Pendant la Shoah, les oppresseurs d’Israël visaient à exterminer le peuple juif. Cependant, des étincelles de courage et de dévouement, pour observer les commandements, s’élevèrent de cette vallée de la mort allemande. Elles mirent en exergue l’héroïsme et la force intérieure du peuple juif, qu’aucun ennemi ne parviendrait à annihiler.

C’est ainsi que les ’hassidim racontent l’allumage des bougies du vénéré Rabbi de Sanz et de ses adeptes dans le camp de travail Miraldorf, à ‘Hanouka 5705.

Les juifs du camp épuisés, physiquement et moralement, ne savaient pas, quand tomberait le premier jour de ‘Hanouka. Ils ne possédaient pas de calendrier et vivaient en dehors de toute réalité. Ils se rendirent chez le Rabbi de Sanz, que son mérite nous protège, qui prit sur le champ, un petit bout de charbon en guise de crayon et un morceau de sac de ciment.

 

Il commença à noter des chiffres, à calculer d’après ses souvenirs, jusqu’à ce qu’il détermine précisément, quand tomberait le 25 Kislev.

A l’approche de ‘Hanouka, le Rabbi dut travailler dans le hangar à bois. Il profita de

cette occasion inespérée, prévue par D.ieu, pour confectionner, avec l’aide de quelques autres juifs, une Ménorah en bois.

Mais comment allaient-ils se procurer de l’huile pour l’allumage ? Ils trouvèrent une solution. De temps à autre, les juifs recevaient de la margarine comme ration alimentaire. Chaque nouvelle parcelle de margarine est un souffle de vie, un supplément essentiel d’énergie pour le corps affaibli. Pendant les jours de ‘Hanouka, elle devenait un souffle de vie et un supplément d’énergie pour l’âme. En la faisant fondre, on recueillait de l’huile pour l’allumage des bougies … De nombreux juifs ont prélevé, avec un dévouement sans pareil, les parcelles de margarine, réservées pour l’allumage.

Comment confectionner des mèches ? Très vite, des fils de haillons, qui entouraient leurs corps, furent effilochés pour préparer des mèches, en l’honneur du commandement.

Le premier soir de ‘Hanouka, les juifs du camp eurent tous le mérite d’allumer les bougies de ‘Hanouka, comme il se doit. Le Rabbi, que son mérite nous protège, fit danser les flammes, en tremblant de sainteté … Un bonheur sublime envahissait tous les cœurs.

Le Rabbi relate : « Les jours suivants, le feu brûla tout le baraquement et un grand incendie fit rage. De suite, ces mécréants vinrent mener leur enquête, pour savoir l’origine de cet incident. Or, celui qui osait allumer un feu dans le camp, était mis à mort sur le champ. D. fit preuve de bonté et nous fûmes tous sauvés de leurs mains. »

Le Rabbi ajouta avec une vive émotion : « Je remercierai D.ieu, jour et nuit et je ne me sentirai jamais quitte de Le louer pour le mérite que j’ai eu d’observer le commandement de l’allumage des bougies de ‘Hanouka, sous le nez de ces impies.

De plus, je suis sorti vivant et indemne de là-bas, en dépit du terrible danger qui me menaçait ! Nous avions, en ce temps-là, un désir ardent, niché au plus profond de nous, d’accomplir, à tout prix, les commandements. C’est pourquoi, des questions comme 'Est-ce que la Loi nous oblige à nous mettre en danger pour obtenir de l’huile ?' ou 'Quel est le statut de cette huile ?' n’effleuraient même pas notre esprit.

Personne ne voulait manquer ce commandement de la publication du miracle. Nous ressentions que chaque moment de notre vie était en soi un prodige et qu’il fallait remercier l’E-ternel. »