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Ensemble Construisons le 1er centre d'étude et formation du Rav Kanievsky
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Comment faire Chabbath ?

Rédigé le Vendredi 5 Décembre 2014
La question de Chyrel C.

Bonsoir Rav,

Ces derniers temps, ma famille n'a connu que des malheurs malheureusement.

J'ai pris de nombreuses choses sur moi depuis le début de l'année, j'ai cessé de mettre des pantalons au profit des jupes, j'ai repris une alimentation Cachère stricte, je me suis inscrite à des cours de Torah par internet, et je fais Birkat tous les Chabbath. Ce sont des choses qui sont venues naturellement et qui m'aident à me renforcer chaque jour, mais un problème persiste, je ne fais pas Chabbath.

Le jour de ma Bat Mitsva, j'ai pris la décision de faire Chabbath, et j'ai tenu pendant plusieurs années. Malheureusement, on m'a un peu désespéré en me disant que si je faisais Chabbath, je serais obligée également de faire les fêtes. Je ne me sentais pas prête et j'ai donc tout abandonné.

Voilà maintenant presque un an que j'ai pris sur moi de faire Chabbath, mais je n'y arrive pas. Je n'ai pas la volonté de le faire. Toutes les autres décisions que j'ai prises sont venues naturellement, et je connais la gravité de ma faute, étant en école juive, mais je n'arrive pas à me dépasser, et j'en viens à penser que les problèmes qui touchent ma famille sont de ma faute.

J'aimerais savoir comment puis-je réussir à faire Chabbath ? Par où dois-je commencer ? J'ai une véritable envie d'avancer mais je ne sais plus quoi faire pour réussir.

Je suis désolée de ce long message et espère ne pas vous avoir fais perdre trop de temps.

Merci d'avance.

La réponse de Rav Emmanuel MIMRAN
Rav Emmanuel MIMRAN
94 réponses

Bonjour,

Tout d'abord je m'associe à vos épreuves et aux difficultés que votre famille passe et j'espère que vous verrez prochainement des délivrances dans tous les domaines.

Vous avez eu la sagesse de comprendre qu'Hachem désire vous voir avancer dans la Torah et les Mitsvot et j'admire et encourage le fait d'avoir pris d'accomplir des Mitsvot que vous n'avez pas accomplies jusqu'à présent. Votre volonté de servir Hachem comme il se doit et d'atteindre la perfection doit être un exemple pour tous, 'Hazak !

Pour arriver au cœur de votre question et dans le cas que vous décrivez, il me semble que ces trois points vous faciliteront, avec l'aide du Ciel, à surmonter l'épreuve que vous traversez :

1. En étudiant sur le Chabbath. Rav Israël Salanter disait que l'étude d'un sujet donne des forces pour le respecter. Aussi, il est fortement conseillé d'étudier Bli Néder, si possible quotidiennement (même un petit peu), les lois et des textes sur le Chabbath. Le jour du Chabbath est bien entendu plus propice à une étude plus longue qu'en semaine.

2. En sachant que le respect du Chabbath incombe tout le monde et pas seulement ceux qui veulent respecter Chabbath, ou respecter telle ou telle Mitsva. 

3. En sachant et en méditant un peu que si vous surmontez les difficultés et à chaque fois que vous ferez un effort pour accomplir le Chabbath et ne pas écouter le mauvais penchant, vous vous élevez immensément et vous devenez encore plus chère aux "Yeux" d'Hachem ! La récompense reçue dans le monde futur pour chaque seconde sera immense. De plus, les efforts fournis pour accomplir une Mitsva (ou pour ne pas fauter) enlèvent des efforts qui sont destinés à chacun durant sa vie.

Je dois aussi préciser que ce que les gens vous ont dit que si vous respectez le Chabbath, il faudra aussi respecter les jours de fêtes n'est pas juste. Je m'explique: Il faut respecter le Chabbath et les jours de fêtes pour tout le monde. Même celui qui ‘Hass Véchalom ne respecte pas Chabbath doit respecter les jours de fêtes et inversement. Bref, il faut respecter les deux (et toute le Torah), mais c’est une erreur de croire que si l'on ne respecte pas les deux alors c'est comme si on ne fait rien. Hachem ne regarde pas les Mistvot "en vrac", ou tout ou rien, mais chaque Mitsva est vue, jugée et récompensée. Il n'empêche que l'on doit arriver à tout faire. Qu'Hachem nous aide.

Je vous renvoie aussi à la réponse de la question 462 qui pourra Bé’ézrat Hachem vous donner des indications : ;http://www.torah-box.com/question/quoi-faire-le-chabbat-sans-jeunes-de-mon-age-aidez-moi_462.html

Je finis en vous apportant une partie de l'introduction des lois de Chabbath dans le livre "Mon Choul’han Aroukh de Poche" :

1. Le jour du Chabbath est bien plus qu'un simple jour de repos. C'est une journée d'élévation, de jouissance spirituelle et de rapprochement vers Hachem.

Hachem nous a donné ce saint jour et l'a accompagné de directives sur la façon de l'observer. C'est seulement dans la mesure où nous suivons strictement ces instructions que nous pouvons véritablement parvenir à la jouissance du Chabbath. Il faut être déterminé à respecter ces lois à tout prix. En effet, ce magnifique cadeau qu'est le Chabbath n'est pas une œuvre humaine et ce serait lui porter atteinte que de vouloir en changer le caractère.

Une personne non initiée pourrait penser que ces lois attachent trop d'importance à des détails ayant l'air insignifiants, et qu'elles sont parfois exagérées. Cependant, dans le judaïsme, rien n'est insignifiant car tout acte, aussi banal qu'il paraisse, a son poids et son impact. D'ailleurs, c'est justement grâce à l'observance minutieuse de tous ces détails que nous méritons les bénédictions du Chabbath, et avec elles, la conservation de notre identité juive (inspiré du recueil de Rav A. M. Hassan).

2. Au même titre que les autres Mitsvot de la Torah, chaque détail des lois du Chabbath a une valeur immense, et il faut donc faire tout son possible, même si nous ne réussissons pas à les accomplir toutes. Chaque Mitsva, même faite par un impie, a une valeur inestimable et doit être appréciée de la sorte.

Bien entendu, il ne faut pas que cet avantage devienne un piège en nous incitant à ne pas faire plus. Il faut toujours avancer et vouloir progresser dans la piété, tout en raffinant nos actions déjà existantes [d'ailleurs, il n'existe pas de situation stable dans le service divin : soit nous nous élevons, soit nous descendons !].

3. La Torah nous enseigne que le saint jour du Chabbath est un témoignage que nous portons sur notre foi en D.ieu et sur notre soumission à Sa volonté. Il faut donc tout faire pour honorer cette alliance qui nous rattache au Tout-puissant et à notre véritable identité juive, ce qui n'est possible qu'en essayant à chaque fois de faire plus et en ne nous suffisant pas de nos acquis.

4. La seule façon de ressentir le goût de cette grande journée est de la vivre conformément à ses lois. Ainsi, lorsque le Chabbath sera observé scrupuleusement, il procurera un avant-goût du monde futur. Pour cela, il est obligatoire de passer cette journée avec sainteté et pureté, en l'utilisant pour se renforcer spirituellement et en se rapprochant du Créateur. On ressentira alors une sérénité et un amour de D.ieu grandissant, et l'on pourra sentir le goût sublime du Chabbath. Bien entendu, ceux qui, au lieu d'agrémenter ce saint jour par des paroles de Torah et des chants chabbatiques, passent leur journée dans des futilités et des activités interdites, ne peuvent pas ressentir la beauté du Chabbath.

La journée du Chabbath vécue comme nos Sages nous l'indiquent, est l'un des meilleurs moyens de faire hériter à nos enfants notre riche patrimoine spirituel. Si nous désirons voir nos descendants garder leur identité juive et les éloigner de l'assimilation, il faut être très fort et respectueux des Mitsvot et du Chabbath en particulier. C'est un Chabbath baigné de joie et de spiritualité, vécu avec des paroles de Torah, des chants chabbatiques et imprégné d'une ambiance générale agréable, qui inculquera à nos enfants la beauté de notre héritage.

Qu'Hachem vous aide !

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Soyez le premier à commenter cette réponse Rav Emmanuel MIMRAN