Bonjour Rav,
Je ne me sens pas bien là où je vis, en Espagne, comme juif solitaire.
Alors, je me dis fermement : je ne veux pas mourir ici - j ai 80 ans - et je veux retourner en Provence, où j'habitais avant.
Cette pensée "Je ne veux pas mourir ici, où je vis", est-elle fiable et pure et, en quelque sorte, un signe d'Hachem, comme une approbation, ou devrais-je m'adapter et accepter le vie ce que j'ai ? Je ne peux pas imaginer mourir ici...
Merci Rav.
Chalom Ouvrakha,
Ce que vous décrivez n'est pas une impulsion soudaine, mais une conviction posée, qui semble liée à votre identité juive vécue dans la solitude, par rapport à un lieu où vous vous êtes senti plus vous-même (en Provence), et nos Sages touchent à ce point dans leurs écrits [Yalkout Chim'oni Mélakhim 2, 225 ; Ye'hezkel 351].
La Torah ne glorifie pas l'effacement de soi.
Vivre là où l'on se sent étranger intérieurement, surtout à votre âge, n'est pas forcément une 'Avoda (un service). Parfois, le vrai service est d'honorer ce que l'âme réclame avec simplicité.
Si la Provence évoque pour vous plus de paix, de continuité, de vérité, alors cette direction mérite d'être considérée sérieusement, sans précipitation et sans culpabilité.
Nos Sages nous affirment [Yérouchalmi Brakhot 3, 1] que l'homme ne peut réellement étudier [s'épanouir spirituellement] que dans un endroit qu'il désire.
Kol Touv.