Bonjour Rav,
Est-on dispensé de prier si l’on étudie la Torah 22 heures sur 24 dans le temps réservé pour les prières journalières ?
Étant donné que l’étude de la Torah est plus grande que les Korbanot et la Téfila (comme cela est rapporté à propos de David Hamélekh), pourquoi serait-il nécessaire de prier si l’on adoptait le mode de vie du roi David ?
Merci pour votre réponse.
Bonjour,
Théoriquement, celui qui étudierait en permanence et ne s’arrêterait JAMAIS — ni pour travailler, ni pour aucune autre obligation, et à plus forte raison pour une quelconque futilité — serait dispensé de prier, à l’instar de Rabbi Chimon bar Yo’haï et de ses compagnons d’étude. En revanche, il resterait toujours tenu de réciter le Chéma', car cette obligation est "Mine Hatorah".
Concrètement, le Talmud et le Choul’han Aroukh tranchent explicitement que, déjà à l’époque talmudique, et à plus forte raison de nos jours, nous n’atteignons plus ce niveau d’assiduité parfaite et devons donc tous interrompre notre étude pour la Téfila.
En d’autres termes, le niveau du roi David ou de Rabbi Chimon bar Yo’haï ne nous est pas du tout accessible. D’ailleurs, tous les sages, depuis le Talmud jusqu’à aujourd’hui, interrompaient leur étude pour prier. Personne ne peut prétendre être supérieur à ces géants de la Torah [voir Talmud (Chabbath 11a), Choul’han Aroukh (Ora’h ‘Haïm 106, 2) et Michna Beroura (106, 6-7)].
Le Hafets ‘Haïm (Chemirat Halachone, Cha’ar Hatorah, chap. 3, remarque) explique que, étant donné que nous nous interrompons aujourd’hui pour notre subsistance ou pour autre chose, cela prouve que notre attachement à la Torah n’est pas aussi parfait, et n’est pas assez méritoire au point de pouvoir annuler l’obligation de la prière.
Soyez béni !