A l'occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès), ce soir, de notre maître le Steïpeler, l'équipe Torah-Box est heureuse de vous faire découvrir très brièvement son parcours de vie. Celui qui parle du Tsadik de jour de sa Hiloula, celui-ci priera pour lui ! Allumez une bougie et dites "Likhvod ha-Steïpeler, zékhouto taguèn 'alénou" puis priez. Que son mérite protège tout le Klal Israel, Amen !

Rabbi Ya’acov Israël Kanievsky, le Steïpeler, est né en 1899 et décède en 1985, à l'âge de 86 ans. Sa mère s'appelait Brakha et son père 'Haïm-Perets Kanievsky, 'Hassid de Tchernobyl.

Depuis son jeune âge, sa grandeur en Torah se faisait déjà remarquer. Il étudiait à la Yéchiva de Noverdock à l'époque de la première guerre mondiale, et, par la suite, à Babialistok.

Il épousa Myriam Karelits, la sœur de Rabbi Avraham Yechaya, plus connu sous le nom du 'Hazon Ich.

En 1934, il monta en Israël et habita à Bnei Brak, où il fut immédiatement nommé à la tête de la Yéchiva Beth Yossef.


Nuit glaciale

Une histoire est rapportée sur Rabbi Ya’acov Israël Kanievsky dans le livre "Toldotav Toldot Ya’acov" concernant l'abnégation totale dont avait fait preuve le Tsaddik pour garder le Chabbaht lorsqu’il fut enrôlé dans l'armée russe.

Durant une nuit glaciale de Chabbath en Russie, il devait surveiller la base où il se trouvait. Il était prévu pour celui qui était de garde qu'il se vêtisse d'un manteau de fourrure épais tout le long de la nuit, et de le passer à celui qui viendrait le remplacer, et ainsi de suite.

Le militaire qui l'avait précédé cette nuit-là était Goy, et, à la fin de sa garde, il retira son manteau et le suspendit à un arbre. Notre maître arriva et vit le manteau...

Le froid glacial était une raison suffisante de Pikoua'h Néfech (danger de mort), mais il s'interdisait, à son niveau, d'utiliser pendant Chabbath un objet posé sur un arbre et de transgresser un interdit Dérabanane.

Il réfléchit et décida d'attendre quelques minutes en essayant de résister au froid.

C’est ce qu'il fit; il attendit quelques instants... Puis encore quelques instants... Jusqu'à ce que... sa garde fut terminée, et rentra très heureux de ne pas avoir eu à enfreindre un interdit Dérabanane.


Dans l'armée russe

Un autre fait est rapporté, toujours concernant la sainteté du Chabbath lors de son service dans l'armée russe.

C'était un jour de Chabbath, et son supérieur s'emporta contre lui très sévèrement et pointa son arme vers lui en le menaçant : "Si tu n'accomplis pas ta tâche, tu y laisseras ta vie !"

Le Tsaddik ne se démonta pas et lui dit : "Tu n'auras pas le mérite de me tuer, la seule chose qui puisse te faire faire un tel acte c'est d'avoir été payé pour."

Le supérieur, très en colère, appela immédiatement son responsable pour lui faire part de l'effronterie de celui-ci. Ils décidèrent de le tuer s'il refusait d'obéir aux ordres.

Notre maître comprit qu'il n'avait plus le choix, et se souvint du verset : "Il vivra par eux et ne mourra pas par eux". Il se dit : "Il est vrai qu'un Pikoua'h Néfech repousse la Torah, mais il est possible d'attraper le pistolet et de tirer avec Chinouy (changement de manière d’agir), et, ainsi, l'interdit n'est plus selon la Torah mais Dérabanane."

Rabbi Ya’acov Israël Kaniewsky était gaucher; il saisit l'arme de la main droite sans viser la cible, il tira, et voici que la balle arriva exactement dans la cible qu'il devait atteindre. Extraordinaire !!

Hakadoch Baroukh Hou a dit : "Lui, a fait sa part et Moi, Je ferais la Mienne", afin qu’il n'ait pas à tirer à plusieurs reprises. Rabbi Kalman Pinsky raconte que le supérieur lui-même ressentit le côté incroyable de la chose. Il lui dit : "Regarde-moi bien, car je ne suis pas un fanatique, mais un homme saint !" Depuis, il fut dispensé de tout travail le jour du Chabbath...

Cette histoire fut diffusée dans tous les journaux de l'époque, et Rabbi Ya’acov Israël Kaniewsky eut le mérite de sanctifier le nom d'Hachem publiquement.
 

"Mon petit ‘Haïm"

Un jour, on vit le Steïpeler pleurer sans cesse pendant sa prière. Ses élèves lui demandèrent sur quoi et pourquoi il pleurait de la sorte, ce à quoi le Rav leur répondit qu'il priait pour que son fils Rabbi ‘Haïm [Rabbi ‘Haïm Kaniewsky, un des Grands de notre génération] ait le mérite de devenir un Talmid 'Hakham (érudit en Torah). Mais Rabbi ‘Haïm était alors âgé de soixante ans !

Le Steïpeler quitta ce monde une nuit de Chabbath, le 23 Av de l'année 5745 (10 août 1985), et fut enterré au cimetière des "Chomré Chabbath" de Bnei Brak, près du tombeau du 'Hazon Ich.

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