Sur la route 66, dans le nord d’Israël, le 16 février dernier, les Rabbanim de l’association ’’Tsohar’’ ont organisé une cérémonie originale sur le lieu où s’est produit un délit de fuite qui a coûté la vie à une soldate.
Cette cérémonie rappelle celle que la Torah (Devarim chap. 2, versets 1-9) recommande dans le cas où l’on trouve un cadavre dans la nature, à mi-distance de deux villes. Il est alors question que les Zékénim (rabbins responsables) de la ville la plus proche procèdent à un rituel dit de « ’Egla ’Aroufa », c’est-à-dire « génisse à la nuque fracturée », ainsi abattue sur le site où est retrouvée la victime, afin de faire expiation pour le meurtre perpétré par un assassin inconnu.

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La polémique bat son plein suite aux propos de Marine Le Pen lors d’un meeting samedi, à Lille, sur l’origine de la viande commercialisée en Ile de France. Selon la présidente du Front National candidate aux élections présidentielles, la totalité des viandes disponibles dans la région proviendraient d’un abattage ’halal (selon le rite musulman). Elle affirme désormais vouloir engager une procédure judiciaire contre des grandes enseignes de la grande distribution pour ’’tromperie sur la marchandise’’.
En réaction à ces affirmations, le gouvernement, en la personne du ministre de l’intérieur M. Claude Guéant et les professionnels de l'alimentation et de la viande, ont contesté en avançant des chiffres différents.
La Chambre d'agriculture d'Ile-de-France, de son côté, a expliqué ce mardi dans un communiqué, que si les abattages selon les traditions musulmane et juive représentaient certes 100% de la viande abattue en Ile-de-France, ils ne comptaient que pour 2% de la consommation francilienne, approvisionnée par toutes les régions.
Ce n’est pas seulement la communauté de la rue Pavée à Paris qui a perdu une grande dame, mais le judaïsme français dans son ensemble, en la personne de la Rabbanite Rivka Rottenberg, à l’issue de Chabbath, à l’âge avancé de 90 ans. Elle a été enterrée hier en Hollande dans le cimetière familial où repose son mari. Celle qu’on appelait respectueusement ’’La Rebbetsen’’ était la veuve du Rav ’Haim Rottenberg qui fut le Rav de la communauté, « le Rouv » comme l’appelait ses élèves.
Issue elle-même d’une famille de Rabbanim, elle assista discrètement son mari en prodiguant autour d’elle, actes de ’Hessed (bontés) et Brakhot (bénédictions) innombrables. Elle laisse derrière elle une postérité nombreuse et digne de son dévouement à la Torah. Son fils le Rav Mordekhaï est à présent le Rav de la communauté et son gendre, le Rav Ist’hak Kats, le dirigeant d’institutions de Torah « Yad Mordekhai ».
Pour percevoir un aperçu de sa grandeur, voici le récit qu’elle relata lors d’un rassemblement de ’Hizouk (renforcement) où elle fut l’invité d’honneur, devant un public féminin très important :
Lors des marches de la mort à la fin de la guerre, les nazis nous ont proposé un jour de pouvoir continuer la route en montant dans un camion. Je faisais partie de ce convoi mais je refusai catégoriquement : c’était Chabbath ! Alors, ma sœur qui se trouvait avec moi, me dit : « pourquoi ne montes-tu pas ?

Chemot (25, 3) « L’or, l’argent et le cuivre »
Il y a de nombreux niveaux dans le don de la Tsédaka (charité). Trois d’entre eux sont rapportés de manière allusive dans ce verset de la paracha Terouma :
- le plus méritoire est de donner quand on est en pleine santé et lorsque l’on se sent parfaitement bien. Cela se trouve en allusion dans le mot "zahav" (or), dont les lettres forment les initiales de "Zé Hanoten Bari" (celui-ci donne en pleine santé).
- un degrès en-dessous vient le don que fait l’homme lorsqu’il est malade et qu’il a besoin de la miséricorde céleste. Cela figure dans le mot "kessef" (argent), dont les lettres forment les initiales de "KcheRoeh Sakana Potea’h" (quand il voit le danger, il ouvre la main).
- le plus bas des niveaux de Tsédaka est lorsque l’homme voit que le mal l’a déjà atteint profondément, que l’argent et l’or n’ont plus aucune valeur à ses yeux, et qu’alors seulement il se rappelle de faire de la tsedaka.