A l'occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès) de notre maître Rabbi Matslia'h Mazouz, l'équipe Torah-Box est heureuse de vous faire profiter d'une biographi et 3 histoires à son sujet. Celui qui parle d'un Tsadik le jour de sa Hiloula, celui-ci prie pour lui et le protège. Allumez une bougie et dites "Likhvod haRav Mazouz, zékhouto taguèn 'alénou" puis priez. Que son mérite protège tout le Klal Israel, Amen !

Rabbi Matslia'h Mazouz naquit le 26 Héchvan 5672 dans l'île de Djerba. A l'âge de deux ans, des difficultés économiques obligèrent sa famille à déménager de Djerba à Tunis. Soucieux de son avenir spirituel, ses parents, qui ne voulaient pas qu'il apprenne les matières profanes, demandèrent à un Rav de la ville de lui enseigner la Torah toute la matinée. Son père, sans un instant de repos, après sa journée de travail, étudiait avec lui pendant deux heures. Il lui montrait ainsi que rien n'est plus important que l'étude de la Torah, et que tout l'or du monde ne vaut pas une seule minute d'étude. Un soir, un bouleversement inattendu se produisit. Alors que son père s'apprêtait à commencer leur étude commune, il aperçut son épouse Ra'hel, la mère de Rabbi Matslia'h, qui pleurait dans un coin. Quand il lui demanda la raison de ces pleurs, elle murmura : « Je crois que notre fils n'étudie pas assez la Torah ! ». Le père de Rabbi Matslia'h s'exclama : « Mais pourtant, j'étudie chaque soir avec lui pendant deux heures ! » « C'est exact ! », répondit son épouse, « mais de la sorte, il ne pourra jamais devenir le plus grand sage de sa génération et je le regrette amèrement ! ». Le père de Rabbi Matslia'h dit alors : « Mais si je m'occupe de lui toute la journée, que deviendra mon commerce ? ». « Ton commerce, nous ne l'emporterons pas avec nous dans l'au-delà ! », répondit-elle d'un ton catégorique. A la suite de cette conversation, le père de Rabbi Matslia'h liquida ses affaires et peu de temps après, la famille Mazouz retourna à Djerba.

En 1923, Rabbi Matslia'h Mazouz avait onze ans. Il se rendit un jour chez son oncle Rabbi Mena'hem Mazouz. Celui-ci lui montra les commentaires talmudiques écrits par son fils, Rabbi Chlomo. Il dit alors à Rabbi Matslia'h une phrase qui lui fit prendre une décision cruciale pour son avenir : « Ces écrits ne sont pas pour toi, car tu n'étudies que le soir ! ».

Rabbi Matslia'h comprit immédiatement que ces propos étaient dictés par des sentiments affectueux, et que son oncle attendait une réaction positive de sa part. Rabbi Matslia'h se leva, frappa sur la table et déclara après un moment d'hésitation : « Mon cher oncle ! Nous nous retrouverons dans trois mois et tu verras que moi aussi, je saurai écrire comme ton fils ! ». Le sourire aux lèvres, son oncle l'embrassa en lui disant : « C'est cette réaction que j'attendais de toi ». Le lendemain, Rabbi Matslia'h se rendit à la Yéchiva de Rabbi Mekikets Hachli qui le fit entrer dans un cours sur le traité de Bérakhot.

La mère de Rabbi Matslia'h Mazouz, qui avait demandé en pleurant au Créateur de pouvoir assister aux progrès de son fils, allait et venait toute joyeuse, murmurant sans cesse des prières de remerciements, malgré la misère qui régnait dans la maison à la suite des déboires financiers de son mari. Parfois, elle avait du mal à se procurer ce qui était nécessaire pour Chabbath. Devant toutes ces difficultés, le père de Rabbi Matslia'h retourna à Tunis pour y chercher du travail. Il laissa son fils et sa femme à Djerba. Il se répétait sans cesse : « Que ne ferai-je pas pour que mon fils devienne un grand érudit ! ».

Il ne rentrait à la maison que deux fois par an, durant les mois de Nissan et de Tichri ! Quand il revenait, il se rendait chez le Roch Yéchiva et lui demandait comment étudiait son fils. Deux ans plus tard, Rabbi Matslia'h Mazouz se rendit avec son père à Tunis pour se faire opérer des végétations. Le Chabbath qui suivit l'opération, son père l'emmena chez le Grand Rabbin de la ville, et lui demanda de faire passer un examen à son fils.

Pendant trois heures d'affilée, Rabbi Matslia'h récita par coeur toute une page du Talmud, avec les explications du "Tsla'h", du "Pné Yéochoua" et du "Michmérot Kéhouna" (commentaires approfondis du Talmud). Tous les assistants perdirent le fil des raisonnements, à l'exception du Grand Rabbin qui continua à discuter avec lui, seul à seul.

A 20 ans, Rabbi Matslia'h Mazouz fut choisi pour diriger la Yéchiva "'Hevrat Hatalmoud" à Tunis. Un jour, son père, se remémorant les jours et les nuits difficiles, dit : « A la place de mes richesses matérielles, j'ai eu droit à une grande lumière apportée par mon fils, reconnu comme une grande autorité, même par les Grands Rabbins de Tunis et de Djerba ! Le jeu en valait la chandelle ! »

En 5723, la prestigieuse Yéchiva "Kissé Rahamim", dans laquelle de nombreux sages éminents étudièrent fut fondée. Les descendants de ces rabbins créèrent plus tard la même Yéchiva à Bné-Brak. Ses méthodes d'enseignement particulières adoptées dans cette institution lui ont conféré une grande réputation.

Rabbi Matsliah Mazouz commença à faire imprimer son livre "Ich Matsliah", mais à notre grande tristesse, son oeuvre ne put être achevée. Le 21 Tévét 5731, alors qu'il revenait de la prière du matin, encore couvert de son Talith et de ses Téfilines, il fut sauvagement attaqué et assassiné par un fanatique musulman. Cette terrible nouvelle frappa de stupeur tous les juifs. Mais fidèles à Hachem, ils savaient qu'un jour l'Eternel réclamerait vengeance pour le sang versé. Rabbi Matsliah Mazouz eut le privilège d'être inhumé au mont des Oliviers à Jérusalem.

Histoire

Un jour, le directeur de la yéchiva du jeune Matslia’h Mazouz, Rabbi Ra’hamim ‘Hay ‘Houita ha-Cohen, fit un signe discret à son élève afin que celui-ci vienne le voir.

« Cher Matslia’h, lui dit le Rav avec beaucoup d’affection, il y a trois semaines, je t’ai donné une question à éclaircir au sujet de "Mitsva lékayèm divré ha-mèt" ("C’est un commandement d’accomplir les paroles d’un défunt"), et tu ne m’as toujours pas présenté le fruit de ton travail à ce sujet. Cela me surprend de ta part. D’habitude, tu es très rapide, pourquoi maintenant tardes-tu ? Je ne pense pas qu’il faille produire sur ce sujet plus de quatre ou cinq pages... » conclut le Rav.

Le jeune Matslia’h se dirigea la tête baissée vers sa table, sortit une liasse épaisse de feuilles, et les présenta à son Rav. « Rabbi, j’ai écrit tout cela, et j’ai bientôt terminé », dit-il avec une grande humilité. Rabbi ‘Houita n’arrivait pas à en croire ses yeux. Il jeta un regard rapide sur les feuilles et comprit que de nombreux  et profonds ‘Hidouchim se trouvaient dans les écrits de son élève...

A ce moment-là, Rabbi ‘Houita ne savait pas qu’une grande surprise l’attendait. En effet, quelques jours passèrent, et Rabbi Matslia’h lui présenta 300 pages sur le sujet ! Il dit doucement : « Je dois écrire encore deux cents pages ».
 

Suivons-le...

Son assiduité dans la Torah et sa persévérance étaient incroyables. Lors du mariage du Gaon Rabbi Ben Tsion Mazouz, le fils aîné de son oncle Rabbi Mena’hem, tous les proches de la famille et les connaissances vinrent participer à sa réjouissance.

Les musiciens faisaient entendre des sons mélodieux et l’atmosphère était enjouée. Le jeune Matslia’h alors âgé de 14 ans se trouvait parmi les invités. Personne ne faisait attention au jeune homme, mais on pouvait remarquer que sa chaise était souvent vide… Il participait aux festivités mais son cœur et son esprit étaient plongés dans les traités du Talmud et leurs commentateurs, qui étaient ancrés dans sa mémoire. Parfois, il s’esquivait et entrait dans la pièce à côté, ouvrait son carnet de ‘Hidouchim, et y écrivait rapidement ce à quoi il avait pensé. Juste après, il retournait à sa place et participait à la fête.

L’assiduité exceptionnelle de Rabbi Matslia’h ne se manifestait pas que lors des mariages ou des réjouissances ; même le jour de Pourim où tous les jeunes de son âge s’amusaient et se promenaient, rabbi Matslia’h le consacrait entièrement à l’étude de la Torah…

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Les larmes de sa maman

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