Au mois d'Adar, nous recensons deux jours importants : d'abord la fête de Pourim, qui incarne le summum de la joie, et ensuite, le 7 Adar, un jour très particulier et favorable aux délivrances, jour du décès de Moché Rabbénou. Nos Maîtres écrivent au sujet de Moché Rabbénou : "Atpachtouta démoché bekhol dor vador", à savoir : l'influence de Moché se fait ressentir chez tous les érudits en Torah. C'est ce que nous retenons des ouvrages de nos Maîtres. Mais certains ouvrages de 'Hassidout soutiennent que chaque Juif a en lui une étincelle de Moché Rabbénou et que chacun peut se rattacher à lui. Si chaque personne peut se rattacher à lui, que symbolisait Moché Rabbénou principalement ? C'était le plus humble des hommes, mais d'un autre côté, c'était un enseignant et un dirigeant du peuple juif. 

Tout le monde doit connaître ce principe : il n'est pas nécessaire d'être lié à des personnes bien placées, car chacun est maître chez soi : il indique la marche à suivre dans son foyer. Même s'il n'a pas de foyer, il se dirige lui-même et décide ce qu'il entreprend. Chacun dispense un enseignement, dans les traces de Moché Rabbénou. Moché a béni le peuple juif dans la Paracha de Zot Habérakha. Or, à la maison, lorsque nous bénissons nos enfants, nous n'avons pas recours à la bénédiction de Moché, mais à celle de Ya'acov : Yismé'ha Elokim Kéefraïm Ouménaché (Que D.ieu te fasse devenir comme Efraïm et Ménaché). Une question se pose : lorsqu'on bénit nos enfants, pourquoi ne pas avoir recours à la bénédiction d'Avraham Avinou : "Je bénirai ceux qui te béniront" ? Et pourquoi pas la bénédiction de Moché Rabbénou, l'enseignant par excellence du peuple juif ? 

Réponse : la bénédiction de Ya'acov Avinou contient un élément unique, absent ailleurs. Nous savons que les générations s'affaiblissent de plus en plus : le père est un homme pieux et vertueux et son fils l'est moins, et le petit-fils, encore moins. Chaque génération se relâche dans la pratique. La seule génération qui ne s'est pas relâchée a été celle d'Efraïm et de Ménaché. En effet, il est dit : "Non moins que Réouven et Chimon, Efraïm et Ménaché seront à Moi" : Efraïm et Ménaché ont été la génération suivante, étant les fils de Yossef, c'est pourquoi nous utilisons cette bénédiction où sont mentionnés Efraïm et Ménaché. Nous désirons nous trouver au même niveau et ne pas nous affaiblir par rapport à la génération passée. Mieux encore, nous voulons nous renforcer et nous rattacher aux générations anciennes, et poursuivre la tradition sacrée. Et c'est là le rôle essentiel du peuple juif : se rattacher aux générations du passé et imiter la conduite de nos parents en poursuivant la tradition ancestrale.

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