Extrait d'un cours du Tsadik Rav Yochiahou Pinto, que l'équipe Torah-Box vous offre sous forme d'article et d'une vidéo, pour la guérison de notre maître, Rav 'Haim Ovadia Yossef ben Gourgia.

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David haméle'h  dit dans Téhilim : "Mais en vérité, (…) c'est dans le péché que ma mère m'a conçu." (Téhilim 51, 7). Que signifie ce verset ?

David haméle'h dit ici que le mauvais penchant qui se trouve en lui vient de sa mère et non de son père. Yichaï, le père du roi David, était extrêmement saint. La guemara rapporte que quatre hommes quittèrent ce monde seulement parce qu'Adam harichone avait fauté et mangé de l'arbre de la connaissance. Si Adam harichone n'avait pas fauté, ils ne seraient jamais morts car ils n'ont commis aucune faute durant leur vie. Il s'agit du père de David, du fils de David, Kilav ben David, d'Amram, le père de Moché et de Binyamin, le fils de Ya'akov avinou.

Même Moché rabénou s'était rendu coupable d'une petite faute, à son niveau, ainsi qu'il est rapporté dans les écrits de nos sages : "Il n'existe pas de tsadik qui vive sur terre et ne faute pas." Même un grand tsadik faute. Seuls les quatre hommes dont nous avons cité le nom ne commirent jamais de faute. Ils n'avaient pas de mauvais penchant. Ils le contrôlaient entièrement.

 Ainsi, le roi David n'est pas né à travers le désir de son père ; car son père était pur et n'avait pas de désir. Son désir lui vient par conséquent de sa mère. "Mais en vérité, (…) c'est dans le péché que ma mère m'a conçu." (Téhilim 51, 7). Le péché et la force que je possède pour pécher me viennent de ma mère, dit David.

Qu'est-ce que cela signifie?

L'homme doit connaître un fondement. Parfois, un enfant est insolent, vole, faute, n'étudie pas, se rend coupable de relations interdites, fait toutes sortes de problèmes… Pourquoi l'enfant n'est-il pas bien? Car lorsque le père et la mère l'ont conçu, se trouvaient un désir et des traits de caractère négatifs, qui  ont fait pénétrer dans les enfants une force négative.

L'homme ne doit pas se plaindre de la conduite de son enfant. Car lors de la conception, à un moment où il fallait bien se conduire, il ne s'est pas bien conduit. Et David haméle'h dit : "C'est dans le péché", "Si la faute et le désir se trouvent en moi, ce n'est pas de moi." "Ma mère m'a conçu", mon désir vient de ma mère, car mon père Yichaï était saint et n'avait aucun désir. C'est là un grand fondement.

Si l'homme veut de bons enfants, des enfants éduqués, des enfants saints, des enfants qui se conduiront bien, ça vient de la racine. Si l'homme se conduit au début avec pudeur, avec droiture, comme il se doit, il mettra au monde de bons enfants. Mais si, D. préserve, il se conduit avec débauche, avec des traits de caractère corrompus, avec une morale corrompue, il paiera le prix dans ses enfants.

Parfois, après des années, l'on voit soudain un enfant se dépraver, un enfant qui n'étudie pas bien, un enfant corrompu, un enfant insolent envers ses parents, qui frappe ses frères, grandit et adopte une mauvaise conduite. D'où cela vient-il ? Car l'homme, au moment de la conception, s'est mal conduit et en grandissant, l'enfant s'écarte du droit chemin.

La Torah nous dit que Noa'h se maria et eut des enfants à l'âge de 500 ans. Pourquoi attendit-il un âge si avancé ? Car Noa'h vit que sa génération était impie et que le mauvais penchant était très grand, notamment pour les relations interdites. Il se dit: "Si je me marie jeune, j'aurai moi aussi un yetsère hara' et les enfants naîtront au monde à travers un grand désir. Eux-mêmes auront donc un grand désir." C'est pourquoi, il attendit jusqu'à l'âge de 500 ans, que son désir diminue puis il se maria et mit au monde des enfants. Car comme l'homme se conduit au départ, ainsi en sera-t-il avec ses enfants.

Ce que nos sages nous racontent à propos du roi 'Hizkiya est également connu. Le prophète Yécha'ya se rendit une fois chez le roi 'Hizkiya et lui annonça : "Tu es sur le point de mourir". Le roi 'Hizkiya lui demanda pourquoi. Il était alors âgé de 37 ans. Le prophète lui répondit : "Parce que tu ne t'es pas marié." Il lui dit : "Je ne me suis pas marié car j'ai vu par roua'h hakodech (prophétie) que j'allais mettre au monde un fils mécréant." Et il lui demanda immédiatement sa fille en mariage. Il l'épousa et mit effectivement au monde un fils mécréant.

Comment se fait-il qu'il ne s'était pas marié ? D. ordonne pourtant de se marier et l'homme n'a pas le droit de faire des calculs. Mais 'Hizkiya dit : "Si j'attends un âge avancé pour me marier, j'aurai moins de désir et l'enfant qui naîtra sera un enfant avec moins de désir."

L'on peut maintenant comprendre. Pourquoi Ya'akov aimait-il Yossef ? "Parce qu'il était le fils de sa vieillesse." (Béréchit 37, 2) Que signifie "le fils de sa vieillesse ?" Yossef naquit alors que Ya'akov était âgé et n'avait plus de désir. Aussi, Ya'akov l'aimait plus que ses autres enfants car son niveau était supérieur et même son penchant était moindre.

C'est un grand fondement que chaque personne doit placer face à elle-même. Comme tu vas te conduire, sache, ton enfant se conduira moins bien encore que toi. Si tu es insolent, ton fils sera plus insolent que toi. Si tu n'es pas droit, ton fils sera encore moins droit que toi.

L'homme doit travailler sur lui-même, se corriger. Il doit se retenir de toutes ses forces afin que ses enfants se conduisent correctement. Comme il se conduira à la maison, ainsi ses enfants grandiront.  Aussi, l'homme doit-il s'efforcer de toutes ses forces de travailler intensément pour rectifier ses traits de caractère et corriger sa conduite.

Une personne qui commet, D. préserve, un acte répréhensible doit savoir que cet acte répréhensible le poursuivra et demeurera avec lui jusqu'à ce qu'il le corrige. L'on raconte que lorsque les grands tsadikim commettaient une faute, ils pleuraient et faisaient tout ce qui est possible pour corriger cet acte.

Une nuit, rav 'Haïm Pinto hagadol, qui était saint des saints, était assis et étudiait. Au milieu de son étude, il s'endormit et son livre tomba sur son pied. Il demanda alors à son assistant d'apporter un bâton. L'assistant lui en demanda la raison. Le rav lui répéta d'apporter un bâton. L'assistant obéit et le rav lui dit : "Frappe-moi maintenant sur les pieds jusqu'à ce que du sang sorte." L'assistant était interloqué : "Comment frapperais-je le rav ?" Le rav  réitéra : "Je t'ordonne de me frapper !" Il prit le bâton et le frappa jusqu'à ce que du sang sorte des pieds de Rav 'Haïm Pinto.

Ainsi agissaient les tsadikim qui travaillaient sur eux-mêmes et se sanctifiaient.


>> Appel : l'association Torah-Box prépare l'édition du premier livre en français du Tsadik, Rav Yochiahou Pinto. Ceux qui veulent participer à son financement et le dédier à la mémoire d'un proche, nous contacter par email : contact@torah-box.com ou par téléphone en France : 01.80.91.62.91)

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