Chalom. Je voudrais tout d'abord remercier de tout cœur la communauté française. Il est vrai que j'avais entendu de bons échos sur cette communauté, mais lorsqu'on les rencontre, on est émerveillé : on rencontre des gens dotés d'un bon cœur, animés de crainte du Ciel, des vertus, avec une classe admirable, des personnes de valeur, comme cela sied au peuple d'Israël. J'ai été très favorablement impressionné par mon voyage en France et il se peut que nous retournions en France, avec l'aide de D.ieu, à Lag Ba'omer, au mois d'Iyar.

J'aimerais vous faire part d'une remarque. Il est écrit dans les ouvrages sacrés, dans l'ouvrage Avodat Israël, que nous ne prononçons pas l'un des Saints Noms de D.ieu, le Tétragramme. À la place, nous lisons ce Nom avec les lettres Alef, Dalet, Noun et Youd. L'auteur affirme que cela fait référence à cette période. Le Youd (dont la valeur numérique est de dix) fait référence à dix jours du mois de Nissan, le Dalet (quatre) fait référence aux quatre jours de préparation et d'inspection du Korban (sacrifice), pendant les quatre jours précédant Pessa'h, la lettre Noun (cinquante) fait référence à la période des cinquante jours entre Pessa'h et Chavou'ot, et nous parvenons ensuite à la lettre Alef, qui marque la fin, la fête de Chavou'ot. Ces jours-ci correspondent à une continuité depuis la sortie d'Égypte. J'ai analysé le sujet de la sortie d'Égypte et nous pouvons nous inspirer de la conduite de Moché Rabbénou, en examinant comment il avait accédé à la direction du peuple. « Moché, ayant grandi, alla parmi ses frères et fut témoin de leurs souffrances. » Mes amis, réfléchissez à l'idée que Moché se rendit auprès de ses frères. Qui a-t-il protégé ? Les commentateurs expliquent qu'il s'agissait de Datan. Quel est l'homme que l'Egyptien avait frappé ? Qui était ce Datan ? Vous avez entendu parler de Datan et Aviram ? C'est lui qui avait lutté contre Moché, jour et nuit, pendant quarante ans. Il l'avait poursuivi sans relâche. Il avait conservé de la manne (s'opposant ainsi à l'ordre de Hachem), puis refusé l'ouverture de la mer Rouge, il n'arriva que par la suite, relève un commentateur sur la Paracha de Béchala'h. Il médisait constamment de Moché Rabbénou, il le dénonça et Moché fut contraint de s'enfuir, comme l'indique la suite du récit dans la Paracha de Chémot : il l'avait dénoncé à Pharaon en révélant qu'il avait tué un Égyptien, alors que la veille, Moché Rabbénou venait de le sauver…

C'est ce point qui doit nous faire réfléchir. Protégeons les Juifs, éprouvons de la compassion pour eux, même s'il s'agit d'hommes vils, même s'ils sont nos ennemis et nous poursuivent, laissons D.ieu s'en charger. Nous avançons dans la vie dans le même esprit que Moché Rabbénou, en ayant de la compassion pour eux, en priant pour eux et en manifestant de la bonté à leur égard, et ainsi, D.ieu agira de la sorte à notre égard, même si nous n'en sommes pas dignes, Il déversera sur nous toute une abondance de bienfaits. Merci à vous. 

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