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Pourquoi un témoin de mariage doit remplir certains critères ?

Rédigé le Jeudi 28 Novembre 2019
La question de Anonyme

Bonjour Rav,

Pourquoi un témoin de mariage doit remplir certains critères, sans quoi il ne sera pas accepté, comme par exemple être Chomèr Chabbath ?

Merci beaucoup.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
19149 réponses

Bonjour,

Le statut de « marié » ne peut être conféré et acquis que si le mariage s’est déroulé face à deux témoins Cachères.

Même si la fille avoue avoir reçu une bague de son plein gré, cela n’a aucune valeur religieuse si deux témoins Cachères ne sont pas présents au moment de la donation.

Voir Choul'han ‘Aroukh - Even Haézer, chapitre 42, Halakha 2 et Halakha 5.

D’où l’importance des témoins !

Il y a 3 catégories de témoins non-Cachères. Nous en citons, uniquement, deux :

A. Ceux qui transgressent certaines fautes et qui n’ont pas encore fait une vraie Techouva, et B. Ceux qui ont un certain lien de parenté avec le garçon ou la fille ou ceux qui ont un lien de parenté entre eux [les témoins entre eux].

A. Ceux qui transgressent certaines fautes et qui n’ont pas encore fait une vraie Techouva

Il s’agit d’un ‘Hok - décret divin dont on ne connait pas la raison - pareillement à l’interdiction de consommer de la viande et du lait, par exemple.

Une preuve :

Si Réouven, un homme parfaitement Cachère, est présent lors d’une situation donnée. A ce moment, il y a également un autre homme non-Cachère ayant vu tout ce que le premier témoin a vu : ils n’ont pas le droit d’être appelé en témoignage, car l’un des deux témoins n’est pas Cachère, même si l’on est certain que leur témoignage sera véridique.

Voir Choul'han ‘Aroukh - ‘Hochen Michpat, chapitre 34, Halakha 1.

L’auteur du Séfer Ha’hinoukh, s’appuyant sur un enseignement de nos Sages [Talmud Pessa’him 49b], nous offre, tout de même, une raison assez compréhensible :

L’auteur d’une faute n’a pas pitié de son sort [il ne pense qu’à son plaisir et ignore l’ordre divin], comment donc aurait-il pitié de son prochain ?

Il sera donc prêt à faire un faux témoignage pour apaiser sa colère ou pour un gain quelconque.

Voir Séfer Ha’hinoukh, Mitsva 75, Séfer Hamitsvot du Rambam, Lo Ta’assé 286.

Une autre explication :

Le monde tient sur la vérité.

La vérité est l’un des trois piliers de ce monde. Voir Pirké Avot, chapitre 1, Michna 18.

Toute autre considération doit être repoussée à l’arrière plan.

Il n’y a pas un plus grand mensonge que la faute.

Le témoignage est un moyen par lequel une situation devient pleine de sens et par lequel, la vérité surgit au grand jour.

Comment, donc, pourrait-on prendre en considération les dires d’une personne qui transgresse des fautes graves et dont le mode de vie n’est pas basé sur la vérité ?

Ce serait donner de l’importance au mensonge.

Donc, inenvisageable !

B. Ceux qui ont un certain lien de parenté avec le garçon ou la fille ou ceux qui ont un lien de parenté entre eux [les témoins entre eux]

Même si Moché Rabbénou et son frère, Aharon, sont les témoins d’un mariage, le garçon et la fille restent célibataires et ils n’ont pas le droit de vivre ensemble.

Il en est de même si Moché Rabbénou est l’un des deux témoins assistant au mariage de sa sœur, Myriam ; le mariage n’est pas valide et Myriam reste célibataire.

Il s’agit, également, d’un ‘Hok - décret divin, dont on ne connait pas la raison.

Je pense à une explication philosophique, mais je dois acquérir quelques  « ingrédients » pour la parfaire.

Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.

Qu’Hachem vous protège et vous bénisse.

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