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La Midda de Pin'has, le zèle

Rédigé le Dimanche 26 Octobre 2025
La question de Anonyme

Bonjour Rav,

On dit de Pin'has qu'il était "Kanaï" (zélé), pouvez-vous s'il vous plaît m'expliquer quelle est cette Midda ?

Merci Rav.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
43548 réponses

Bonjour,

Le terme "Kanaï" mentionné dans la Torah à propos de Pin’has, décrit une Midda [qualité morale] rare. Le mot vient de la racine ק-נ-א [Kano], qui signifie zèle, ardeur, jalousie sacrée.

Être Kanaï, c’est ressentir une passion brûlante pour la vérité et la sainteté, au point de ne pas supporter la profanation du Nom d’Hachem [‘Hiloul Hachem]. Il ne s’agit absolument pas de colère : c’est une flamme pure, dirigée uniquement pour l’honneur d’Hachem, sans aucun intérêt personnel ni orgueil : défendre Son honneur et permettre au plus grand nombre de Le vénérer.

A la fin de la Parachat Balak, Pin’has agit face à une grave profanation du Nom d'Hachem. Il tue un prince de tribu [Zimri] et une femme Midyanit [Kozbi Bat Tsour] s'adonnant à une faute très grave. Bamidbar, chapitre 25, versets 6-15. Cet acte était motivé uniquement par le zèle pour l'honneur de la Torah et des Mitsvot d’Hachem Qui atteste Lui-même que le zèle de Pin’has était pur, désintéressé.

La Kin’a de Pin’has n’est pas du fanatisme ou une émotion impulsive, mais une force intérieure qui pousse à défendre la sainteté du peuple et de la Torah, avec droiture, courage et pureté d’intention.

Ci-dessous, une traduction / adaptation d'un passage tiré d'un ouvrage traitant de Pin'has :

Il y a dans le cœur de chaque homme une flamme. Chez certains, elle s’éteint doucement, étouffée par l’indifférence. Chez d’autres, elle brûle trop fort, dévorant tout sur son passage. Mais chez les Tsadikim, comme Pin’has, cette flamme brûle droit : elle éclaire sans consumer, elle purifie sans détruire. Pin’has a vu l’honneur d’Hachem profané, et son cœur n’a pas supporté ce silence. Son geste fut audacieux, risqué, incompris, mais il venait d’un endroit pur, d’un amour absolu pour la Vérité.

Ce n’était pas de la colère. Ce n’était pas de l’orgueil. C’était un cri du cœur, un sursaut de sainteté. Et c’est précisément pour cela qu’Hachem lui a offert une immense récompense. Parce que le vrai Kanaï n’est pas un homme de guerre : c’est un homme de feu intérieur et de paix extérieure. Il ne se bat pas contre les autres, mais contre la tiédeur du monde, contre l’indifférence face à la spiritualité et aux Mitsvot, contre la facilité.

Être Kanaï, c’est refuser que le sacré devienne banal. C’est se lever quand tout le monde reste assis, parler quand le silence devient complicité.

Mais c’est aussi savoir que ce zèle n’a de valeur que s’il est traversé par l’amour, la douceur et le désintéressement. Pin’has nous enseigne que la passion la plus pure est celle qui est acceptée par Hachem. Le feu qui n’est pas maîtrisé détruit, mais le feu porté par la foi éclaire, chauffe et unit.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.

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