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Femme avocate en Israël : permis ?

Rédigé le Lundi 24 Août 2015
La question de Julien C.

Chalom,

Mis à part les raisons évidentes de pudeur, est-il autorisé à une juive d'exercer en tant qu'avocat en Israël sachant que c'est dans un tribunal laïc, qu'une femme ne peut témoigner au Beth Din etc. ?

Merci.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
18002 réponses

Bonjour,

A ma connaissance, l'avocat ne joue pas le rôle de témoin. Ce n'est donc pas le problème essentiel.

La profession d'avocat est liée à plusieurs interdictions très graves.

1. Si les deux clients assignés en justice sont des non-juifs, il est absolument permis de traiter leur dossier.

2. Si l'une des deux parties est un juif, cela pose de très sérieux problèmes. Il faut obligatoirement s'adresser à un Rav très compétent afin de savoir s'il est possible de traiter le dossier en question, ou s'il faut obligatoirement s'en défaire.

Explications :

1. Porter une affaire devant des tribunaux autres que devant un Beth Din - même si, dans un cas précis, leurs lois sont en tout point identiques à celles des lois juives figurant dans le Choul'han 'Aroukh - est une profanation du Nom de D.ieu, car cela revient à rendre hommage aux "idoles" et aux lois profanes en leur accordant la préférence. Voir Rachi sur Chémot, chapitre 21, verset 1.

Un juif qui s'adresse à un tribunal non-juif nie par cet acte Hachem - Le Créateur du monde, et perd sa part dans le monde futur, car il relègue au second plan l'autorité de la Torah.

2. Chaque juif et chaque juive ont l'obligation de veiller au bien-être matériel et spirituel de leur prochain. Les avocats également. C'est pourquoi il est interdit d'amener une autre personne à fauter ou de contribuer à ce qu'elle fasse une action interdite. Voir Vayikra, chapitre 19, verset 14 et Le ‘Houmach, édition Edmond J. Safra, page 700.. Assez souvent, l'avocat transgresse cette grave interdiction.

3. Si les deux clients assignés en justice sont juifs et que le client de l'avocat juif obtient gain de cause et reçoit, donc, une somme d'argent de la partie adverse, cette somme est considérée comme "volée" selon la Halakha, car elle a été obtenue d'une manière interdite.

A ce sujet, voir : Michné Halakhot [responsa], volume 6, question 313 / Michné Halakhot, volume 7, question 255 / Michné Halakhot, volume 12, question 387-394 / Avné Yachfé [responsa], volume 3, question 108, passage 5 / Michepété Israël, question 18.

Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.

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