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Pratique religieuse en prison

Rédigé le Jeudi 17 Août 2017
La question de Alan B.

Chalom Rav,

J'aimerais savoir comment faire lorsque l'on est en prison, par exemple pour les rapports sexuels, étant donné que l'on n'y a pas droit ?

Surtout pour les personnes qui doivent rester des années en prison.

De manière plus générale, que dit la Halakha au sujet de la pratique religieuse en prison ?

La réponse de Rav Yehiel BRAND
Rav Yehiel BRAND
443 réponses

Bonjour,

En prison, on applique tout ce que l’on peut de la Torah.

Avraham était emprisonné par Nimrod, qui lui a demandé de se prosterner devant une idole, sous menace de mort. Avraham a refusé et fut jeté au feu, et il a survécu. Ainsi a commencé l’histoire du peuple juif.

Joseph était en prison et est resté fidèle à Hachem (Béréchit 39, 23).

La Guémara (Guitin 57a) rapporte : « Voici une histoire qui s’est passée à Sahanya en Egypte : un garçon et sa fiancée furent kidnappés et emprisonnés par deux patrons, qui les marièrent ensemble. Au lit, elle dit à son fiancé : "Je te prie, ne me touche pas, car tu ne m’as pas encore écrit la Kétouba (le contrat de mariage, comme le veut la loi juive)". Il ne l’a pas touché jusqu’au jour de sa mort. Les gens disaient alors : "Pleurons cet homme, qui a méprisé son Yétser Hara' plus que Joseph, qui, lui, n’a repoussé les avances de la femme de son patron qu’un moment, mais celui-ci l’a méprisé tous les jours ; Joseph n’était pas dans le même lit qu’elle, mais ce garçon y était ; chez Joseph, elle n’était pas sa femme, mais cette fiancée était déjà sa femme (il ne manquait que le contrat) ».

« Rabbi Akiva (avant sa mort, à 120 ans) était emprisonné. Son élève, Rabbi Yéhochou'a Hagarsi, lui a apporté tous les jours une bonne quantité d’eau, jusqu’au jour où le gardien le trouve et lui demande : "Pourquoi une telle quantité, cherches-tu à creuser un tunnel pour fuir ?" Il lui fait verser la moitié. Arrivé chez Rabbi Akiva, le maître lui dit : "Ne sais-tu pas que je suis vieux, et que ma vie dépend de toi (pourquoi m’apportes-tu alors tellement peu d’eau) ?" Il lui raconta l’histoire avec le gardien. Rabbi Akiva dit : "Donne-moi l’eau pour laver les mains, avant de manger le pain". L’élève s’étonne : "Il n’y a déjà pas suffisamment d’eau pour boire, comment y a t-il pour laver les mains ?" Il dit : "Que puis-je faire ? Celui qui mange sans se laver les mains mérite la mort ; mieux vaut mourir par moi-même (de soif), que de transgresser les paroles de mes pairs (les sages)". Lorsque les Sages l’entendirent, ils dirent : "Si, dans sa vieillesse ainsi (qu’il respectait les paroles des sages), dans sa jeunesse, ô combien ! Si en prison ainsi, en dehors, ô combien !". » (Erouvin 21b)

Bonne continuation et courage.

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