Logo Torah-Box

'Amida : pourquoi parler à l'impératif ?

Rédigé le Samedi 20 Février 2021
La question de Anonyme

Chalom Rav,

Pourquoi dans la 'Amida, utilisons-nous un langage "d'ordre", comme dans : "Guéris-nous", "Bénis-nous", n'aurions-nous pas dû dire : "De grâce Hashem, bénis-nous" ?

N'est-ce pas un manque de respect, alors qu'à son père, on n'a même pas le droit de dire : "Est-ce que tu peux me passer le sel ?", alors là j'ai l'impression que c'est comme ci on disait "Passe-moi le sel !".

Merci beaucoup.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
44164 réponses

Bonjour,

La huitième bénédiction de la 'Amida - Réfaénou [Guéris-nous] - est basée sur Jérémie 17, verset 14. Dans ce verset, aucun adverbe [de supplication] n'est mentionné, donc, les Aneché Knésset Haguedola - les Sages de la grande assemblée - n'ont pas jugé nécessaire d'apporter une modification.

D'une manière générale, la mention d'un adverbe ou d'une supplication particulière n'est pas obligatoire ! Il ne faut pas voir dans les prières en question des ordres. Hachem n'a pas besoin que l'on insiste. On adresse des requêtes à Hachem tout en sachant qu'Il est Le seul à pouvoir exaucer nos prières et qu'Il nous est rien redevable. Cela est suffisant !

Il est à noter que dans la treizième bénédiction de la 'Amida, le terme "Na" = de grâce est mentionné dans certaines versions, mais certains ne le mentionnent pas. Voir 'Arokh Hachoul'han, chapitre 118, Halakha 4.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

Mékorot / Sources : Arokh Hachoul'han.
Vivre dans la Joie

Vivre dans la Joie

Comment être joyeux lorsque tout va mal, lorsque les épreuves s'enchaînent ou bien lorsque la vie est monotone et n’apporte rien de palpitant ?

acheter ce livre

Avez-vous aimé ?
Soyez le premier à commenter cette réponse Rav Gabriel DAYAN