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'Alénou Léchabéa'h

Rédigé le Mardi 20 Janvier 2015
La question de Anonyme

Bonjour Monsieur le Rabbin,

Pouvez-vous me donner de plus amples détails sur la prière de 'Alénou Léchabéa'h, que l'on récite à la fin de la prière ?

Qui l'a écrite ? Y a-t-il des lois particulières à connaître ?

Par avance, merci.

La réponse de Rav Freddy ELBAZE
Rav Freddy ELBAZE
1448 réponses

Chalom,

On a l'habitude de dire le passage de ‘Alénou Léchabéa'h après la Téfila.

Dans les ‘Hidouchim de Maran Rabbi Isaac Abouaf sur le Tour, il est rapporté au nom de Rabbénou Nissim que ce passage a été institué et composé par Yéhochou’a bin Noun, successeur de Moché Rabbénou, lorsqu'il fit entrer les Bné Israël en terre promise. Certains disent plus précisément que Yéhochou’a a composé ce passage après la conquête de Jéricho.

‘Alénou Léchabéa'h est récité à la fin de chaque Téfila (Cha’harit, Min’ha et ‘Arvit).

Le Or’hot ‘Haïm et le Kolbo disent que ‘Alénou Léchabéa'h se dit debout. Une petite allusion y est faite puisque la Guématria (valeur numérique) du mot ‘Alénou est équivalent à celui de Ouméomed (debout).

On tâchera de le lire avec Kavana (concentration) et non sur le pas de la porte de la synagogue.

Lors du passage "Vaana’hnou Michta’havim" ("nous nous prosternons"), nous devons effectivement nous courber comme aux différents endroits de la ‘Amida.

Le Minhag chez les Séfarades est de placer ce passage à la fin de la Téfila, c'est-à-dire, après le psaume du jour et le Pitoum Hakétorèt, alors que chez certains Ashkénazes, ‘Alénou Léchabéa'h est dit après "Ouva Letsion".

Celui qui entend l’assemblée dire ‘Alénou Léchabéa'h doit se joindre à lui, même s'il ne prie pas avec ce Minyan. On ne parlera pas pendant ‘Alénou Léchabéa'h, néanmoins, si on entend dire une Brakha, on répondra Amen, et à plus forte raison, si l'on entend Kaddich ou Barékhou, on devra s'interrompre pour y répondre.

Le Minhag chez les Séfarades est de rajouter après ‘Alénou Léchabéa'h "Ouvtoratékha Hachem Elokénou Katouv Lémor : Chema Israël Hachem Elokénou Hachem E’had".

Kol Touv.

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