Voir la vidéo Télécharger la vidéo

Débat en compagnie de Rav Henri Khan et de Rav Israël-Méir Crémisi, animé par Alexandre Rosenblum.

A la mort d’une personne, les entreprises de pompes funèbres proposent aujourd’hui deux options à la famille du défunt : l’enterrement ou l’incinération. En partant d’un point de vue profane, les deux choix ont chacun leurs avantages et leurs inconvénients. L’incinération, qui consiste en la crémation du corps du défunt, se répand de plus en plus. Sa simplicité, sa rapidité, son coût moindre favorise son développement. L'incinération peut également donner lieu à une cérémonie de recueillement, avec la collecte des cendres dans une urne, et éventuellement la dispersion de celles-ci dans un lieu symbolique.

En revanche, la tradition juive tranche sans équivoque l’hérésie d’une telle pratique, privant l’âme du défunt du repos éternel. Voyons ensemble quels sont les enjeux du choix du type de funérailles, et en quoi brûler un corps sans vie relève de la mécréance.

1 - Quels sont les enjeux halakhiques des funérailles ? Si l’âme est ce qui importe après la mort, pourquoi ne pas disposer du corps, enveloppe de l’âme, de la façon dont chacun le souhaite ?

2 - Faute d’organisation ou de moyen, doit-on préférer enterrer un proche dans un cimetière non-juif plutôt que de le brûler ?

3 - Qu’en est-il alors de la Shoah ? Toutes ces personnes innocentes seront-elles privées de la résurrection des morts ?

4 - Cas d’une personne qui a rédigé ses dernières volontés en souhaitant que son corps soit incinéré : n’est-ce pas beaucoup plus grave d’aller à l’encontre de sa volonté que de procéder à la crémation ?

Alexandre ROSEMBLUM