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Limoud au féminin

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Etude n°302 du Dimanche 23 Juillet 2017 (Devarim)

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Perle de Paracha : Le Michné Torah

Le livre de Dévarim fut lu par Moché Rabbénou devant les Bné Israël, dans les dernières semaines précédant sa mort. La lecture débuta le 1er Chevat, dans la quarantième année après la sortie d'Égypte et s'acheva le 7 Adar, jour de la disparition de Moché Rabbénou.

Nos Sages appellent ce livre Michné Torah car comme l’explique le Ramban dans son introduction au livre de Dévarim, il s’agit d’une répétition générale de toutes les Mitsvot mentionnées dans les livres précédents. En effet, dans le livre de Dévarim, Moché Rabbénou ordonne à la génération qui va entrer en Erets Israël de veiller à garder toutes les Mitsvot de la Torah afin de mériter complètement leur place sur cette terre.

Ce livre est donc essentiellement une répétition de ce qui a été ordonné précédemment.

Cacheroute : Chémita - Vendre un terrain qui fleurit sans entretien

Certains jardins ne nécessitent pas d’être entretenus régulièrement pour continuer à fleurir. Lors de l’année de la Chémita, les propriétaires de ce type de jardins n’auront pas le droit de vendre leur terrain à un non-juif afin qu’il cultive la terre, car il ne s'agit pas d'un besoin vital.

Lois quotidiennes : Lois et coutumes de Ticha Béav

La veille de Ticha Béav, il faut prendre garde de ne pas se livrer à des activités qui procurent de la joie.

Lors de la Séouda Mafsékèt (dernier repas précédant l’entrée du jeûne), il est interdit de manger deux plats, même dans le cas où une nourriture aurait été cuite dans deux casseroles en obtenant dans l'une un résultat pâteux, et un résultat croustillant dans l'autre. On considérera qu’il s’agit de deux plats différents. Par contre, il est permis de consommer des fruits et légumes crus à volonté.

L'habitude est de s’asseoir par terre (il est préférable de s’asseoir sur un tapis ou un coussin afin de ne pas être assis à même le sol). Une femme faible n’est pas soumise à cette obligation.

Récit du Jour : La canne du Tsadik

Rav Avraham Amos est un érudit connu au Mochav de Tsalfon, un village agricole situé sur la route de Jérusalem sur le corridor d’accès à la ville, à partir des plaines du centre du pays. Il raconta l’histoire suivante :

Mon épouse était enceinte. Baroukh Hachem, tout se déroulait bien jusqu’au jour où survinrent quelques fâcheuses complications. En effet, un matin, il lui fut impossible de se lever de son lit. Ses jambes ne répondaient plus. Elle était couchée, incapable de faire le moindre mouvement, en proie à des douleurs diverses, intenses et plutôt inquiétantes.

Au prix de grandes difficultés, nous parvînmes à la faire transporter à l’hôpital où nous attendait une très mauvaise surprise : les médecins, après une heure d’examens divers, rendirent un diagnostic d’une grande clarté : il lui fallait avorter ! Ils nous offrirent le choix de le faire immédiatement ou de rentrer chez nous et d’attendre quelques jours avant « l’inévitable » opération. Nous choisîmes la deuxième possibilité, sans toutefois savoir par où nous viendrait la délivrance.

Le lendemain, préoccupé et décontenancé, je me rendis à la synagogue, dans l’espoir d’y retrouver de l’espoir. Effectivement, en sortant du bâtiment après la prière, je rencontrais Baba 'Haki, frère de Baba Salé et descendant direct de Rabbi Yaakov Abou'hatsira, le Abir Yaakov.

Il me gronda avec affection, mais sans laisser de place au doute : « Ta femme souffre depuis plusieurs mois. Pourquoi est-ce que tu ne me l’as pas amenée afin que je la bénisse ?! »

Je rentrai à la maison et racontai à mon épouse cette rencontre. À l’aide de plusieurs membres de la famille, nous la hissâmes tant bien que mal dans la voiture pour l’emmener chez le Rav. Parvenus à destination, le Rav lui tendit un bâton, ou plus exactement une canne d’un genre un peu « spécial » : « Prends cette canne qui appartenait à mon ancêtre, le Abir Yaakov, le saint, le Tsadik, le ‘Hassid, va jusqu’au bout de cette pièce et reviens jusqu’ici. À chaque pas, tu prendras appui sur cette canne ».

Notre petite assemblée se tint raide, bouche bée, suivant chacun des pas, chacun des efforts titanesques de mon épouse. Tout d’abord trébuchante, courbée sur la canne, incapable de lever le pied, elle fit son premier pas, en gémissant et traînant la jambe. Puis un deuxième, difficile et lent, puis un troisième.

Lorsqu’elle atteint l'extrémité de la pièce, elle marchait déjà en se tenant droite, en prenant appui sur la canne. Elle revint rendre la canne au Rav, droite, d’un pas sûr, à la fois souriante et en pleurs, tandis que toutes les personnes présentes avaient les mains sur leur visage. Tout le monde pleurait et riait ; un immense Baroukh Hachem retentit.

Quelques mois plus tard, alors que les médecins eurent constaté la disparition totalement inexplicable des symptômes, mon épouse mit au monde une petite fille en parfaite santé qui fait notre joie, celle de ses amies et de tous ses professeurs.

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