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Mon mari gagne moins que moi, l'aider ?

Rédigé le Mercredi 14 Janvier 2026
La question de Anonyme

Bonjour Rav,

J'ai une question sur les revenus dans le couple. Nous travaillons tous les deux mais mon mari gagne moins que moi et rencontre des difficultés financières.

En tant qu'épouse, dois-je l'aider davantage (je le fais déjà), pour l'aider à remettre totalement sa situation à flot ? Et de ce fait, dois-je reconsidérer mes dons et mon Ma'asser pour donner la priorité à mon époux ?

Merci Rav.

La réponse de Rav Avraham GARCIA
Rav Avraham GARCIA
8832 réponses

Chalom Ouvrakha,

Sur le plan strictement Halakhique, l'obligation de subvenir aux besoins du foyer repose avant tout sur le mari. Les revenus de l'épouse lui appartiennent, et elle n'est pas tenue de combler ses dettes ou difficultés financières.

Cependant, au-delà de l'obligation, il existe une dimension très importante de coexistence mutuelle fondée sur le Chalom Bayit qui, bien entendu, n'a rien à voir avec la Halakha.

Ainsi, lorsque l'épouse a les moyens et que le mari traverse une période difficile, l'aider volontairement est considéré comme une grande Mitsva, surtout si cela permet de préserver la dignité du mari et la stabilité du foyer. Vous n'y êtes pas obligée, mais le faire est une conduite droite et méritoire , et vous le faites déjà — ce qui est très louable.

En matière de Tsédaka, l'ordre de priorité est bien établi et aider son mari en difficulté passe avant les dons extérieurs, même très nobles. Il ne s'agit pas seulement d'une permission, mais d'un ordre de priorité halakhique.

Pour le Ma'asser, cela dépend de la situation. Si votre mari est réellement en difficulté financière et qu'il n'arrive pas à couvrir ses besoins légitimes ou ses dettes, il est tout à fait possible de considérer cette aide comme faisant partie de votre Ma'asser, car il entre dans la catégorie des personnes prioritaires en Tsédaka.

Il faudra réduire temporairement vos dons extérieurs. La Halakha ne demande jamais de soutenir l'extérieur au détriment de son foyer. Soutenir votre mari pour l'aider à se relever est une Tsédaka plus grande que beaucoup de dons éloignés. Une fois sa situation stabilisée, vous pourrez bien entendu revenir progressivement à vos dons habituels.

Continuez donc à l'aider avec respect et discrétion, pour préserver sa dignité.

Si la situation est complexe ou durable, il est très recommandé d'en parler ensemble à un Rav compétent, qui pourra vous guider précisément selon votre cas (dettes, revenus, Ma'asser etc.).

Conclusion : Vous n'êtes pas obligée, mais vous agissez très bien. Votre mari est prioritaire sur les dons extérieurs. Il est souvent permis d'utiliser le Ma'asser pour l'aider. Aider son conjoint, c'est de la Tsédaka au plus haut niveau, car elle construit le foyer.

Que vous soyez bénis par cette générosité et que cela apporte, avec l'aide d'Hachem, stabilité et sérénité dans votre couple.

Kol Touv.

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