Problème suspecté dans sa grossesse, faire les examens ?

Rédigé le Mercredi 4 Novembre 2015
La question de Regine D.

Bonjour Rav,

C'est une question qui concernerait ma fille qui est enceinte.

A trois mois de grossesse, elle a fait une première échographie qui aurait suspecté un problème chez le futur bébé 'Hass Véchalom, mais ce n'est pas sûr.

On lui demande de faire une prise de sang pour plus de précision.

Elle a rendez-vous mardi prochain, mais elle ne sait pas si elle doit la faire ou pas, étant donné qu'elle est orthodoxe, mais elle veut quand même savoir si la Torah permet de faire quelque chose dans ces cas là, et donc on est tous un peu perdu.

On attend votre conseil avec impatience et aussi une Brakha pour que tout aille bien !

Merci beaucoup d'avance.

La réponse de Rav Gabriel DAYAN
Rav Gabriel DAYAN
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Bonjour,

L'interruption d'une grossesse est strictement interdite.

A partir de l'union de l'homme avec sa femme, l'embryon reçoit la Néchama. Donc, dès le début de la conception.

A ce moment, il a le statut d'un "être vivant" qui pourra, dans le futur, étudier la Torah et accomplir les Mitsvot.

Il est interdit de le tuer !!!

Voir :

Sanhédrin 91b,

Michné Halakhot, volume 9, question 328,

Tsits Eliézer, volume 9, question 51 et volume 13, question 102,

Chévet Halévi, volume 7, question 208,

Nichmat Avraham, volume 4, chapitre 425, pages 157-167.

C'est uniquement dans certains cas et après une étude approfondie du dossier médical par une autorité rabbinique qu'il est possible d'adopter une attitude permissive.

L'un des plus grands décisionnaires de notre siècle, le Rav Moché Feïnsteïn, adopte une position catégorique et intransigeante et met en garde quiconque voudrait agir sans soumettre une question de ce genre aux grands de la génération. Voir Iguerot Moché, 'Hochène Michpat, volume 2, question 69.

D'autre part, il arrive très souvent que les médecins aient commis des erreurs graves de diagnostic prénatal, et les méthodes de dépistages s'avèrent dans de nombreux cas inefficaces. Voir Chévet Halévi, volume 7, question 208.

Quand bien même il y aurait un risque réel et que votre fille ne se fait pas à l'idée d'être la maman d'un enfant souffrant d'une malformation ou d'un handicap quelconque, elle pourra transmettre le nouveau-né à une association juive ayant pour but de régler de tels problèmes.

Quoi qu'il en soit, il faudrait un diagnostic sérieux et conséquent afin de répondre correctement à une telle question.

Contactez-moi de nouveau afin de me transmettre le prénom de votre fille ainsi que celui de sa maman.

Pour l'instant, votre fille doit :

1. Etudier les lois de la pureté familiale, c'est un moyen sûr et efficace pour mériter un accouchement des meilleurs. Chaque jour 15 minutes.

2. Etudier les lois de l'allumage des bougies du Chabbath. Nos Sages dévoilent des merveilles à propos de cette Mitsva, et surtout lorsqu'il s'agit d'une femme enceinte. Chaque jour, 15 minutes.

3. Le Birkat Hamazone après la consommation de pain : réciter en étant assis, ne rien faire durant la récitation du Birkat Hamazone, réciter à voix haute, ne pas détourner son regard du Siddour.

4. Après être sorti des toilettes : réciter la Brakha "Acher Yatsar" avec ferveur, penser à la traduction littérale du passage.

5. Allumer les bougies du Chabbath 10 minutes avant l'heure indiquée sur votre calendrier.

6. Priez tous les jours pour qu'Hachem vous fasse un cadeau "en bonne et due forme", après avoir donné une pièce à la Tsédaka [pas plus d'un ou deux euros]. Lorsque vous aurez ramassé une somme assez conséquente, transmettez-la aux responsables d'un Collel ou à une association diffusant des livres de Torah.

David Hamélèkh écrit : "Hachem accomplit les désirs de Ses fidèles, Il entend leur supplications...". Téhilim 145, verset 19.

Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.

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