Nous entendons souvent des parents se lamenter sur leurs enfants qui manquent vraiment de respect de nos jours. C’est peut-être vrai, mais il ne sert à rien de se plaindre. Et dire aux enfants qu’ils sont irrespectueux ne fait que renforcer leur conduite négative. Dans les Asséret Hadibrot, les 10 commandements, nous voyons que Kiboud Av Vaèm (honorer son père et sa mère) est l’une des Mitsvot les plus importantes. Les enfants doivent manifester du respect à leurs parents - non pour l’honneur des parents, mais parce que cela contribue à donner aux enfants un sentiment de sécurité et de stabilité. Pour leur bien, il faut que nous nous dépassions, pour leur propre équilibre émotionnel.

Nous vivons dans une époque où nous ne voyons pas beaucoup de conduite respectueuse autour de nous. Notre rôle en tant que parents, notre responsabilité d’enseigner aux enfants à manifester des marques de respect est aussi difficile. Ce n’est pas seulement le défi de les faire obéir ; c’est aussi le fait de vivre dans une société où nous sommes réticents à rechercher ce respect. Mais nous devons persévérer, en ayant à l’esprit que nous agissons pour le bénéfice de nos enfants. Nous devons passer du temps à enseigner le respect à nos enfants. Nous devons leur enseigner à manifester du Dérekh Erets, du savoir-vivre, et des marques de respect dû aux parents.

Comment ? Un moyen simple consiste à employer souvent les phrases Kiboud Av Vaèm, Dérekh Erets, ainsi que le terme « respect ». Le meilleur moment pour employer ces termes est lorsque les enfants incarnent manifestement une bonne conduite.

Alors, au lieu de nous focaliser sur les moments où nos enfants manquent de respect, soyons à l’affût de petits actes de respect de leur part. Nous pourrons alors le leur faire remarquer et les complimenter. Lorsque nous nous concentrons uniquement sur la conduite positive, nous la renforçons. Malheureusement, le contraire est aussi vrai.
 

Voici des exemples de renforcement positif :

« Tu es allée au lit au moment où je te l’ai demandé ; c’était un signe de Dérekh Erets » (même si elle était fatiguée).

« Je t’ai demandé de t’assoir sur la chaise pour que je puisse m’asseoir sur le canapé, et tu m’as écoutée. C’était du Kiboud Av Vaèm. »

« Tu ne t’es pas plaint lorsque je t’ai demandé d’arrêter l’ordinateur - c’était une conduite respectueuse » (même s’il s’est levé lentement et était visiblement irrité).

Nous focaliser sur la conduite positive et respectueuse de nos enfants et la mettre en valeur modifie notre perspective et génère un immense sentiment de paix dans notre foyer. Cela enseigne réellement à nos enfants ce qu’est le respect. Nous envoyons ainsi un message silencieux et fort : vous êtes réellement pour vos enfants (sans faire de grands discours) un modèle qui se concentre sur la conduite positive d’autrui, incarnant le respect et le Dérekh Erets à son plus haut niveau. C’est un outil puissant, que les enfants pourront employer avec succès dans toutes les situations de la vie.

Adina Soclof