une parole aux oreilles de mon seigneur

Puissent mes paroles pénétrer dans tes oreilles (Beréchith raba 93, 6)

Et que ta colère ne s’enflamme pas

D’où l’on peut déduire qu’il lui a parlé durement

Car tu es comme Pharaon

Je te considère comme le roi. Tel est le sens simple. Explication du midrach : Tu finiras par être frappé par la lèpre pour avoir détenu Binyamin, tout comme Pharaon en a été frappé à cause de mon aïeule Sara, qu’il n’avait détenue que pendant une seule nuit (supra 12, 17). Autre explication : Pharaon décide et ne respecte pas ses propres décisions, il promet et ne tient pas parole. Il en est de même pour toi ! Est-ce cela le « regard » que tu voulais poser lorsque tu nous a dit : « que je pose “mon regard” sur lui » (verset 21) ? Autre explication : « Tu es comme Pharaon » – si tu me pousses à bout, je te tuerai ainsi que ton maître

44,19
Mon seigneur avait interrogé ses serviteurs, disant: ‘Vous reste-t-il un père, un frère?’

Mon seigneur a interrogé

Tu nous as abordés en employant d’emblée des ruses. Fallait-il que tu nous poses toutes ces questions ? Est-ce que nous t’avions demandé la main de ta fille ? Ou bien voulais-tu celle de notre sœur ? Malgré cela nous t’avons répondu sans rien te cacher (Beréchith raba 93, 8)

44,20
Nous répondîmes à mon seigneur: ‘Nous avons un père âgé et un jeune frère enfant de sa vieillesse: son frère est mort et lui, resté seul des enfants de sa mère, son père le chérit.’

Et son frère est mort

C’est par crainte qu’il a proféré ce mensonge. Il a pensé : Si je lui dis qu’il est vivant, il va nous demander de le lui amener (ibid.)

Resté seul de sa mère

De cette mère il n’a pas d’autre frère

44,21
Tu dis alors à tes serviteurs: ‘Amenez-le moi, que je l'examine.’
44,22
Et nous répondîmes à mon seigneur: ‘Le jeune homme ne saurait quitter son père; s'il quittait son père, il en mourrait.’

S’il quittait son père

S’il quittait son père, nous avions peur qu’il mourût (le fils, pas le père) en route, car sa mère aussi est morte en route (ibid.)

44,23
Mais tu dis à tes serviteurs: ‘Si votre jeune frère ne vous accompagne, ne reparaissez point devant moi.’
44,24
Or, de retour auprès de ton serviteur, notre père, nous lui rapportâmes les paroles de mon seigneur.
44,25
Notre père nous dit: ‘Retournez acheter pour nous quelques provisions.’
44,26
Nous répondîmes: ‘Nous ne saurions partir. Si notre jeune frère nous accompagne, nous irons; car nous ne pouvons paraître devant ce personnage, notre jeune frère n'étant point avec nous.’
44,27
Ton serviteur, notre père, nous dit: ‘Vous savez que ma femme m'a donné deux enfants.
44,28
L’un a disparu d’auprès de moi et j’ai dit: ‘Assurément il a été dévoré!’ et je ne l’ai point revu jusqu’ici.
44,29
Que vous m’arrachiez encore celui ci, qu’il lui arrive malheur et vous aurez précipité cruellement ma vieillesse dans la tombe.’

Et qu’il lui arrive malheur

Car le Satan attaque à l’heure du danger (Beréchith raba 91, 9)

Vous ferez descendre mes cheveux blancs

Tant qu’il est auprès de moi, sa présence me console de la perte de sa mère et de son frère. S’il venait à mourir, il me semblerait les avoir perdus tous trois le même jour

44,30
Et maintenant, en retournant chez ton serviteur, mon père, nous ne serions point accompagnés du jeune homme et sa vie est attachée à la sienne!
44,31
Certes, ne voyant point paraître le jeune homme, il mourra; et tes serviteurs auront fait descendre les cheveux blancs de ton serviteur, notre père, douloureusement dans la tombe.

Lorsqu’il verra que le jeune homme n’est pas là

Son père, de chagrin

44,32
Car ton serviteur a répondu de cet enfant à son père, en disant: ‘Si je ne te le ramène, je serai coupable à jamais envers mon père.’

Car ton serviteur a répondu du jeune homme

Et si tu me demandes pourquoi je m’engage dans ce combat avec plus d’ardeur que mes autres frères, c’est qu’ils sont, eux, hors de cause. Tandis que moi, je suis lié par un lien puissant qui fait peser sur moi la menace d’être banni des deux mondes

44,33
Donc, de grâce, que ton serviteur, à la place du jeune homme, reste esclave de mon seigneur et que le jeune homme reparte avec ses frères.

Que ton serviteur reste

Pour toutes choses, je vaux plus que lui, par la force, pour la guerre, et pour le servage

44,34
Car comment retournerais-je près de mon père sans ramener son enfant? Pourrais-je voir la douleur qui accablerait mon père?"
45,1
Joseph ne put se contenir, malgré tous ceux qui l'entouraient. Il s'écria: "Faites sortir tout le monde d'ici!" Et nul homme ne fut présent lorsque Joseph se fit connaître à ses frères.

Et Yossef ne put se contenir

Il ne pouvait accepter que les Egyptiens se tiennent là et qu’ils assistent à l’humiliation de ses frères au moment où il s’en ferait reconnaître

45,2
II éleva la voix en pleurant. Les Égyptiens l'entendirent, la maison de Pharaon l'entendit,

La maison de Pharaon l’entendit

La maison de Pharaon, c’est-à-dire ses serviteurs et les gens de sa maison. Le mot bayith (« maison ») ne signifie pas la maison au sens étroit. C’est comme « la maison de Yehouda... la maison d’Israël » (I Melakhim 12, 21). En français médiéval : « maisande »

45,3
et il dit à ses frères: "Je suis Joseph; mon père vit-il encore?" Mais ses frères ne purent lui répondre, car il les avait frappés de stupeur.

Car ils étaient bouleversés

De honte

45,4
Joseph dit à ses frères: "Approchez-vous de moi, je vous prie." Et ils s'approchèrent. II reprit: "Je suis Joseph, votre frère que vous avez vendu pour l'Égypte.

Approchez donc de moi

Comme il les voyait en train de reculer, il s’est dit : Mes frères sont maintenant remplis de confusion ! Aussi leur a-t-il parlé avec douceur, sur un ton suppliant, et il leur a montré qu’il était circoncis (Beréchith raba 93, 8)

45,5
Et maintenant, ne vous affligez point, ne soyez pas irrités contre vous-mêmes de m'avoir vendu pour ce pays; car c'est pour le salut que le Seigneur m'y a envoyé avant vous.

Car c’est pour la subsistance

Pour assurer votre subsistance

45,6
En effet, voici deux années que la famine règne au sein de la contrée et durant cinq années encore, il n'y aura ni culture ni moisson.

Voilà deux années

Qui sont passées, sur toutes celles qui doivent frapper ce pays

45,7
Le Seigneur m'a envoyé avant vous pour vous préparer une ressource dans ce pays et pour vous sauver la vie par une conservation merveilleuse.
45,8
Non, ce n'est pas vous qui m'avez fait venir ici, c'est Dieu; et il m'a fait devenir le père de Pharaon, le maître de toute sa maison et l'arbitre de tout le pays d'Égypte.

Père

Il a fait de moi son collègue et m’a conféré la dignité de patron (« père du roi ») (Beréchith raba 93, 10)

45,9
Hâtez-vous, retournez chez mon père et dites lui: ‘Ainsi parle ton fils Joseph: Dieu m'a fait le maître de toute l'Égypte; viens auprès de moi, ne tarde point!

Et montez vers mon père

Erets Israël est plus élevé que tous les pays qui l’entourent (Pessiqta zoutretha)

45,10
Tu habiteras la terre de Gessen et tu seras rapproché de moi; toi, tes enfants, tes petits-enfants, ton menu et ton gros bétail et tout ce qui t'appartient.
45,11
Là je te fournirai des vivres car cinq années encore il y aura famine afin que tu ne souffres point, toi, ta famille et tout ce qui est à toi.’

De peur que tu ne tombes dans la misère (tiwaréch)

Traduction du Targoum. On trouve le même terme yarach (« devenir pauvre ») dans : « morich ouma’achir (“qui appauvrit et qui enrichit”) » (I Chemouel 2, 7)

45,12
Or, vous voyez de vos yeux, comme aussi mon frère Benjamin, que c’est bien moi qui vous parle.

Vos yeux voient

La gloire à laquelle j’ai accédé (voir verset suivant). Vous voyez aussi que je suis votre frère, puisque j’ai été circoncis comme vous. Vous voyez aussi « que c’est bien ma bouche qui vous parle », puisque je m’exprime en langue sainte

Et les yeux mon frère Binyamin

Après les avoir mentionnés séparément, il les met tous sur le même plan d’égalité, comme pour dire : « De même qu’il n’y a pas en moi de haine contre Binyamin, puisqu’il n’a pas participé à ma vente, de même n’en ai-je pas dans mon cœur contre vous » (Meguila 16b)

45,13
Faites part à mon père des honneurs qui m’entourent en Égypte et de tout ce que vous avez vu et hâtez vous d’amener ici mon père."
45,14
Il se jeta au cou de Benjamin son frère et pleura; et Benjamin aussi pleura dans ses bras.

Il tomba au cou [tsaweré – littéralement : « les cous »] de Binyamin son frère

Sur les deux sanctuaires qui se trouveront sur le territoire de Binyamin, et qui seront détruits l’un et l’autre (Meguila 16b)

Et Binyamin pleura à son cou

Sur le sanctuaire de Chilo qui se trouvera sur le territoire de Yossef, et qui sera détruit

45,15
Il embrassa tous ses frères et les baigna de ses larmes; alors seulement ses frères lui parlèrent.

Et après cela

Ayant vu qu’il pleurait et que son cœur était sincèrement avec eux

ses frères parlèrent avec lui

Car au début ils étaient remplis de honte devant lui

45,16
Or, le bruit s'était répandu à la cour de Pharaon, savoir: les frères de Joseph sont venus; ce qui avait plu à Pharaon et à ses serviteurs.

Et la voix fut entendue dans la maison de Pharaon

La préposition « dans » est sous-entendue. Il s’agit ici de la maison elle-même (contrairement au verset 2)

45,17
Et Pharaon dit à Joseph: "Dis à tes frères: faites ceci: rechargez vos bêtes et mettez-vous en route pour le pays de Canaan.

Chargez vos bêtes

De provisions

45,18
Emmenez votre père et vos familles et venez près de moi; je veux vous donner la meilleure province de l'Égypte, vous consommerez la moelle de ce pays.

Le meilleur du pays d’Egypte

Le pays de Gochèn. Il prophétisait, sans savoir ce qu’il prophétisait. Car ils rendront un jour le pays semblable à un fond de mer privé de ses poissons

La graisse du pays

La « graisse » désigne toujours la meilleure part

45,19
Pour toi, tu es chargé de cet ordre: faites ceci: prenez, dans le pays d'Égypte, des voitures pour vos enfants et pour vos femmes; faites-y monter votre père et revenez.

Et à toi

De ma bouche de leur dire 

Faites ceci !

Parle leur ainsi, c’est avec mon autorisation

45,20
N'ayez point regret à vos possessions, car le meilleur du pays d'Égypte est à vous."
45,21
Ainsi firent les fils d'Israël: Joseph leur donna des voitures d'après l'ordre de Pharaon et les munit de provisions pour le voyage.
45,22
II donna à tous, individuellement, des habillements de rechange; pour Benjamin, il lui fit présent de trois cents pièces d'argent et de cinq habillements de rechange.
45,23
Pareillement, il envoya à son père dix ânes chargés des meilleurs produits de l'Égypte et dix ânesses portant du blé, du pain et des provisions de voyage pour son père.

Il envoya comme ceci

Comme le nombre qui suit. Et quel est ce nombre ? Dix ânes..

Du meilleur de l’Egypte

La guemara précise qu’il a envoyé à son père du vin vieux, spécialement salutaire aux vieillards (Meguila 16b). Pour le midrach, il s’agissait de fèves brisées [réputées calmantes] (Beréchith raba 94, 2)

De grain et de pain

Comme le traduit le Targoum

Et de nourriture

C’est ce qui accompagne le pain

45,24
Il reconduisit ses frères lorsqu'ils partirent et il leur dit: "Point de rixes durant le voyage!"

Ne vous agitez pas pendant le voyage

Ne vous engagez pas dans des discussions halakhiques, de peur que vous ne vous égariez (Ta‘anith 10b). Autre explication : Ne marchez pas à grandes enjambées, et veillez à entrer en ville quand il fait encore jour. Selon le sens simple de ce verset, on doit l’expliquer toutefois comme suit : Yossef craignait, étant donné la honte dans laquelle ils étaient plongés, qu’ils ne se querellent en route pour l’avoir vendu, et qu’ils n’en viennent à se dire l’un à l’autre : « C’est à cause de toi qu’il a été vendu ! Tu nous disais du mal de lui et tu nous l’as fait prendre en haine ! 

45,25
Ils sortirent de l'Égypte et arrivèrent dans le pays de Canaan, chez Jacob leur père.
45,26
Ils lui apprirent que Joseph vivait encore et qu'il commandait à tout le pays d'Égypte. Mais son cœur restait froid, parce qu'il ne les croyait pas.

Et il commande

La conjonction ki a ici le sens de achèr (« que »)

Son cœur se figea

Son cœur changea et se refusa à croire. Son cœur se refusait à croire ce que lui disaient ses fils. On trouve le même verbe wayafag (« se figea ») dans la michna : « les épices changent de goût (mefiguim) » (Beitsa 14a), ainsi que dans : « sans cesse (hafougoth) » (Eikha 3, 49). Le Targoum rend les mots : « son odeur ne s’est pas changée » (Yirmeya 48, 11) par lo fag

45,27
Alors ils lui répétèrent toutes les paroles que Joseph leur avait adressées et il vit les voitures que Joseph avait envoyées pour l'emmener et la vie revint au cœur de Jacob leur père.

Toutes les paroles que Yossef leur avait parlées

Yossef leur avait donné un signe : Lorsqu’il avait été séparé de son père, il était occupé à étudier le passage de la Tora relatif à la génisse (‘egla) dont on brise la nuque (Devarim 21, 6) [en expiation d’un meurtre dont l’auteur n’a pu être identifié]. Aussi le texte spécifie-t-il : « il vit les voitures (‘agaloth) que “Yossef” avait envoyées », et non : « que “Pharaon” avait envoyées » (Beréchith raba 94, 3)

L’esprit de Ya’aqov revint à la vie

La chekhina, qui s’était retirée de lui (à cause de son état d’abattement), est revenue l’habiter (voir Targoum Onqelos)

45,28
Et Israël s'écria: "II suffit: mon fils Joseph vit encore! Ah! J'irai et je le verrai avant de mourir!"

Il suffit (rav)

Il y a encore pour moi beaucoup (rav) de joie et de satisfaction, puisque mon fils Yossef vit encore

46,1
Israël partit avec tout ce qui lui appartenait et arriva à Beer Shava, où il immola des victimes au Dieu de son père Isaac.

A Beér Chèva’

Le hé placé en suffixe dans Beéra chava’ équivaut à la préposition lamèd (« en direction de ») (Yevamoth 13b)

Au Eloqim de son père Yits‘haq

On est tenu d’honorer son père plus que son grand-père (Beréchith raba 94, 5). C’est pourquoi le texte rattache ici son acte à Yits‘haq, et non à Avraham

46,2
Le Seigneur parla à Israël dans les visions de la nuit, disant: "Jacob! Jacob!" II répondit: "Me voici."

Ya‘aqov ! Ya‘aqov !

Dieu, en l’appelant deux fois par son nom, lui témoigne Son amour (Torath kohanim Wayiqra 1, 12)

46,3
Il poursuivit: "Je suis le Seigneur, Dieu de ton père: n'hésite point à descendre en Égypte car je t'y ferai devenir une grande nation.

Ne crains pas de descendre en Egypte

Parce qu’il était tourmenté à l’idée de devoir quitter Erets Israël (Pessiqta zoutretha)

46,4
Moi-même, je descendrai avec toi en Égypte; moi-même aussi je t'en ferai remonter; et c'est Joseph qui te fermera les yeux."

Je t’en ferai remonter

Dieu lui garantit ici qu’il sera enseveli en Erets Israël (Yerouchalmi Sota 1, 10)

46,5
Jacob repartit de Beer Shava. Les fils d'Israël firent monter leur père, leurs enfants et leurs femmes dans les voitures envoyées par Pharaon pour l’amener.
46,6
Ils prirent leurs troupeaux et les biens qu’ils avaient acquis dans le pays de Canaan et vinrent en Égypte, Jacob et avec lui toute sa famille:

Qu’ils avaient acquis au pays de Kena‘an

En revanche, ce qu’il avait acquis à Padan Aram, il l’avait donné à ‘Essaw comme prix du rachat de sa part dans le caveau de Makhpéla. Il s’était alors dit : « Les biens dont je suis devenu propriétaire hors d’Erets Israël ne me conviennent pas. » C’est ainsi qu’il est écrit : « dans ma sépulture, que je me suis creusée (karithi) » (infra 50, 5). Il a empilé de l’or et de l’argent en tas (keri) et a dit à ‘Essaw : « Prends tout cela ! » (Midrach tan‘houma)

46,7
ses fils et ses petits-fils, ses filles et ses petites-filles et toute sa descendance l'accompagnèrent en Égypte.

Et les filles de ses fils

Sèra‘h, fille de Achér, ainsi que Yokhèvèd, fille de Léwi

46,8
Suivent les noms des enfants d'Israël venus en Égypte: Jacob et ses fils; l'aîné de Jacob, Ruben

Qui vinrent (habaïm) en Egypte

Le texte parle du moment précis de leur venue. Aussi emploie-t-il le présent. Il ne faut donc pas s’étonner qu’il n’ait pas dit : baou (« ils sont venus »)

46,9
et les fils de Ruben: Hénoc, Pallou, Heçrèn, Karmi;
46,10
et les fils de Siméon: Yemouël, Yamin, Ohad, Yakhin, Çohar; puis Chaoul, fils de la Cananéenne.

Fils de la Kena‘anith

Il s’agit du fils de Dina, laquelle avait été violée par un Kena‘ani. Lorsque ses frères eurent tué Chekhem, Dina n’avait consenti à partir que sous la promesse faite par Chim‘on de l’épouser (et de reconnaître pour sien l’enfant conçu à la suite de son viol) (voir Beréchith raba 80, 11)

46,11
Les fils de Lévi: Gerson, Kehàth, Merari.
46,12
Les fils de Juda: Ér, Onân, Chêla, Péreç et Zérah. Ér et Onân moururent dans le pays de Canaan. Les fils de Péreç furent Heçrôn et Hamoul.
46,13
Les fils d'Issachar: Tôlà, Pouvva, Yôb et Chimron.
46,14
Les fils de Zabulon: Séred, Élôn et Yahleêl.
46,15
Ceux-là sont les fils de Lia, qui les enfanta à Jacob sur le territoire araméen, puis Dina sa fille: total de ses fils et de ses filles, trente trois.

Ceux-là sont les fils de Léa... et Dina sa fille (à lui)

Les fils sont rattachés à Léa, et la fille à Ya‘aqov. Cela t’apprend que si le mari « sème » en premier, l’enfant est une fille. Si c’est la femme, l’enfant est un garçon (Nidda 31a)

Trente-trois

En comptant bien, on n’en trouve que trente-deux. Yokhèvèd est née « entre les remparts » au moment où ils entraient dans la ville-frontière, ainsi qu’il est écrit : « qu’elle avait engendrée à Léwi en Egypte » (Bamidbar 26, 59). C’est l’engendrement qui a eu lieu en Egypte, pas la conception (Baba Batra 123a)

46,16
Les fils de Gad: Cifyôn, Hagghi, Chouni, Eçbôn, Éri, Arodi, Aréli.
46,17
Les enfants d'Aser: Yimna, Yichva, Yichvi, Berïa et Sérah leur sœur; et les fils de Berïa: Héber et Malkïél.
46,18
Ceux-là sont les enfants de Zilpa, que Laban avait donnée à Léa sa fille; c'est elle qui les enfanta à Jacob, seize personnes.
46,19
Les fils de Rachel, épouse de Jacob: Joseph et Benjamin.

Les fils de Ra‘hel

Tandis qu’à propos des autres fils, il n’est pas écrit : « femme de... ». C’est que Ra‘hel était le « fondement de son foyer » (Beréchith raba 73, 1. Voir Rachi supra 31, 4)

46,20
Il naquit à Joseph, dans le pays d'Égypte; Asenath, fille de Pôti-Féra, prêtre d'On, les lui enfanta: Manassé et Éphraïm.
46,21
Et les fils de Benjamin: Béla, Béker, Achbêl, Ghêra, Naamân, Éhi, Rôch, Mouppim, Houppim et Ard’.
46,22
Ceux-là sont les fils de Rachel, qui naquirent à Jacob; en tout, quatorze.
46,23
Fils de Dan: Houchim.
46,24
Fils de Nephtali: Yahceél, Gouni, Yécer et Chillem.
46,25
Ceux-là sont les fils de Bilha, que Laban avait donnée à Rachel sa fille; c'est elle qui les enfanta à Jacob, en tout, sept personnes.
46,26
Toutes les personnes de la famille de Jacob et issues de lui, qui vinrent en Égypte, outre les épouses des fils de Jacob, furent en tout soixante-six personnes.

Toutes les âmes

Qui ont quitté le pays de Kena‘an pour venir en Egypte. Le verbe habaa (« venir ») est ici au présent, pas au passé, comme dans : « le soir elle arrive (vaa) » (Esther 2, 14), ou dans : « et voici Ra‘hel sa fille vient (baa) » (supra 29, 6. Voir Rachi ibid.). Aussi l’accent tonique est-il mis sur la dernière syllabe. Lorsqu’ils se sont mis en route pour aller en Egypte, ils n’étaient que soixante-six. En revanche, au verset 27, le mot baa est au passé, et l’accent est donc mis sur l’avant-dernière syllabe. En effet, lorsqu’ils sont arrivés à destination, ils étaient soixante-dix, ayant trouvé sur place Yossef et ses deux fils, et Yokhèvèd étant née « entre les remparts ». Quant à l’opinion selon laquelle une sœur jumelle est née avec chacun des fils de Ya‘aqov (voir Rachi supra 35, 17 et 37, 35), force nous est de dire qu’elles sont mortes avant leur arrivée en Egypte, puisqu’elles ne sont pas comptées ici. J’ai trouvé ceci dans Wayiqra raba (4, 6) : Lorsque ‘Essaw a quitté Kena‘an, sa famille ne comptait que six personnes (lui-même et ses cinq fils), que le texte appelle « les gens (nafchoth, au pluriel, littéralement : « les âmes ») de sa maison » (supra 36, 6). Ils adoraient en effet des divinités multiples. La famille de Ya‘aqov, en revanche, en comptait soixante-dix, et la Tora les appelle « personnes (nèfèch, au singulier, littéralement : « l’âme ») », parce qu’elles n’adoraient qu’un seul Dieu

46,27
Puis, les fils de Joseph, qui lui naquirent en Égypte, deux personnes: total des individus de la maison de Jacob qui se trouvèrent réunis en Égypte, soixante-dix.
46,28
Jacob avait envoyé Juda en avant, vers Joseph, pour qu'il lui préparât l'entrée de Gessen. Lorsqu'ils y furent arrivés,

Pour guider devant lui

Traduction du Targoum : Pour préparer les lieux et montrer comment s’y installer

Pour guider

Avant son arrivée. Le midrach interprète le verbe lehoroth dans le sens de « donner un enseignement » : pour lui préparer un centre d’études d’où sortira l’enseignement (Beréchith raba 95, 3)

46,29
Joseph fit atteler son char et alla au-devant d'Israël, son père, à Gessen. A sa vue, il se précipita à son cou et pleura longtemps dans ses bras.

Yossef attela son char

C’est lui-même qui a attelé les chevaux à son char, dans son zèle à vouloir honorer son père (Mekhilta Bechala‘h 1, Beréchith raba 55, 8)

Il lui apparut

Yossef apparut devant son père

Il pleura encore (‘od) à son cou

C’est-à-dire abondamment, comme dans : « car Il ne place pas sur l’homme encore (‘od) » (Iyov 34, 23), c’est-à-dire beaucoup, et Il ne porte pas sur lui des accusations en plus de ses fautes. De même ici : Yossef a pleuré beaucoup et d’abondance, plus que d’habitude. Quant à Ya‘aqov, il n’est pas tombé au cou de Yossef et ne l’a pas embrassé. Nos maîtres ont enseigné qu’il était alors en train de réciter le chema’

46,30
Et Israël dit à Joseph: "Je puis mourir à présent, puisque j'ai vu ta face, puisque tu vis encore!"

Que je meure à présent (hapa‘am)

Le sens simple correspond à la traduction du Targoum : puisque je suis consolé. Explication du midrach (Midrach tan‘houma Wayigach 9) : Je redoutais de mourir deux fois, dans ce monde-ci et dans la monde à venir. La chekhina s’était en effet retirée de moi, et je craignais que le Saint béni soit-Il me rende responsable de ta mort. Du moment que tu es en vie, je ne mourrai qu’une seule fois (pa‘am a‘hath)

46,31
Joseph dit à ses frères, à la famille de son père"Je vais remonter pour en faire part à Pharaon; je lui dirai ‘Mes frères et toute la famille de mon père, qui habitent le pays de Canaan, sont venus auprès de moi.

Je lui dirai : mes frères...

Je lui dirai aussi : « et les hommes sont bergers de troupeaux... ». (verset suivant)

46,32
Ces hommes sont pasteurs de troupeaux, parce qu'ils possèdent du bétail; or leur menu et leur gros bétail et tout ce qu’ils possèdent, ils l’ont amené.’
46,33
Maintenant, lorsque Pharaon vous mandera et dira: ‘Quelles sont vos occupations?’
46,34
vous répondrez: ‘Tes serviteurs se sont adonnés au bétail depuis leur jeunesse jusqu'à présent et nous et nos pères.’ C'est afin que vous demeuriez dans la province de Gessen, car les Égyptiens ont en horreur tout pasteur de menu bétail."

Afin que vous demeuriez dans le pays de Gochèn

Qui vous est nécessaire, car c’est une région de pâturage. Lorsque vous lui direz que vous n’êtes pas experts à un autre travail, il vous éloignera de lui et vous y fera demeurer

Car tout berger de moutons est une abomination pour les Egyptiens

Le mouton est pour eux une divinité

47,1
Joseph vint annoncer la nouvelle à Pharaon, en disant "Mon père et mes frères, avec leur menu et leur gros bétail et tout ce qu'ils possèdent, sont venus du pays de Canaan; et ils se trouvent dans la province de Gessen."
47,2
Puis il prit une partie de ses frères, cinq hommes et il les mit en présence de Pharaon.

Et d’entre (oumiqtsé – littéralement : « une extrémité ») ses frères

Les moins robustes, ceux qui n’avaient pas l’air forts. Car si Pharaon les avait trouvés robustes, il en aurait fait des soldats. Les moins robustes étaient Reouven, Chim‘on, Léwi, Yissakhar et Binyamin, ceux dont Mochè ne répétera pas les noms lorsqu’il les bénira (Devarim 33), tandis qu’il mentionnera deux fois les noms des plus forts : « Ceci pour “Yehouda”, il dit : Ecoute, Hachem, la voix de “Yehouda” » (Devarim 33, 7), « Et pour “Gad”, il dit : béni soit Celui qui élargit “Gad” ! » (Devarim 33, 20), « Et pour “Naftali”, il dit : “Naftali”... ». (Devarim 33, 23), « Et pour “Dan”, il dit : “Dan”... ». (Devarim 33, 22). De même pour Zevouloun, de même pour Achér. Telle est la version de Beréchith raba (95, 4), qui est une hagada d’Erets Israël. Mais dans le Talmud de Babylone, qui est le nôtre, nous pouvons lire que ceux dont Mochè a répété le nom étaient les plus faibles, et c’est eux que Yossef a présentés à Pharaon (Baba Qama 92a), sauf Yehouda dont la répétition du nom n’est pas à attribuer à sa moindre vigueur physique, mais à une autre raison, que l’on peut trouver dans le traité Baba Qama (ibid.). La barayetha du Sifri propose, dans son commentaire sur la sidra Wezoth haberakhah, la même version que notre Talmud

47,3
Pharaon dit à ses frères: "Quelles sont vos occupations?" Ils répondirent à Pharaon: "Tes serviteurs sont une famille de bergers, de père en fils."
47,4
Et ils dirent à Pharaon: "Nous sommes venus émigrer dans ce pays, parce que le pâturage manque aux troupeaux de tes serviteurs, la disette étant grande dans le pays de Canaan. Donc, permets à tes serviteurs d'habiter dans la province de Gessen."
47,5
Pharaon dit à Joseph: "Ton père et tes frères sont venus auprès de toi.
47,6
Le pays d'Égypte est mis à ta disposition; établis, dans sa meilleure province, ton père et tes frères. Qu'ils habitent la terre de Gessen et si tu reconnais qu'il y ait parmi eux des hommes de mérite, nomme-les inspecteurs des bestiaux de mon domaine."

Des hommes de mérite

Compétents dans l’art de l’élevage

Sur ce qui est à moi

Sur mes troupeaux

47,7
Joseph introduisit Jacob son père et le présenta à Pharaon; et Jacob rendit hommage à Pharaon.

Ya’aqov bénit

C’est un salut de paix, comme en adressent tous ceux qui sont admis occasionnellement devant les rois. En français médiéval : « saluder 

47,8
Pharaon dit à Jacob: "Quel est le nombre des années de ta vie?"
47,9
Et Jacob répondit à Pharaon: "Le nombre des années de mes pérégrinations, cent trente ans. II a été court et malheureux, le temps des années de ma vie et il ne vaut pas les années de la vie de mes pères, les jours de leurs pérégrinations."

Les années de mes pérégrinations

Les années de mon état d’étranger (guér). Toute ma vie, j’ai été étranger sur terre

Et ils n’ont pas atteint

En bonheur

47,10
Jacob salua Pharaon et se retira de devant lui.

Ya’aqov bénit Pharaon

Comme il est d’usage quand on prend congé d’une haute personnalité : on la bénit et on lui demande la permission de se retirer. Et quelle bénédiction lui a-t-il transmise ? Que les eaux du Nil montent à ses pieds, car l’Egypte ne reçoit pas d’eau de pluie. C’est le Nil qui l’arrose grâce à ses crues. A partir du moment où il a été ainsi béni, toutes les fois que Pharaon est venu se placer au bord du Nil, ses eaux sont montées à sa rencontre et ont irrigué le pays (Midrach tan‘houma Nasso 26)

47,11
Joseph établit son père et ses frères et leur donna droit de propriété dans le pays d'Égypte, dans le meilleur territoire, celui de Ramsès, comme l'avait ordonné Pharaon.

Dans le pays de Ra‘amsés

Qui fait partie du pays de Gochèn

47,12
Joseph nourrit son père, ses frères et toute la maison de son père, donnant des vivres selon les besoins de chaque famille.

Selon le nombre d’enfants

Selon ce qui était nécessaire aux membres de chaque famille

47,13
Or, le pain manqua dans toute la contrée, tant la disette était grande; et le pays d'Égypte et le pays de Canaan étaient accablés par la famine.

Et il n’y avait pas de pain dans tout le pays

On revient au premier sujet, [c’est-à-dire à la situation d’avant l’arrivée de Ya‘aqov (voir Rachi verset 19)], au commencement des années de famine

Etaient accablés (watéla)

Le mot watéla est écrit sans alèf et correspond à l’idée de fatigue, comme le traduit le Targoum. A rapprocher de : « comme se fatigue (kemithelahléha) celui qui lance des flèches » (Michlei 26, 18)

47,14
Joseph recueillit tout l'argent qui se trouvait dans le pays d'Égypte et dans celui de Canaan, en échange du blé qu'ils achetaient et il fit entrer cet argent dans la maison de Pharaon.

Pour le blé qu’on achetait

On lui donnait de l’argent

47,15
Quand l'argent fut épuisé dans le pays d'Égypte et dans celui de Canaan, tous les Égyptiens s'adressèrent à Joseph, disant: "Donne-nous du pain; pourquoi péririons-nous sous tes yeux, faute d’argent?"

Il n’y a pas (afès)

Ainsi que le traduit le Targoum : « est arrivé à une fin »

47,16
Joseph répondit: "Livrez vos bestiaux, je veux vous en fournir contre vos bestiaux, si l’argent manque."
47,17
Ils amenèrent leur bétail à Joseph et Joseph leur donna du pain en échange des chevaux, du menu bétail, du gros bétail et des ânes; ils les sustenta de nourriture, pour tout leur bétail, cette année-là.

Il les sustenta (wayenahalém – littéralement : « il les conduisit »)

Tel est le sens du mot, comme dans : « elle n’a pas de conducteur (menahél) » (Yecha’ya 51, 18), « sur des eaux paisibles Il me conduira (yanahaléni) » (Tehilim 23, 2)

47,18
Cette année écoulée, ils vinrent à lui l'année suivante et lui dirent: "Nous ne pouvons dissimuler à mon seigneur que, l'argent et le bétail ayant entièrement passé à mon seigneur, il ne nous reste à lui offrir que nos corps et nos terres.

Dans la deuxième année

La deuxième des années de famine

Que (ki im) l’argent est épuisé

A comprendre comme : ki achèr (« il est un fait que »). Argent et bétail, tout est passé aux mains de mon maître

Sauf nos corps

Comme s’il était écrit : « si ce n’est nos corps »

47,19
Pourquoi péririons-nous à ta vue, nous et nos terres? Deviens notre possesseur et celui de nos terres, moyennant des vivres: nous et nos terres serons serfs de Pharaon; tu nous donneras de la semence et nous vivrons au lieu de périr et la terre ne sera pas désolée."

Et donne de la semence

Pour ensemencer la terre. Il est vrai que Yossef avait annoncé : « et encore durant cinq années, il n’y aura ni labour ni moisson » (supra 45, 6). Mais avec l’arrivée de Ya‘aqov en Egypte est venue la bénédiction. On a recommencé de semer, et la famine a cessé. C’est ce que nous enseigne la Tossefta de Sota (10, 8)

Ne sera pas désolée

Traduction du Targoum : comme un champ en friche, qui n’est pas labouré (Péa 2, 1)

47,20
Joseph acquit tout le sol de l'Égypte au profit de Pharaon, les Égyptiens ayant vendu chacun leurs champs, contraints qu'ils étaient par la famine: ainsi la contrée appartint à Pharaon.

La terre fut à Pharaon

Elle devint sa propriété

47,21
A l'égard du peuple, il le transféra d'une ville dans l'autre, dans toute l'étendue du territoire égyptien.

Et le peuple

Yossef a déplacé le peuple d’une ville à l’autre, afin de bien marquer qu’il n’avait plus part à la terre. Il a donc installé la population de chaque ville dans une autre ville. Si la Tora mentionne ce déplacement de populations, c’est pour faire l’éloge de Yossef : Il a ainsi épargné à ses frères la honte d’être appelés des « immigrés », [étant donné que les Egyptiens étaient eux-mêmes des « immigrés » dans les villes où ils avaient été transférés] (‘Houlin 60b)

D’une extrémité des frontières de l’Egypte à l’autre

Il a ainsi agi pour toutes les villes d’Egypte, d’une extrémité à l’autre du territoire, [et non par transfert des populations d’une extrémité du pays à une autre]

47,22
Toutefois, le domaine des prêtres, il ne l'acquit point. Car les prêtres recevaient de Pharaon une portion fixe et ils consommaient la portion que leur allouait Pharaon, de sorte qu'ils ne vendirent pas leur domaine.

Les prêtres (kohanim)

Les prêtres païens. Le mot kohén désigne le serviteur d’une divinité, sauf là où il marque une idée de grandeur, comme dans : « prêtre de Midyan » (Chemoth 2, 16), « prêtre d’On » (supra 41, 45)

Une portion fixe

Une règle instituant une quantité fixe par jour

47,23
Et Joseph dit au peuple: "Donc, je vous ai acheté aujourd'hui vous et vos terres pour Pharaon. Voici pour vous des grains, ensemencez la terre;

Voici (hé)

Le mot hé a le même sens que hiné (« voici »), comme dans : « voici (hé), je fais retomber ta conduite sur ta tête » (Ye‘hezqel 16, 43)

47,24
puis, à l'époque des produits, vous donnerez un cinquième à Pharaon; les quatre autres parts vous serviront à ensemencer les champs et à vous nourrir ainsi que vos gens et vos familles."

Pour l’ensemencement du champ

L’ensemencement annuel

Et pour ceux qui sont dans vos maisons

Pour la nourriture des serviteurs et des servantes qui sont dans vos maisons

De vos enfants

De vos jeunes enfants

47,25
Ils répondirent: "Tu nous rends la vie! Puissions-nous trouver grâce aux yeux de mon seigneur et nous resterons serfs de Pharaon."

Puissions-nous trouver grâce

Pour que tu agisses envers nous comme tu l’as dit

Et nous serons serviteurs de Pharaon

En tant que nous lui paierons chaque année ce tribut, [et non en tant que ses serfs, car cela a déjà été indiqué au verset 19]

47,26
Joseph imposa au sol de l'Égypte cette contribution, qui subsiste encore, d'un cinquième pour Pharaon. Le domaine des prêtres seuls était excepté, il ne relevait point de Pharaon.

Comme loi

Qui ne sera jamais abolie

47,27
Israël s'établit donc dans le pays d'Égypte, dans la province de Gessen; ils en demeurèrent possesseurs, y crûrent et y multiplièrent prodigieusement.

Israël s’installa dans le pays d’Egypte

Et où ? Dans le pays de Gochèn, qui appartient à l’Egypte

Ils s’y fixèrent (wayéa‘hazou)

Le mot a le sens d’une prise de possession (a‘houza) (Pessiqta zoutretha)

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