A l'occasion de la Hiloula (jour anniversaire de décès), ce jour, de notre maître Rachi, l'équipe Torah-Box est heureuse de vous faire découvrir très brièvement son parcours de vie. Celui qui parle du Tsadik de jour de sa Hiloula, celui-ci priera pour lui ! Allumez une bougie et dites "Likhvod Rachi, zékhouto taguèn 'alénou" puis priez. Que son mérite protège tout le Klal Israel, Amen !

Rabbi Chlomo Its'haki, plus couramment nommé Rachi, naquit en 1040 dans la ville de Troyes en Champagne [France], où il mourut et fut enterré le 29 Tamouz 1105.

Rachi était le plus jeune enfant d'un couple de personnes âgées qui attendait depuis longtemps sa naissance. La mère de Rachi était la sœur du rabbin Chimchon l'ancien, également connu sous le nom de "maitre des Pioutim", quant au père de Rachi, c'était un grand érudit en Torah.

On raconte que son lignage remonte en ligne directe à la dynastie du roi David, bien que les avis soient partagés à ce sujet. Rachi puise la majeure partie de ses connaissances toraiques de l'enseignement de son Rav, Rav Ya’acov bar Yakar. Rachi et son épouse eurent trois filles.

Grâce à son commentaire de la Bible et du Talmud, Rachi à gagné le titre de "Parchandata" (commentateur de la religion). On a coutume d'appeler Rachi le "Raban" d'Israël et le "Hatan Torah", car il a couvert de ses commentaires la quasi-totalité de la Torah. Autour de la vie de Rachi se sont bâties de nombreuses légendes qui, pour la plupart, sont tenues pour des réalités.

L'une des plus importantes légendes soutient que Rachi naquit auprès de parents âgés attendant depuis longtemps de voir le fruit de leurs entrailles. Leur enfant aurait vu le jour à la suite d'une promesse faite par le prophète Élie.

Son père se trouvait être un marchand de pierres précieuses qui détenait une pierre que le roi désirait fortement posséder. Le roi la lui commanda pour l'une de ses statues. Le père de Rachi, qui était un homme pieux et craignant D.ieu, ne voulait pas être complice d'une faute. C'est pourquoi il risqua sa vie en décidant courageusement de jeter par-dessus bord du bateau où il se trouvait la pierre précieuse convoitée, tout en feignant de pleurer sa perte. D'après la légende, ce fait courageux fit des remous dans le ciel et eut pour conséquence le fait que le prophète Elie lui promit un enfant qui illuminerait les "yeux" des enfants d'Israël.

Une autre légende tout aussi intéressante concerne sa mère. Pendant sa grossesse, cette dernière se promenait dans les rues de la petite ville de Worms, lorsque, soudain, elle entendit derrière elle le bruit du galop d'un cheval. En se retournant, elle vit un cavalier chrétien qui n'avait pas l'intention de s'arrêter. Ne voyant pas de moyens d'échapper à son malheureux sort, elle se dirigea forcée vers le mur situé au bord de la route et s'y appuya. La légende raconte qu'elle fut littéralement absorbée dans le mur, y laissant une empreinte toujours visible jusqu'à ce jour.

Rachi, outre le fait d'être remarquablement studieux et érudit, fut un commentateur de la Torah de niveau universel. Il était également doté d'une très vaste connaissance profane. Il maîtrisait un grand nombre de langues, en particulier l'araméen, l'hébreu, le français et l'allemand. Le domaine de ses connaissances comprenait également une maîtrise de l'agriculture du commerce et d'autres artisanats variés.

Rachi avait une connaissance très étendue dans le domaine linguistique. Il a renouvelé plus de 1300 mots en hébreu. Dans ses commentaires de la Bible et du Talmud, pas moins de 2000 noms d'ustensiles, outils, plantes et animaux sont rapportés en ancien français. Alors que sa renommée s'étendait en France et en Allemagne, il noua des relations avec les communautés juives de l'endroit, et même avec des milieux chrétiens qui comptaient des dirigeants, des commerçants et des hommes de foi. Après avoir passé plusieurs années à étudier et à se déplacer dans les différentes Yéchivot d'Allemagne, il s'installa à l'âge de 25 ans dans sa ville natale où il poursuivit son action. Il fonda une Yéchiva qui se distinguait de la norme habituelle des Yéchivot de cette époque. L'accent mis par Rachi ne portait pas seulement sur l'étude du Talmud, ce qui était très courant à son époque, mais aussi sur l'étude de la Bible et de ses commentaires. Rachi voulut tracer la voie d'une recherche de la vérité à travers une lecture critique et approfondie du texte biblique. A ce stade, il était déjà connu de par le monde. Ainsi, était-il, non seulement Roch-Yéchiva de l'établissement qu'il dirigeait, mais aussi Rav de sa ville, et, cela, sans recevoir de salaire. Il fut aussi un décisionnaire important de son époque et on lui faisait parvenir des questions et des problèmes halakhiques de tous les coins du monde.

Rachi et son épouse n'eurent pas de fils, mais trois filles qui se marièrent avec des très grands savants, et de qui naquirent à leur tour également de très grands érudits en Israël. Sa fille aînée Yokhévèd se maria avec Rabbénou Meir fils de Chmouel Meromoug, surnommé "le père des Rabbanim" ; sa deuxième file Myriam se maria avec Rabbi Yéhouda bar Nathan. La troisième fille Rachel se maria avec Rabbénou Éphraïm. Ses successeurs spirituels sont ses petits-enfants : le Rachbam, Rabbénou Tam, et le Ribam. Ces trois personnages furent de grands commentateurs surnommés les "Ba’alé Tossefot".

Son plus grand disciple est Rabbi Shmaya. On compte entre autres parmi ses disciples, le célèbre commentateur de la Bible Rabbi Yossef Kara, Rabbi Ya’acov ben Chimcho,  et Rabbi Sim'ha ben Chmouel de Vitry.

La grandeur de Rachi ne l'empêchait pas d'orienter différemment sa ligne de pensée ni d'accepter des critiques quand il le jugeait nécessaire. En témoigne sa correspondance dans laquelle, avec une très grande humilité, il emploie des expressions telles que « je me suis trompé », «  j'ai fait une erreur », « je ne sais pas quelle est l'explication », ou « je ne savais pas ».

En plus de ses nombreux commentaires de la Torah, des prophètes et des hagiographes, il commenta le Talmud et la Michna et rédigea de nombreux kountress (petits livrets) dans le domaine de la Halakha ainsi que des livres de Pioutim (chants liturgiques).

Le jour de son décès tombe le 29 Tamouz.

On raconte que, lors de son décès, une voix céleste s'éleva et dit : « Tous les enfants d'Israël seront appelés à être tes enfants ».

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