A l'occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès), ce jour, de notre maître Rav Moché Ben-Tov, l'équipe Torah-Box est heureuse de vous faire découvrir très brièvement son parcours de vie. Celui qui parle du Tsadik de jour de sa Hiloula, celui-ci priera pour lui ! Allumez une bougie et dites "Likhvod Rav Ha-Mézouzot, zékhouto taguèn 'alénou" puis priez. Que son mérite protège tout le Klal Israel, Amen !

Le Rav Moché Ben-Tov zatsal est né à Ouarzazate au Maroc, dans les montagnes de l’Atlas, en l’an 1930 (5690). Il a été nommé d’après le Tsaddik Rabbi David Oumoché. Ce nom lui a été donné suite à un rêve fait par sa mère, au cours duquel le Tsaddik Rabbi David Oumoché s’était révélé et lui avait ordonné de nommer son futur fils par son nom, Moché.

Lorsqu’il eut 4-5 ans, ses parents et sa famille s’installèrent à Casablanca, et le confièrent à des Talmidé ’Hakhamim afin d’apprendre la Torah et la crainte du Ciel au Talmud Torah, puis à la Yéchiva Otzar Hatorah. Il s’éleva dans l’étude de la Torah, s’y consacrant avec assiduité, jusqu’à ce qu’à l’âge de dix-huit ans, on lui demande d’aider son père dans l’usine qui employait près de 500 employés dans le domaine de la commercialisation d’emballages.

Depuis son plus jeûne âge, il aimait lire les Mézouzot, et, avant de prendre pour femme la Rabbanite Rosa, à l’âge de vingt-quatre ans, le Rav avait déjà commencé à dix-huit ans à vérifier les Mézouzot.

Au mois d’Eloul de l’an 1957 (5717), le Rav monta en Israël et s’installa à Kiriat Chemona. Ensuite, il déménagea dans la ville de Béer Chéva, et c’est là que naquirent ses fils et filles qu’il éduqua au Talmud Torah et au Beth Ya’acov. Il œuvra également pour renforcer le judaïsme à Béer Chéva et était proche de Baba Salé, qui le mandata à la vérification des Mézouzot, et cette occupation lui prit énormément de temps. En effet, s’il repérait un défaut dans la Mézouza, il se souciait de la remplacer par une autre, et, ce, de sa poche, sans que le propriétaire de l’objet ne doive payer un sou pour la nouvelle Mézouza, alors que le Rav achetait des peaux et payait les scribes.

A Béer Chéva, il était connu comme une figure dominante et active par son action en faveur du public ; on le nommait "Moché Hadati" ("Moché le religieux"), de par son élan et son soucis de rapprocher les autres juifs à la Torah : il donnait des cours de Torah aux adultes, mit en place un organisme de Sé’ouda Chlichit publique ainsi que des cours pour enfants et jeunes gens, avec l’aide du Rav Klein, qui rassemblaient entre 200 et 300 enfants chaque jour pendant 3 heures, pour les initier à la Torah et aux Mitsvot. Il les encourageait par des friandises et des prix achetés avec son argent personnel.

Grâce à son action majeure dans la ville, il devint une figure centrale de la vie juive de la ville, et des dirigeants du public ‘Harédi (orthodoxe) en Israël s’adressaient à lui pour obtenir de l’aide, tout comme des institutions et des organismes de charité.

Au fil des ans, il acquit une réputation comme lecteur des Mézouzot qui accomplit des délivrances, qui commença par la visite d’une femme sans enfants. En apportant les Mézouzot au Rav, elle lui décrivit sa triste situation, et il la bénit sur place pour qu’elle enfante cette année-là. La Brakha s’accomplit, et une foule de gens commença alors à se presser à sa porte. Au départ, le Rav les recevait dans sa bijouterie "Yérouchalayim Chel Zahav", mais, lorsqu’un "bouchon" se forma dans le magasin et dans la rue, le Rav liquida ses affaires et commença à recevoir chez lui le public qui sollicitait ses conseils et bénédictions, et sa maison attira de nombreux visiteurs venus de tout le pays.

En l’an 1986 (5746), le Rav et ses fils fondèrent les institutions Dor Vador, qui œuvrent dans tout le pays pour diffuser les lois de pureté familiale à travers le monde en publiant également les livres des lois de pureté familiale en plusieurs langues, et pour la première fois en "braille" pour les non-voyants. Des séminaires sont organisés plusieurs fois par an pour former les femmes aux lois de pureté familiale.

Le Rav, soucieux de chaque juif, a ouvert un Kollel pour les personnes non-voyantes.

Des Juifs de tout horizon s’adressaient au Rav, religieux ou non, Séfarades ou Ashkénazes, des personnalités politiques et du peuple ; tous trouvaient chez le Rav l’adresse pour une bénédiction, une délivrance, et une réussite.

Il œuvra sans cesse pour la construction de Mikvé (bain rituel) en Israël, en France, et là où il se déplaçait, pour que les femmes prennent goût à cette Mitsva. Il se souciait que l'hygiène y soit irréprochable et encourageit les femmes à accomplir cette Mitsva.

Le vendredi 5 Av 5770 (2010), avant Chabbath, c’est entouré d’un Minyan d’hommes que le Rav Moché Ben-Tov, le « lecteur des Mézouzot », a rendu son âme à l’hôpital Hadassah Ein Karem à Jérusalem, suite à un accident cérébral intervenu dans le sillage de la mort de son cher ami, le Richon Létsion, le Gaon Rabbi Mordékhaï Eliahou zatsal. Il était alors âgé de quatre-vingt ans.

C'est à la sortie de Chabbath que les Rabbanim d'Israël, dont le Rav Chlomo Amar, le Rav Arouch, le Rav Reouven Elbaz , le Rav Ades, et bien d'autres se réunirent pour lui faire un dernier hommage, accompagnés par des milliers de personnes au Har Haménou’hot, à Guivat Chaoul.

Que son mérite nous protège.

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