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Posséder un animal Tarèf, permis ?

Rédigé le Mardi 4 Juin 2019
La question de Anonyme

Bonjour Rav,

J'ai plusieurs fois entendu dire qu'il n'est pas conseillé d'avoir des animaux non-Cachères à la maison.

Est-ce réellement interdit ?

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
21001 réponses

Bonjour,

1. Apparemment, vous faites allusion à ce que disent nos maîtres concernant le fait d’attarder son regard sur des animaux non-Cachères.

En effet, nombreux sont ceux qui adoptent une attitude très rigoureuse à ce sujet.

Ils déconseillent vivement de posséder de telles bêtes afin de ne pas être amené à y porter son regard, ce qui est très néfaste pour la Néchama.

Voir Hékhal Horaa [Rav Moché Brandsdorfer], volume 2, réponse 193, volume 4, réponse 135, ‘Hayé Halévi [Rav Yohanan Wozner], volume 1, Ora’h ‘Haïm, réponse 13, passage 4.

2. Il est à noter que l’élevage d’animaux domestiques, non cachères, est sujet à discussion.

S’il s’agit d’animaux, généralement, consommables par les non-juifs dans l’entourage où l’on se trouve : cela est à éviter, mais la permission existe.

S’il s’agit d’animaux non consommables dans l’entourage où l’on se trouve [perroquet, chat, singe, furet, rat domestique, souris domestique, etc.] : la majorité de nos maîtres permettent mais d’autres adoptent une attitude rigoureuse s’il ne s’agit pas d’un vrai besoin.

A ce sujet, voir Kaf Ha’haïm - Yoré Déa, chapitre 117, passage 5, Betsel Ha’hokhma, volume 5, réponse 35, Todi’éni Ora’h ‘Haïm [Rav ‘Haïm Yossef Mamou], pages 54-55, Tsa’ar Ba'alé ‘Haïm [Rav Its’hak Na’hman Echkoli], pages 221-240, Béèr Elyahou [Rav Elyahou Kats] - Yoré Déa, réponse 8.

3. En ce qui concerne le chien de garde. Voici les conditions :

A. S’il s’agit d’un chien méchant, effrayant ou dangereux, il faut, obligatoirement, l’attacher et ne jamais le laisser en liberté, afin que l’on ne se morde pas les doigts s’il venait à blesser des personnes innocentes.

Voir Choul'han ‘Aroukh - ‘Hochen Michpat, chapitre 409, Halakha 3.

B. Si le chien se trouve dans un jardin particulier, il faut annoncer sa présence à l’aide d’un panonceau afin que les gens ne soient pas pris de surprise et que ses aboiements ne leur donne pas des sueurs froides,

C. Dans les entourages où l’on craint la visite de cambrioleurs, il est permis de le laisser en liberté dans son jardin, s’il n’y a pas de risque qu’il saute par dessus les clôtures.

Voir Choul'han ‘Aroukh - ‘Hochen Michpat, chapitre 409, Halakha 3.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et  vous bénisse.

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