Bonjour Rav,
Je suis un peu perdue et je ne sais pas comment avancer pour atteindre mon objectif.
Je suis actuellement scolarisée à Sciences Po après de nombreuses prières exaucées grâce à D.ieu, et je mesure chaque jour cette chance. Mais aujourd’hui, je me retrouve face à une impasse.
En première année, je dois déjà réfléchir à ma troisième année, qui comporte obligatoirement une mobilité à l’étranger. Sciences Po Aix propose un échange à Tel Aviv, ce qui correspondrait parfaitement à mon projet professionnel mais aussi à ma pratique religieuse. Ce serait également le vœu le plus accessible au vu de mes notes. Malheureusement, ce partenariat est suspendu depuis le 7/10 et, d’après l’administration, il n’est pas près de rouvrir.
Or, il faudrait que ce projet se concrétise avant le milieu de l’année prochaine pour que je puisse y candidater et ainsi vivre pleinement les fêtes, ce qui est bien plus difficile dans d’autres pays proposés, compte tenu des contraintes liées aux cours.
Je ne sais donc pas quelle démarche entreprendre ni quelles prières réciter : quels Téhilim dire ? J’ai conscience que la réouverture de ce partenariat dépend d’un contexte géopolitique qui me dépasse et je doute que mes simples prières puissent suffire.
Je vous remercie d’avance pour votre temps et pour vos conseils, afin de m’éclairer sur la manière d’agir, sur ce que je dois travailler sur moi, ou encore sur les prières les plus appropriées.
Chalom Ouvrakha,
Je dois vous répondre en trois volets : agir [Hichtadlout], prier, et confiance en D.ieu [Bita'hon].
Vous avez raison : le partenariat avec Tel Aviv est suspendu pour des raisons indépendantes de vous. Mais cela ne veut pas dire que le projet est perdu. Voici quelques pistes :
- Contactez le responsable des mobilités internationales de Sciences Po Aix pour demander s’il existe une procédure d’échange individuel ou libre (certains établissements acceptent des candidatures externes, même sans convention officielle).
- Rapprochez-vous du campus de Sciences Po à Menton, qui est spécialisé sur le Moyen-Orient : cela pourrait renforcer votre dossier pour un futur échange à Tel-Aviv si la situation s’ouvre.
- Cherchez d’autres universités à forte vie juive, par exemple à Londres, New York ou Montréal. Vous pourriez y vivre les fêtes avec intensité, entourée d’une communauté active et respectueuse de la Torah.
Vos prières ont déjà porté leurs fruits, et elles peuvent continuer à le faire.
- Voici quelques Téhilim particulièrement adaptés à votre situation : Téhilim 121 – Téhilim 37 Téhilim 20 .
- Vous pouvez aussi prier avec vos propres mots, en français ou en hébreu, en disant simplement : « Ribono chel 'Olam, si c’est pour mon bien et pour Ton honneur, ouvre-moi les portes d’une troisième année qui me permettra de grandir dans ma Torah, dans ma foi et dans mon service de Toi. »
Il est beau de vouloir que tout soit en ordre pour mieux servir Hachem.
Mais parfois, Il nous enseigne à accepter de ne pas maîtriser le calendrier.
Ce qui vous est demandé aujourd’hui, peut-être, c’est la confiance (Bita'hon) — continuer d’avancer, d’étudier, de prier, même sans visibilité. C’est ainsi que les grandes bénédictions se révèlent : quand on agit avec confiance malgré l’incertitude.
Vous pouvez aussi renforcer votre mérite par :
- une Sé'ouda de remerciement (repas en l’honneur d’Hachem pour tout ce qu’Il vous a déjà donné),
- un peu de Tsédaka, même symbolique, en pensant à votre projet d’étude,
- et /ou un engagement intérieur à sanctifier votre temps d’étude, où que vous soyez envoyée. Voir Midrach Rabba Béréchit 70, et Tossefot 'Houlin 2b.
Permettez-moi de vous souhaiter bonne chance et réussite.
Kol Touv.