c Question au Rav : Différence entre Pidyone Néfech et Kapparot

Différence entre Pidyone Néfech et Kapparot

Rédigé le Lundi 23 Septembre 2019
La question de Anonyme

Kvod Harav,

Quelle est la différence entre un Pidyone Néfech et les Kapparot de la veille de Yom Kippour ?

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
27679 réponses

Bonjour,

Les Kapparot et le Pidyone Néfech sont deux procédés visant à "alléger", partiellement, le poids des fautes que chacun aurait pu faire.

Nous n'avons pas le niveau pour dire lequel des deux procédés est le plus bénéfique.

A. Les Kapparot

La coutume des Kapparot - abattage d'une poule ou d'un coq - est rapportée dans le Choul'han ‘Aroukh - Ora’h ‘Haïm, chapitre 605.

Première raison

Nous procédons aux Kapparot pour remplacer, éventuellement, un mauvais décret qui nous serait réservé par la mort du coq ou de la poule. Le Satan - Ange de la mort, ne doit jamais revenir dans le « palais royal », les « mains vides ». Ainsi, avec l’abattage d’un animal, on espère qu’il sera « satisfait » et qu’il s’en suffira.

Voir Encyclopédia Talmudit, volume 32, page 221.

Seconde raison

Les Kapparot sont une sorte de cadeau visant à amadouer le Satan. Lorsqu’il nous voit abattre un animal - à notre place, on espère le voir se calmer et garder le silence en laissant de côté, toutes ses accusations. Voir Encyclopédia Talmudit, volume 32, page 221.

Troisième raison

D’après certains de nos maîtres, l’abattage du coq est censé faire trembler son propriétaire et l’amener à penser que c’est lui qui aurait dû subir ce sort. Ainsi, il fera une Techouva qui le portera vers un meilleur accomplissement des Mitsvot et une meilleure crainte d’Hachem. Voir Encyclopédia Talmudit, volume 32, page 221.

Quatrième raison

Certains avaient l’habitude d’abattre un bélier. Cela était censé rappeler à son propriétaire la 'Akédat Its’hak, le haut niveau d’amour et de la crainte d’Hachem de notre père - Avraham Avinou, auquel nous devons, tous, aspirer. Voir Encyclopédia Talmudit, volume 32, page 221.

Cinquième raison

Certains de nos maîtres font remarquer que l’essentiel des Kapparot est la Mitsva de Tsédaka que l’on accomplit en donnant le coq ou la poule à des personnes dans le besoin. Voir Encyclopédia Talmudit, volume 32, page 221.

Pour des détails supplémentaires et des références à ce sujet, je vous conseille de voir l’édition du Michna Broura, Oz Véhadar, sur le chapitre 605 du Choul'han ‘Aroukh - Un régal !

B. Le Pidyone Néfech

Le Pidyone Néfech est une somme d'argent donnée à la Tsédaka ou à un maître "particulier" en Torah, afin de bénéficier d'une purification et d'être épargné d'éventuels châtiments.

En général, c'est uniquement la Techouva qui est en mesure de nettoyer l'âme de la personne ayant commis des fautes.

Mais nos maîtres les Kabbalistes disent que l'emprise de l'impureté des fautes est, parfois, tellement forte, que la Techouva est assez difficile, et, pour faciliter le processus, il est nécessaire de faire appel à une aide extérieure - le Pidyone.

Voir Nekoudot Hakessef [Rav Ye'hezkel Bing], page 82.

Certains ont l'habitude de donner 160 pièces et certains ont l'habitude de donner "une somme d’argent correspondant au poids d’une personne en kilo de viande" - Cette dernière coutume fait allusion à la volonté de la personne désirant RACHETER son âme par le bais de sa "valeur".

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

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