Bonjour Rav,
J'ai une question concernant la deuxième bénédiction de la 'Amida, où l'on dit "Tu gardes fidèlement Ta promesse envers ceux qui gisent dans la poussière".
Cela fait-il référence, entre autres, à ceux qui se sont éloignés de la Torah ?
Merci Rav.
Bonjour,
Dans cette deuxième bénédiction de la 'Amida, nous louons Hachem pour Sa toute-puissance qui se fait remarquée, entre autre, par la résurrection des morts.
Nous mentionnons plusieurs actions qui dépendent de Lui : la résurrection des morts, la pluie et la nourriture qu’Il accorde à chaque créature. Nous rappelons aussi qu’Il soutient ceux qui tombent, aide les faibles, guérit les malades, même lorsque leur situation semble désespérée, et libère les prisonniers innocents, comme Il a libéré le peuple d’Israël de l’esclavage en Égypte.
Quant à la phrase que vous mentionnez dans votre question, elle signifie : "Tu gardes fidèlement Ta promesse envers ceux qui dorment dans la poussière." Un peu plus loin, nous ajoutons : "Qui est comme Toi, Maître de toutes les forces ? Qui peut T’égaler, Toi qui fais mourir et qui fais revivre ?"
Elle fait allusion à nos ancêtres qui ne sont plus de ce monde, mais qui revivront lors de la venue du Machia’h, au moment de la résurrection des morts. Hachem accomplira alors Sa promesse, et nous aurons le mérite de les retrouver vivants, très bientôt, Bé'ézrat Hachem.
On peut également comprendre ces paroles dans un sens spirituel. Nos Sages enseignent que celui qui s’éloigne de la Torah et s’enfonce dans le mal est, d’une certaine manière, comparable à une personne qui n’est plus vraiment en vie. Talmud Brakhat 18b.
Nous pouvons donc aussi voir dans cette prière une demande adressée à Hachem pour qu’Il réveille ces personnes de leur sommeil spirituel, leur redonne le goût de la vérité et les aide à retrouver le bon chemin, afin qu’elles puissent mener une véritable vie, guidée par la Torah et les Mitsvot.
Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.
Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.