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Dédier une étude pour l'élévation de l'âme d'un Goy

Rédigé le Mardi 30 Août 2016
La question de Richard C.

Bonjour à tous les Rabbanim de Torah-Box.

Selon la Halakha, est-il possible de dédier un cours ou une étude pour l'élévation de l'âme d'un non-juif (pour mon père, je suis issue d'une "union mixte"), et si oui, doit-on citer le père du concerné ?

Merci d'avance.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
21501 réponses

Bonjour,

Introduction 1

Durant la seconde guerre mondiale, un prêtre a sauvé 22 enfants juifs.

Aujourd’hui, ils sont tous pratiquants et étudient la Torah la majeure partie de la journée.

Le prêtre a quitté ce monde et ils décidèrent de faire preuve de reconnaissance envers lui en récitant le Kaddich.

L’un d’entre eux fit remarquer qu’il serait bien de poser la question à un Rav compétent.

Réponse :

D’après certains décisionnaires, il est permis de réciter le Kaddich en sa faveur.

Mais il faut savoir que chaque bonne action et chaque mot d’étude des 22 personnes seront comptabilisés par le Maître du monde dans le « dossier » du prêtre, car c’est grâce à son courage et à sa bravoure qu’ils sont restés en vie.

Voir ‘Hachouké ‘Hémed sur 'Avoda Zara 65a.

Introduction 2

Un converti s’est rendu chez un Rav afin de poser la question suivante :

Son papa a commis plusieurs fautes de son vivant.

Il désirait offrir de la Tsédaka afin de permettre à un groupe d’étudiant de se plonger dans l’étude de la Torah, et ce, dans l’intention que les fautes de son papa soient pardonnées.

Est-ce possible ?

Réponse :

Il n’est pas interdit de réciter le Kaddich.

Il est préférable de réciter des Téhilim.

Il n’est pas certain que la Tsédaka puisse avoir un effet réparateur.

Voir ‘Hachouké ‘Hémed sur Sanhédrin 104a et Techouvot Véhanhagot, volume 2, question 43..

Introduction 3

Un soldat non-juif de l’armée israélienne a été tué lors d’un combat.

Est-il permis de réciter des prières en sa faveur afin que son âme repose en paix ?

Le Rav Ovadia Yossef pense que cela est absolument permis. Voir Yabi'a Omer, volume 10, Yoré Déa, question 55.

En ce qui concerne votre question

Il est possible de dédier une étude à la mémoire d’un père non-juif ou de lire des Téhilim à sa mémoire.

Si cela n’aura pas d’effet, il est certain que cela ne sera pas nuisible.

Dans le doute, pourquoi s’abstenir ?

Ce qui est certain : ce sont des actions méritoires. Hachem prendra cela en considération.

Voir Léilouy Néchama, page 27 au nom de Zekan Aharon, seconde édition, Yoré Déa, question 87.

Il n’est pas nécessaire de mentionner son prénom.

Je suis à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

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