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Mari mi-temps ou plein temps ?

Rédigé le Samedi 20 Septembre 2014
La question de Emile B.

Bonjour Rav,

J'aimerais savoir ce qui est recommandé dans notre génération : prendre un mari mi-temps ou plein temps ?

Merci d'avance.

La réponse de Arié HADDAD
Arié HADDAD
634 réponses

Bonjour Emilie,

DANS L'ABSOLU :

L'idéal pour un homme est de pouvoir se consacrer à l'étude de la Torah à plein temps. L'étude de la Torah "pèse" autant que toutes les Mitsvot réunies (Talmoud Torah Kénégued Koulam). Le mérite de l'Etude dépasse celui de toutes les Mitsvot, et l'épouse qui souhaite aider son mari en cela, sera gratifiée de la moitié du mérite de cette Etude.

Dans notre génération, cela est d'autant plus vrai car l'assimilation est très importante et il se produit un phénomène nouveau : si dans les générations précédentes, la "maison juive" suffisait à fabriquer de "bons Juifs" car la pratique était respectée, les exemples ne manquaient pas et les valeurs cultivées au sein de la communauté (honneur aux érudits, amour du prochain, Emouna forte au quotidien), aujourd'hui, il faut plus. Les hommes, comme les femmes, doivent "apprendre" les Halakhot, la vision juive du monde, s'attacher aux maîtres, etc.

Le Steipler (Rabbi Ya'acov Israël Kanievsky) a écrit dans son ouvrage "Birkat Pérets" sur la Parachat Vayétsé, que si avant la seconde guerre mondiale, il n'était pas nécessaire d'aller à la Yéchiva pour devenir un bon Juif, il n'en était pas de même après la guerre. Aujourd'hui, nous constatons une autre baisse de génération : il semble qu'aller à la Yéchiva ne suffit plus, mais il faudrait faire quelques années de Collel.

C'est pourquoi nos maîtres recommandent, au moins jusqu'au mariage et quelques années après aussi, de fréquenter assidument le Beth-Hamidrach, avant que les besoins familiaux grandissent et qu'il faille reconsidérer les choses.

MAIS :

Cette étude ne doit en aucun cas venir en contradiction avec le reste des Mitsvot qui doivent se faire correctement (l'étudiant en Torah doit d'ailleurs être encore plus exigeant à ce niveau-là).

La première d'entre elles est de conserver son équilibre et sa santé physique et psychique. Si un homme, quelle qu'en soit la raison, ne réussit pas à se sentir bien (après s'être donné toutes les chances de réussir dans son étude : cadre, cours, compagnons d'étude, etc.) dans une étude à plein temps, il se tournera vers un Rav qui le connait bien pour en parler avec lui. Ce n'est pas une décision qu'il faut prendre à la légère. Il suffit parfois de changer de programme, de se donner des challenges, comme passer une Smikha de Rabbanoute (diplôme de connaissances dans la Halakha), pour redynamiser l'étude. L'enseignement peut être aussi un facteur rafraichissant.

De même en ce qui concerne les difficultés matérielles qui sont monnaie courante dans les foyers dans lesquels le mari étudie à plein temps, il faut là aussi bien réfléchir car elles peuvent souvent se résoudre par une amélioration de la gestion ainsi qu'une réflexion en profondeur : quelles sont nos priorités en termes de dépense ?

Nous entendons très fréquemment les témoignages d'Avrékhim qui sont "sortis travailler" et qui le regrettent ensuite amèrement car déçus d'eux-mêmes de ne pas "avoir tenu" (quand il ne s'agit pas d'avoir fait faillite après un investissement soi-disant prometteur).

En conclusion, il est préférable d'aider son mari à étudier le plus possible dans les premières années du mariage, sachant que ce choix n'est jamais définitif mais qu'il est à reconsidérer au niveau du couple et avec l'encadrement rabbinique compétent avant de modifier quoi que ce soit.

Espérant vous avoir guidé, Kol Touv.

Mékorot / Sources : Birkat Pérets.
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