c Question au Rav : Coronavirus, Minyan dans les balcons & Guézèl Chéna

Coronavirus, Minyan dans les balcons & Guézèl Chéna

Rédigé le Mercredi 26 Août 2020
La question de Anonyme

Bonjour,

Je vous remercie pour tout votre travail quotidien réalisé et tout ce que vous nous apportez comme enseignement.

J’aimerais revenir sur un point suite à votre campagne 31 : le Covid t’a changé.

Je me pose tous les jours la question sur ces fameux "Minyanim de terrasse" qui ont engendré à mon sens plus de tord que de bonnes choses.

Premièrement, comment accepter une personne qui se met à hurler "Hachem Mélèkh" à 6h30, ou même plus tard comme le Chabbath, sans se soucier du voisin ou de la voisine qui dorment ?!

Pour faire une Mitsva Dérabbanane qui est de prier Béminyan, ils transgressent une Déoraïta de Guézèl Chéna ?!

Deuxièmement, cela n’entraîne que moi dans mon raisonnement, mais j’aimerais avoir votre point de vue.

Si Hachem a fermé les synagogues, c’est justement pour se remettre en question sur notre comportement dans les synagogues et pendant la Téfila, par pour hurler de sa terrasse et déranger son monde !

Sans compter la distraction pendant la Téila de sa terrasse. La personne prie et en même temps il regarde ce qui se passe à droite à gauche dans la rue !

Sans compter un nouveau problème constaté : avec ces fameux "Minyanim de rue", les synagogues ont réouvertes et sont désertes, voilà le résultat, au lieu de prendre conscience de l’importance de la Téfila, de la synagogue pendant le confinement, les gens se sont dits : "Il est top ce Minyan, autant le continuer", et les synagogues sont désertées.

Voilà, si vous pouvez m’aider à répondre à ma première question sur le Guézèl Chéna et avoir votre point de vue sur mon deuxième point détaillé.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
27664 réponses

Bonjour,

1. Vous avez absolument raison. La prière n'est pas une raison suffisante pour se permettre de déranger ceux qui dorment, encore, et qui ont besoin de sommeil.

Vous devez vous adresser aux responsables du Minyan et leur décrire avec douceur la gravité de leur manière de faire.

Voir Divré Pin'has [Rav Pin'has Avraham Mayers], volume 2, réponse 80, Dérekh Si'ha, page 307, Ha'hafets 'Haïm 'Hayav Oupo'alav, volume 3, page 105, Chévet Halévi, volume 7, réponse 224, Michné Halakhot, volume [12] 3 [Tinyana], partie 'Hochen Michpat, réponse 443, volume 14, réponse 199, Divré Bénayahou, volume 25, réponse 75.

2. Rien ne vaut un Amen Yéhé Chémé Rabba ou une Kedoucha. Nous devons nous concentrer sur la splendeur de notre peuple et sur son attachement aux prières dans toutes les conditions. La conduite déplorable dont vous faites mention n'est pas encore suffisante pour annuler ces Minyanim.

Il est vrai que les portes des synagogues se sont ouvertes, mais l'accès en est encore limité. Donc, les Minyanim en extérieur sont, encore, une nécessité.

Prions tous pour que la situation s’améliore et que nous puissions tous, quitter le banc des "accusés" pour rejoindre ceux des synagogues.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

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