On ne comprend réellement une chose qu’en la vivant. Ainsi, pour apprendre un métier ou toute autre aptitude – comme conduire une voiture, par exemple –, on ne peut se satisfaire uniquement de la théorie, même avec des explications d’une grande clarté. L’apprentissage est incontournable pour bien saisir ce à quoi on fait référence. En exerçant, ce qui était abstrait devient vivant, palpable, et l’on en perçoit ainsi toutes les facettes.
Il en est de même dans le judaïsme. On pourra décrire durant des heures ce qu’est le Chabbath à quelqu’un qui n’en a aucune expérience, mais il ne le saisira réellement qu’en l’observant – et ce, de préférence chez une famille pratiquante.
C’est pourquoi les Bné Israël, après avoir reçu la Torah, vont, durant 40 ans dans le désert, mettre en pratique tous les enseignements reçus, encadrés par Moché Rabbénou. Ils n’auront pas à se préoccuper de leurs moyens de subsistance, étant nourris par la manne qui descendait du ciel, vêtus et blanchis par les nuées. Du matin jusqu’au soir, ils apprenaient les modalités qui régissent ces lois, tout en les mettant en pratique. Cette expérience, unique dans l’Histoire – à une telle échelle –, était nécessaire, car elle a permis au peuple de se débarrasser de son ancien mode de vie influencé par la culture égyptienne, et d’acquérir celui de la Torah, qu’ils pourront ainsi transmettre à leur descendance.
Durant ces déplacements dans le désert, le peuple hébreu fera aussi l’expérience de la Émouna (foi). Nourris par D.ieu, ils saisiront qu’en définitive, la subsistance provient de Sa bénédiction. Les déplacements dans ce désert, guidés par les nuées, permettront au peuple de prendre conscience que l’homme se trouve, tout au long de son existence, dirigé par le Créateur, Source de tous les bienfaits. Il apprendra aussi que D.ieu châtie pour les fautes, même pour de la médisance. Après 40 ans d’apprentissage, ‘Am Israël sera enfin prêt à entrer en Terre Sainte, pour devenir le peuple de la croyance en D.ieu et une référence pour toutes les nations de la terre.
Ce besoin d’apprentissage du judaïsme est toujours d’actualité. Une grande partie du Klal Israël qui, depuis des dizaines d’années, s’était éloigné de toute pratique, revient à ses sources. Ces Juifs ont besoin qu’on leur explique les bases du judaïsme de façon concrète. Comme dans les temps anciens, ils ne savent pas ce qu’est le Chabbath, le rituel des prières ou les lois de la Cacheroute. Ils ont aussi tout un passé qui laisse ses traces, et dont il est difficile de se détacher. Des questions de Émouna font surface face aux épreuves, parfois même des élans de révolte. Ils ne comprennent pas pourquoi, après s’être rapprochés du judaïsme, les choses ne se passent pas comme “prévu”. Ils s’attendent à une tout autre destinée, à être accueillis sur un tapis rouge et couverts d’encouragements pour tous les efforts accomplis. “Il n’y a rien de nouveau sous le soleil”, affirme Chlomo Hamélekh dans Kohélet. Nos ancêtres se sont eux aussi plaints, émettant des regrets liés à leur passé étranger à la Torah.
La solution idéale est de changer de cadre et de vivre au sein d’une communauté pratiquante. Si cela n’est pas évident, il sera nécessaire de profiter des jours de congé pour découvrir notre patrimoine de façon vivante. Nous nous approchons des mois d’été. Torah-Box a prévu à cet effet, à Jérusalem, dans un cadre magnifique, un programme adapté aux Ba’alé Téchouva (ceux qui se rapprochent de la Torah). Logés et nourris, vous y serez encadrés par une équipe de Rabbanim disponibles pour répondre à toutes vos questions et vous faire vivre une expérience riche en sens et en émotions. Une occasion unique à ne pas manquer !
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