Bonjour Rav,
À Roch Hachana, Hachem édite les décrets, et à Yom Kippour, ceux-ci sont scellés.
Le sort d'une personne de mon entourage a soulevé une question : entre Roch Hachana et Yom Kippour, lorsqu'une personne subit un infarctus qui lui est fatal, ou de manière générale quitte ce monde, comment interpréter cela ? Son sort était-il scellé dès Roch Hachana sans attendre Yom Kippour ?
Merci Rav.
Chalom Ouvrakha,
Il existe plusieurs Midrachim et propos de nos Sages qui semblent, à première vue, se contredire sur ce sujet [voir Talmud Yérouchalmi 'Avoda Zara, chapitre 3, Halakha 1 ; Tossefet Brakha, Parachat Emor, et autres].
Cependant, il est évident qu’une personne qui fait Téchouva chaque jour mérite le pardon, même si elle quitte ce monde la veille de Kippour [voir 'Ein Ya'akov, Ketouvot p. 103b]. Il existe d’ailleurs des exceptions à ce sujet ['Hatam Sofer, Yoré Déa', Siman 337].
Nous constatons également que de nombreux Tsadikim ont quitté ce monde la veille de Kippour, avant même que leur jugement ne soit « scellé ». Cela prouve qu’il existe des cas particuliers, notamment pour celui qui fait Téchouva quotidiennement.
Ainsi, bien que nos Sages [Kétoubot 103b] affirment que celui qui décède la veille de Kippour y voit un signe défavorable pour lui-même ou pour son entourage, il n’en demeure pas moins que si ce dernier a fait Téchouva la veille de Kippour, cela sera considéré comme s’il avait quitté ce monde à la sortie même de Kippour.
Kol Touv