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Traduction de "Yarkhé Kala", "Baraïtot", et "Severa"

Rédigé le Mardi 26 Avril 2016
La question de Georges P.

Erev Tov Monsieur le rabbin,

J'ai quelques interrogation sur des termes hébreux que je voudrais vous soumettre, pour en connaitre le sens.

Le premier : Yarkhé Kala

Le second : Baraïtot

Le troisième : Severa

Ceci concernant la Michna et sa lecture, et qui donne lieu à explication au temps des Tanaïm.

Toda Rabba.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
18046 réponses

Bonjour,

Ci-dessous l'explication des trois expressions mentionnées dans votre question :

1. Yar'hé Kalla [ou, d'après certains : Khalé - voir dans certains Siddourim de rite Ashkénaze, la prière "Yékoum Pourkane Mine Chémaya", récitée après la lecture de la Torah]

1. L'expression Yar'hé Kalla fait allusion aux mois d'Eloul et d'Adar durant lesquels de grands rassemblements étaient organisés afin d'étudier les nombreuses lois de Roch Hachana, Yom Kippour et Souccot [en Eloul] et de Pessa’h [en Adar].

On étudiait également certaines parties du Talmud. Voir Rav Ephraïm Fischel Weïnberger dans Yad Ephraïm, question 20, passage 5.

Yar'hé est le pluriel de Yéra'h, qui signifie mois.

Kalla fait allusion au Chabbath qui est qualifiée de Kalla - fiancée. Voir "Lékha Dodi Likrat Kalla".

Yar'hé Kalla sont, donc, les mois des fameux Chabbath durant lesquels on se rassemblait pour écouter les cours magistraux dispensés par les grands sages de l'époque.

A ce sujet, voir :

Talmud Beïtsa 25b.

Rachi sur Talmud Brakhot 6b et 30a.

Rachi sur Talmud Békhorot 60a.

Les données qui précèdent sont une infime partie de l'exposé réalisé par l'auteur de Yad Ephraïm, question 20, Rav Ephraïm Fischel Weïnberger.

D'après certains, il faut lire "Yar'hé Khalé".

Le mot Khalé fait allusion au cours dispensé par les grands maîtres. Voir Siddour Otsar Hatefilot, volume 1, page 704, dans "Iyoun Tefila".

Pour des détails supplémentaires concernant Yar'hé Kalla, voir 'Horev, volume 3, pages 112-118.

2. Baraïtot [pluriel de Braïta]

La Torah nous a été donnée sur le Mont Sinaï.

C'est Moché Rabbénou qui fut le premier à l'écouter de la "bouche" d'Hachem.

Ensuite, la Torah a été transmise oralement.

Yéhochou’a reçut toute la Torah de Moché Rabbénou, et, à son tour, il la transmit aux anciens.

Les anciens la transmirent aux prophètes qui la transmirent aux membres de la grande assemblée.

Jusqu'à l'époque de Rabbi Yéhouda Hanassi [3910 - 3979], tous les enseignements de la Torah ne furent pas mis à l'écrit.

Les misères subies par les ennemis risquaient fortement de faire oublier certains enseignements.

Rabbi Yéhouda Hanassi rassembla les plus grands sages de l'époque et, ensemble, ils rédigèrent les Michnayot [pluriel de Michna], avec une extrême sagesse, dans lesquelles sont détaillées toutes les Mitsvot de la Torah ainsi que toutes les instaurations rabbiniques ayant vu le jour à travers les siècles passés, sous forme de règles assez concises.

Les Michnayot renfermaient une sagesse divine et très profonde. C'est pourquoi, l'un de ses élèves composa la Tossefta [traduction : ajout], qui avait pour but d'expliquer, d'éclairer et de commenter tous les enseignements de son maître.

Rabbi 'Hiya, Bar Kapara et Rabbi Ochaya, plusieurs sages contemporains de Rabbi Yéhouda Hanassi, ont rédigé les Braïtot, qui étaient des sortes de Michnayot mais composées avec une précision légèrement moindre.

Le mot Braïta signifie, en araméen, en dehors.

En effet, elles furent rédigées en dehors de l'école d'étude de Rabbi Yéhouda Hanassi, le chef de tous les sages, et ne furent pas acceptées par la grande majorité.

Ces Braïtot sont souvent rapportées par les sages du Talmud pour comparer certaines versions et éclairer de nombreux enseignements figurant dans le Michna [car après tout, elles renferment de très nombreuses lumières]. 

3. Svara

Le mot Svara signifie "logique".

1. Parfois, les sages du Talmud exigent une preuve à certaines lois ou à certaines règles.

La réponse donnée est : "la preuve n'est absolument pas nécessaire, c'est d'une logique incontournable".

Voir :

Talmud Baba Kama 46b,

Talmud Nidda 25a.

Talmud Kétouvot 22a.

2. Parfois, le mot Svara est utilisé pour décrire un raisonnement ou une preuve destinés à convaincre de la validité ou non d'une loi ou d'une manière de trancher une question, un litige, ou une Halakha.

Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.

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