Nous voici à l’approche de Roch Hachana, et, bien sûr, nous souhaitons faire Téchouva, pour nous retrouver le jour J devant le Maître du monde en ayant accumulé le plus de mérites possibles.

En tant que maman, nous souhaitons aussi transmettre à nos enfants un désir de profiter de ce mois d’Eloul pour se renforcer.

La question est de savoir comment adapter le pouvoir magique de cette période à nos chers trésors. Bien entendu, l’école, en fonction des âges, racontera les détails de la fête aux enfants, leur apprendra des chansons, et leur fera certainement rédiger une carte de Roch Hachana.

Mais tout cela ne remplace en aucun cas notre travail de parents. Quelle que soit la transmission de l’école, les parents ont bien entendu leur rôle à jouer.

Rav 'Haïm Pinhas Sheinberg zatsal, dans un cours adressé aux dames, nous explique qu’il y a deux façons de faire Téchouva : une Téchouva Méyira, par crainte (de la punition), et une Méahava, par amour (pour Hachem). Il raconte comment Rav Israël Salanter enflammait une allumette pour mettre volontairement son doigt dans la flamme, se rappelant ainsi que la douleur ressentie n’est qu’un soixantième du feu du Guéhinom !

Il continue en précisant que la Téchouva par amour est encore infiniment supérieure. Faire Téchouva pour ne pas faire de peine au Ribono Chel ‘Olam – Maître du monde ! Nous devons réaliser l’immense amour dont Hachem nous gratifie, nous Ses enfants chéris.

Rav Sheinberg nous donne l’exemple d’un monsieur dont le fils s’est égaré au point que le père ne veuille même plus avoir de contact avec lui. Par ailleurs, il a un élève bien aimé, qui l’écoute dans tout ce qu’il dit et le chérit par-dessus tout.

Une nuit, un feu se déclare dans le bâtiment où l’enfant et l’élève dorment. Qui le père sauvera-t-il en premier ? Son enfant bien sûr !

Telle est la relation que nous avons avec Hachem : même si nous nous comportons mal, très mal, Il nous aime comme un père chérissant ses enfants, qui agira toujours par amour pour nous, souhaitant que nous nous rapprochions de Lui par amour aussi.

 

C’est cette prise de conscience qui nous permet une Téchouva Méahava.

Pour nous aider dans ce travail, Rav Sheinberg nous donne un « truc » magnifique : la Hakarat Hatov, la gratitude.

 

Le travail que je vous propose donc de réaliser avec vos enfants est de leur apprendre à dire « MERCI HACHEM ».

 

Ce travail peut être fait même avec des petits, dès l’âge de trois ans.

 

Prenez un cahier, et tous les soirs en rentrant de l’école, installez-vous un moment avec eux pour qu’ils vous disent « sur quoi aujourd’hui nous allons remercier Hachem ». Notons que ces moments d’échange entre la maman et l’enfant sont extrêmement bénéfiques.

 

Vous pouvez l’aider en lui demandant ce qui était agréable dans sa journée, faites lui ressentir l’aide dont Hachem le gratifie pour chaque réussite, aussi petite soit elle.

 

“Il fait beau”, “Je suis assis à côté de mon copain en classe”, “On a refait la leçon que je n’avais pas comprise”, “Papi et Mamie rentrent de vacances”, “Le nouveau professeur a l’air vraiment sympa”, “La nouvelle était seule, je suis allée lui parler : « Merci Hachem de m’avoir donné l’occasion de faire cette belle Mitsva de 'Hessed »”, “Je n’ai pas pleuré quand maman est partie « merci Hachem de m’avoir aidé à être fort »”…

Puis, tout au long de la soirée, relevez des détails : le petit est tombé sans se faire mal, j’ai trouvé une place où me garer juste devant la maison, etc. Vous les aidez ainsi à voir la vie sous le prisme de la Hakarat Hatov, la gratitude envers Hachem. Sans oublier ce qui est peut être l’essentiel : « Merci Hachem de m’avoir donné des enfants comme vous ! »

Si des événements les ont contrariés, en fonction des âges, nous pourrons leur expliquer aussi sur quoi il faut remercier Hachem. Prenons l’exemple d’un enfant déçu parce que son copain n’a pas voulu lui donner des bonbons. Nous pourrons lui dire « Merci Hachem, car le dentiste a encore trouvé des caries ! »

Lorsqu’ils sont plus grands, ils apprennent que nous ne savons pas toujours ce qui est le mieux pour nous. Dans le Hallel, nous demandons la réussite, sans préciser dans quel domaine. Pourquoi ? Parce que seul Hakadoch Baroukh Hou sait ce qui est le meilleur pour nous.

Nous pouvons alors les aider à réaliser que, même sur des événements moins agréables, nous disons « MERCI HACHEM ».

Avant Roch Hachana, nous relirons avec eux tout le cahier, avec un merveilleux sentiment d’amour pour Hachem, qui leur permettra, à eux et à nous, de faire une vraie TECHOUVA MEAHAVA !

 

Béhatsla'ha à chacune, Chana Tova Oumétouka, que par le mérite de votre investissement dans l’éducation de vos enfants, Hachem vous comble de Ses Brakhot, tant dans les domaines spirituels que matériels.