Logo Torah-Box

Pourquoi rattraper une 'Amida oubliée et pas un Chém'a ?

Rédigé le Mercredi 12 Janvier 2022
La question de Shloum M.

Bonjour,

Pourquoi lorsque le soir on a oublié de faire le Chéma' Israël, on n'en fait pas deux le matin, alors que si on a oublié de faire la 'Amida du soir, on en fait deux le matin ?

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
39100 réponses

Bonjour,

On a tendance à penser qu'il n'existe aucune possibilité de rattrapage [Tachloumine] si l'on a manqué la récitation du Chéma' en son temps [avant l'heure limite]. Mais il faut savoir que dans le Beth Yossef et le Choul'han 'Aroukh - Ora'h 'Haïm, chapitre 58, Halakha 7, Rabbi Yossef Karo mentionne l'avis des décisionnaires selon lesquelles, il y a une possibilité de se rattraper, comme pour la prière [!]. Le Méiri sur Brakhot 26a mentionne également cette opinion au nom des "Guedolé Harabbanim". La Halakha n'est pas ainsi, certes, mais cela est tout de même rapporté dans le Choul'han 'Aroukh. Michna Broura, passage 29, Halakha Broura, volume 4, pages 253-256.

Réponse à votre question : La prière est composée d'éloges et de supplications. C'est pourquoi, nos Sages, les 'Hakhamim, ont donné la possibilité d'un rattrapage afin que l'on ne manque pas cette occasion de lien avec le Créateur dont le bénéfice est toujours bon. D'autant plus que la Torah ne mentionne pas de temps précis ou une heure limite pour la prière. Les heures limites que nous connaissons sont d'ordre rabbinique. Ce qui n'est pas le cas pour la Mitsva du Chéma' qui n'est pas une supplication mais une Mitsva à accomplir avec des conditions bien précises - Après l'heure ce n'est plus l'heure. Biour Hagra, passage 17 sur Choul'han 'Aroukh - Ora'h 'Haïm, chapitre 58, Halakha 7, Rivevot Efraïm, volume 1, réponse 53.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

Rabbi Yaakov Edelstein - une conduite exemplaire

Rabbi Yaakov Edelstein - une conduite exemplaire

Biographie journalistique du Rav Yaakov Edelstein : “Une échelle dont les pieds étaient à terre et la tête atteignait les cieux”

acheter ce livre

Avez-vous aimé ?
Soyez le premier à commenter cette réponse Rav Gabriel DAYAN