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Samedi 2 Juillet 2022

Attache affective envers un animal

Rédigé le Mardi 7 Juillet 2020
La question de Anonyme

Bonjour,

Quel est l'avis de la Torah sur l'attache affective que l'on pourrait avoir avec un animal de compagnie ?

Merci beaucoup.

La réponse de Rav Avraham GARCIA
Rav Avraham GARCIA
6731 réponses

Chalom Ouvrakha,

Dans nos textes, nous pouvons constater une très grande sensibilité envers tous les animaux, en particulier en ce qui concerne leur souffrance inutile ou évitable.

On retrouve même que certains Amoraïm ont réussi à influencer leurs animaux à ne pas consommer un aliment non-Cachère ou qui provenait du vol ['Houlin 7a, Ta'anit 24, Ramban Parachat 'Hayé Sarah 34-22 et Chem Michmouel Parachat Hayé Sarah 1914].

Nous devons aussi savoir que, parfois, si la personne le mérite, il y a une réincarnation d'une âme humaine dans l'animal, et cette âme ne demande qu'à trouver son "Tikoun", sa réparation [Nézer Hakodech dans Béréchit Rabba 60].

Nous constatons aussi que nous pouvons apprendre une morale de conduite des animaux, par exemple dans Yéchaya 1-3, Michlé 6-6, ou 'Houlin 57b.

Nous pouvons même, nous disent nos Sages [si la Torah ne fut pas donnée au mont Sinaï] apprendre : la pudeur du chat, l'interdit de voler de la fourmie, la fidélité conjugale de la colombe, et le savoir-vivre du coque [Erouvin 100b].

Par contre, on ne retrouve aucune trace d'attache sentimentale envers les animaux, en tout cas, pas plus que le lien entre un homme et un objet [Bétsa 37a].

Je suis bien conscient que ce que j'écris est difficile à admettre ou à "digérer" d'un point de vue sentimental, et j’étais moi-même, enfant, très attaché aux animaux, mais cette distinction doit certainement être faite pour ne pas s'identifier à l'animal et se comporter comme lui.

On préfère garder cette distance pour ne pas arriver à se comparer à l'animal en excusant notre comportement, car l'homme est responsable de ses actes et il a le libre arbitre. Or, l'attitude animal peut nous influencer [voir Choul'han 'Aroukh Even Ha'ézer 23-3].

Ainsi, Baroukh Hachem, la Torah fut transmise au mont Sinaï, et nous pouvons tirer nos enseignements de la Torah même, tout en étant conscient que ce que la Torah exige de nous fait partie même des lois intrinsèques et immuables de la nature, puisque l'on retrouve des traits de caractère positifs, même chez les animaux [voir responsa Yahin Ouboaz 1-134 et Maharal de Prague].

Il est vrai que, dans certains cas, l'animal peut "guérir" certaines personnes, et en particulier les enfants, mais il s'agit là de cas extrêmes, et, en règle générale, l'attache sentimental que l'on a avec un animal ne doit pas dépasser celle que l'on a envers un objet.

Kol Touv.

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