Lors du dernier conflit dans la bande de Gaza, un groupe de soldats se trouvait dans les rues de Gaza. Chaque pas était rempli de crainte. A chaque seconde tout pouvait exploser ! De temps en temps le silence pesant était interrompu pas des tirs de mortiers, des détonations, des tirs et des explosions lointains.

Les quelques soldats avançaient avec précaution, sans faire de bruit et ils trouvèrent un poste d’observation. Ils se placèrent en se dispersant tout au long d’un muret, puis ils attendirent les indications.

L’un des soldats profita pour sortir une gaufrette qu’il avait eu le temps de mettre dans sa poche avant de partir. Il l’avait reçu dans l’un des colis qui étaient arrivés au front. Le soldat enleva l’étiquette et allait croquer dans la gaufrette, lorsqu’il aperçut un petit papier collé à l’extrémité de la gaufrette. Dans une écriture d’enfant, il était écrit : « Bon appétit. S’il te plait, n’oublie pas de réciter la bénédiction avant de la consommer. Signé Untel »
Le soldat était embêté. Il se sentait redevable à cet enfant pour qui cette gaufrette qu’il avait donné était précieuse, mais il ne savait pas réciter de bénédiction et il avait faim.

Après un court instant de réflexion, le soldat décida qu’il ne mangerait pas sans réciter la bénédiction. Il aperçut à une dizaine de mètres près de lui un autre soldat. « Peut-être qu’il pourra m’aider… ». Mais comme il était impossible de lui parler à haute voix pour ne pas se faire repérer, la seule solution était de rejoindre ce soldat en rampant derrière le muret. C’est ce qu’il fit.

Une fois arrivé près du second soldat, une terrible explosion se produisit. Un mortier venait de tomber à l’endroit où le soldat se trouvait une minute plus tôt. En écoutant son bon penchant de réciter la bénédiction, il avait été sauvé miraculeusement ! (Mayane Hachavou’a)
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