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Meirav Katsav, d’une vie sans Torah à la mode Tsnoua

Mis en ligne le Jeudi 11 Octobre 2018

« Mon histoire personnelle est la preuve que chaque juif peut renouer avec ses racines », commence Meirav, les yeux pétillants d’émotion. Meirav Katsav est une Israélienne trentenaire, souriante et dynamique (et célibataire !). Son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais la marque de vêtements qu’elle a créée  - Monirage – est connue des fashionistas orthodoxes en Israël.

« Je suis née dans une famille laïque », raconte Meirav. « J’ai vécu toute ma vie loin du judaïsme, jusqu’à ce que je sois enrôlée à l’armée. Il n’y a pas de hasard, et il se trouve que je me suis retrouvée avec quelques jeunes religieux, que je voyais souvent prier ou réciter des bénédictions. J’ignore pourquoi ni comment, mais je me suis sentie irrésistiblement attirée par tous ces "rites". J’ai ressenti le besoin de prier moi aussi. Alors je les imitais à ma façon… », se souvient-elle en riant.

« Dès mon service militaire achevé, je me suis envolée pour les Etats-Unis. J’y suis restée quatre ans. Là-bas, Hachem n’a pas cessé de m’envoyer des signes, Il m’a protégée dans des situations impossibles, et moi, je ne comprenais toujours pas que je devais revenir vers Lui. »

Miraculée 4 fois d’affilée

Quand on lui demande à quels signes fait-elle allusion, Meirav répond : « En fait, aux Etats-Unis, j’ai été miraculée quatre fois d’affilée. Je me suis retrouvée 4 fois face à la mort, et à chaque fois, Hachem m’a sauvée. La première fois, c’est lorsque je me suis noyée sur une plage de Costa Rica. J’avais déjà perdu la respiration, lorsque soudain, une personne arrivée de nulle part m’a vue et m’a sauvée. La seconde fois, c’est lorsque en pleine nuit, j’ai emprunté par erreur une autoroute à 5 voies en sens inverse. Le temps que je m’aperçoive de ce qui m’était arrivé et que je parvienne à m’extraire de la route, des dizaines de voitures lancées à toute vitesse auraient pu me percuter à chaque seconde, et pourtant, ça n’est pas arrivé. La troisième fois, c’est lorsque j’ai dû traverser la nuit l’un des quartiers chauds de Los Angeles et qu’une bande de voyous s’est approchée de moi pour m’agresser. Je ne pouvais rien contre eux et au bout d’un moment, ils se sont miraculeusement détournés de moi. Enfin, la dernière fois, c’est lorsque j’ai échappé en une fraction de seconde à un accident de la route face à un poids-lourd qui, s’il s’était produit, aurait été mortel. »

Et quand on lui demande si elle n’a pas pensé à se remettre en question face à tous ces miracles, Meirav répond : « Bien sûr que j’ai remercié Hachem, car j’étais consciente que si j’étais encore en vie, c’était grâce à Son intervention. Mais à ce stade, je n’avais pas encore compris que je devais changer de cap. »

De retour en Israël

Meirav revient en Israël où elle entame des études de stylisme. De nature très active, son quotidien très chargé ne lui laisse pas le temps de se poser des questions existentielles.

Pourtant, un vendredi matin, alors que Meirav somnole dans son lit, elle fait un rêve dans lequel elle se voit se dire à elle-même : "Meirav, tu dois absolument observer Chabbath !" Elle se réveille en sursaut et prend sa décision sur-le-champ : ce soir même, elle fera Chabbath. « Evidemment, je n’avais aucune idée de ce que signifiait observer réellement le Chabbath. J’ai donc allumé des bougies – probablement trop tard ! – fait le Kiddouch et me suis contentée de répondre aux appels, mais sans raccrocher à la fin de la conversation… Les semaines ont passé et je me suis renseignée sur la manière dont je devais garder le Chabbath. Petit à petit, j’ai commencé à écouter et à assister à des cours de Torah. Le téléphone ne sonnait plus le Chabbath… Et j’ai aussi changé progressivement ma garde-robe. »

Des superpositions bigarrées

« C’est là que je me suis retrouvée face à un vrai problème », dit-Meirav en riant. « Fashionista de nature, je venais de prendre conscience de l’intérêt de la Tsniout. Le problème, c’est que je ne savais plus quoi mettre. Je me retrouvais accoutrée bizarrement, avec des superpositions censées cacher ce qui devait l’être… Pour être honnête, le résultat n’était pas toujours très réussi ! » plaisante-t-elle. « J’étais vraiment face à un dilemme. D’un côté, j’aspirais à être Tsnoua, de l’autre côté, je n’aimais pas mon look et ne pouvais me résoudre à renoncer à mon style. Je me suis dit qu’il me fallait une solution qui me permettrait d’allier Tsniout et tendance. »

C’est là que Meirav a une idée, qu’elle va, comme à son habitude, mettre immédiatement en pratique. Un soir, en sortant d’un cours de Torah, Meirav lève les yeux au Ciel et s’adresse à Hachem : « Hachem, je comprends Ton message. S’il n’existe pas ou peu de vêtements Tsnouim et agréables, eh bien j’emploierai mes talents de styliste pour les créer ! » Reste un petit détail à régler… Celui de l’apport financier ! Là encore, Meirav sait à quelle adresse elle doit taper : « J’ai dit à Hachem : "Tu sais que je travaille en tant qu’employée et que je n’ai pas d’économie. Mais j’ai confiance que Tu m’aideras à monter ma propre structure." »

Une mode Tsnoua – une véritable mission !

Les débuts ne sont pas faciles pour Meirav. Elle investit des centaines de milliers de NIS et doit faire face à la pression des fournisseurs, des commandes et des échéances. Si elle parvient à garder la tête hors de l’eau, elle pense plus d’une fois à tout abandonner.

« Plusieurs fois je me suis dit : "Dans quelle galère me suis-je mise ?". Et à plusieurs reprises, j’ai pensé tout plaquer. Jusqu’à ce que je me souvienne à quel point j’avais moi-même souffert de ne pas trouver de vêtements à mon goût. J’ai compris qu’il ne s’agissait pas d’un simple moyen de subsistance, mais que c’était bien plus que cela. Il s’agissait d’une véritable mission : permettre aux femmes de découvrir la beauté de la Tsniout et leur donner la possibilité de faire plaisir à D.ieu, tout en se faisant plaisir à elles. »       

Aujourd’hui, Meirav tient une boutique de vêtements entièrement Tsnouim en plein cœur de Tel-Aviv et ses clientes – croyez-le ou non – ne comptent pas seulement parmi les femmes orthodoxes de Bné-Brak ! « Beaucoup de femmes, plus que ce que l’on pense, aspirent à avoir un look qui les ennoblit et non qui les avilit. Elles viennent chez moi et sont épatées du résultat ! »

Quand on lui demande si elle a un message à faire passer, Meirav marque une pause puis répond : « Regardez le chemin qu’Hachem m’a fait parcourir pour me mener là où je me trouve aujourd’hui. Lorsque les épreuves arrivent, ayez le courage de vous remettre en cause. Revenez vers Hachem et Lui vous offrira toutes ses bénédictions ! »           

© Torah-Box

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