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Vaye'hi

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Vaye'hi - Ne jamais s'associer à une querelle publique

Mis en ligne le Mardi 10 Janvier 2017

Dans la paracha Vaye'hi (49, 6) il est écrit : "בִּקְהָלָם אַל תֵּחַד כְּבדִֹי" (Que mon honneur ne se joigne pas à leur assemblée).

A propos de ce verset Rachi enseigne que l’intention de Yaacov derrière cette déclaration était que son nom ne soit pas associé à la querelle de Kora’h, membre de la tribu de Lévi, qui, plus tard dans l’histoire, ameutera toute la communauté contre Moché et Aharon.

Rabbi Méïr de Zhikov affirmait que nul ne doit s’associer à une querelle qui éclate en public car il ne fera qu’en souffrir. A quoi cela ressemble-t-il ? A un lion affamé qui n’avait pas trouvé de proie depuis trois jours et dont la gueule dégageait une haleine fétide. Craignant de dépérir, il rugit pour appeler à son secours les animaux de la forêt. Alerté par ses cris, un cheval accourut vers lui et le roi des animaux lui demanda : « Approche ton museau de ma gueule et dis-moi ce que tu sens. » Le cheval plia l’échine et répondit : « Je sens une odeur nauséabonde. » « Tu m’as manqué de respect et tu mérites la mort pour cela ! » s’emporta le lion. Et sans plus attendre, il déchiqueta le cheval et le dévora.

Trois jours passèrent et le lion ressentit de nouveau les affres de la faim. Il rugit de toutes ses forces et un loup accourut vers lui. « Que sent mon haleine ? » lui demanda-t-il. Se souvenant de la réponse du cheval, l’animal répondit : « Je ne sens rien ! » « Tu m’as menti, tonna le lion, et à cause de cela, tu deviens passible de mort ! » Ni une ni deux, il mit le loup en pièces et en fit son repas.

Trois jours plus tard, l’estomac du roi des animaux se mit de nouveau à gronder. Cette fois, c’est le renard qui accourut à son secours. « Dis-moi ce que tu sens ? » lui demanda le lion. « Votre altesse, répondit l’animal, cela fait plusieurs jours que j’ai attrapé un terrible rhume. Mon nez est complètement bouché, et j’en ai perdu tout mon sens de l’odorat ! » Grâce à sa ruse, le renard échappa aux dents du lion.

A l’image de ce renard, lorsqu’une querelle éclate, nous devons nous garder de « flairer » le feu de la discorde, c’est-à-dire éviter de prendre position d’un côté ou de l’autre. Et c’est ainsi que nous échapperons à toutes ses conséquences néfastes.

Extrait du livre « Pniné haTorah » - Editions Torah-Box - © Tous droits réservés

Rav David HADDAD - © Torah-Box
Pniné haTorah

Pniné haTorah

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