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L'allaitement selon la Torah

Rédigé le Lundi 26 Décembre 2016
La question de Noémie L.

Chalom Rav,

J'aurais aimé savoir qu'est-ce que l'allaitement apporte selon la Torah ?

Toda et Kol Touv.

La réponse de Binyamin BENHAMOU
Binyamin BENHAMOU
1399 réponses

Bonjour,

Voici quelques sources Toraïques et rabbiniques sur l'allaitement, tiré du livre "Un accouchement près d'Hachem", aux éditions Torah-Box :

« Une femme qui commence à allaiter son fils doit commencer par le côté gauche. » (Testament de Rabbénou Yéhouda Ha’Hassid)

« La raison en est qu’il faut lui faire goûter son premier repas du côté le plus proche de l’endroit où se trouve le cœur qui est le côté gauche. » (Knesset ‘Hakhmei Israël, Siman 214)

La capacité à nourrir ton bébé est un merveilleux cadeau que tu as reçu d’Hakadoch Baroukh Hou. Cela fait partie intégrante de ton rôle de mère incluant également le souci de l’éducation du nouveau-né et de son épanouissement. L’allaitement t’oblige à toujours rester proche de ton bébé et à t’investir à chaque étape de son développement. Quelquefois, tu te sens obligée de renoncer à certaines envies personnelles, néanmoins, le fait de savoir que c’est la meilleure chose pour ton bébé t’aide à accomplir cela avec joie.

À propos de ‘Hanna, la mère du Prophète Chmouël le verset nous signale (Chmouël 1, 1) : « La femme resta donc et allaita son fils jusqu’à ce qu’elle l’eut sevré ». Même si ‘Hanna désirait à tout prix apporter des sacrifices de remerciement pour la naissance de son fils, elle savait que sa mission pour le moment était d’éviter les tribulations du voyage et de rester chez elle dans la sérénité afin d’apporter tout ce dont son bébé avait besoin.

Afin de réaliser et d’assumer pleinement cette charge de la meilleure manière qui soit, Hakadoch Baroukh Hou t’a dotée d’une patience et d’un calme s’exprimant justement au moment de l’allaitement par la sécrétion d’une hormone appelée « prolactine ». Cette hormone agit comme un calmant et renforce ta capacité à être patiente. L’atmosphère de détente qui règne pendant l’allaitement influe non seulement sur le nourrisson qui tète, mais aussi sur le reste de l’entourage.

Nos Sages ont comparé le lait maternel à la manne, cette nourriture divine qui provenait directement du Créateur du monde pour les enfants d’Israël, et ce, dans une Providence extraordinaire. De la même façon que le goût de la manne était celui d’un beignet au miel, le lait est doux au palais du bébé. De même que chacun ressentait le goût qu’il désirait en mangeant la manne, de même, le goût du lait maternel se modifie en fonction de ce que la mère a consommé précédemment.

Le goût du lait maternel change d’une femme à l’autre, et chaque nourrisson reconnaît le lait de sa mère. Nos Sages nous ont dit à ce sujet (Kétouvot 60a) qu’un bébé aveugle reconnaît sa mère selon l’odeur et le goût de son lait ! En rapport à cela, on compare celui qui doit chercher sa nourriture au marché à un « bébé dont la mère est décédée et que l’on nourrit grâce à des nourrices et qui n’est jamais rassasié… Une personne mangeant de sa propre récolte ressemble à un bébé se nourrissant et grandissant dans les bras de sa mère ». (Avot DéRabbi Nathan 31, 1)

Chaque bébé a un lien spécifique avec le lait de sa mère et ce lait est le seul qui réussisse à le rassasier et à lui apporter la sérénité et le calme dont il a tant besoin.

La Guémara nous raconte (Kétouvot 60a) que le Amora Chmouël réalisa une expérience afin de voir la capacité d’un bébé à reconnaître sa mère. Il demanda à quelques femmes de se placer en ligne et leur fit passer à chacune un bébé dans les bras. À sa grande stupéfaction, lorsque le bébé arriva dans les bras de sa mère, il changea totalement sa position et ses mouvements et les expressions de son visage montrèrent sans aucun doute possible qu’il avait identifié sa mère !

C’est ainsi que le Rav Wolbe écrit dans son livre « Alé Chour » (discours sur l’éducation, page 263) : « L’éducation commence dès le premier jour où le bébé vient au monde. En effet, les impressions créées par ce qui se passe autour de lui s’imprègnent profondément en sa personne. Celles-ci se cristallisent de jour en jour et, ainsi, la conduite à adopter au quotidien avec son bébé doit être posée et réfléchie ».

Le lait maternel est une nourriture très particulière qui pourvoit à tous les besoins du nourrisson. En cela, il se différencie totalement du reste des matières fécales s’évacuant du corps de l’homme et contenant les déchets de l’organisme.

Le ‘Hovot Halévavot (Chaar Habé’hina) explique dans ses écrits la merveille que représente l’allaitement : « Le Créateur lui prodigue sa nourriture en lui permettant de téter et Il transforme le sang qui était de la nourriture à l’intérieur de la mère, en lait qui est un liquide bon et doux, tel un fleuve qui s’écoule dès que le bébé en a besoin. Il n’y a pas trop de lait afin que cela ne pèse pas à la mère et que cela ne coule pas sans la succion du bébé. Inversement, il y a assez de lait pour que le bébé ne soit pas affamé ».

Dans la suite de son discours, il ajoute également le miracle que représente la création de l’endroit de l’allaitement : « Par la bonté d’Hachem l’endroit de l’allaitement est un endroit fin comme le chas d’une aiguille et non large, afin que le lait ne coule pas sans la succion du bébé ou encore pour que le bébé ne s’étrangle pas en avalant trop de lait. Cet endroit n’est pas non plus trop petit afin qu’il puisse avaler la quantité dont il a besoin ».

La composition du lait en fonction de l’état exact du bébé ne peut qu’engendrer l’émerveillement : Juste après l’accouchement, un liquide jaunâtre appelé « colostrum » est sécrété.

Ce « lait » contient beaucoup de protéines, de minéraux et de vitamines dont le bébé a besoin dans les premiers jours de sa vie. Il contient également des moyens naturels de défense contre les infections et aide ainsi le nouveau-né à se confronter aux nombreuses contaminations qui l’entourent.

Hakadoch Baroukh Hou fait en sorte que le lait s’écoule facilement à l’aide de l’hormone ocytocine, laquelle permet de contracter la poitrine et de presser ainsi le lait l’amenant jusqu’aux mamelons. Ici aussi, nous pouvons sentir la Providence Divine qui a doté le corps d’un mécanisme nerveux entre les mamelons et le cerveau. Tout cela afin que ce soit seulement lorsque le bébé commence à téter que le cerveau sécrète cette hormone. Cela facilite la succion du bébé et permet l’arrêt de l’écoulement lorsque le bébé cesse de boire afin d’éviter tout gâchis de lait et aussi afin que la mère puisse reprendre ses activités sans être gênée.

Kol Touv.

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