Bonjour Rav,
Où est-il écrit "Ein Davar Ha'omèd Bifné Haratsone" ["Rien ne tient devant la volonté"] ?!
Merci beaucoup pour votre réponse.
Bonjour,
La traduction de la phrase en question est : Rien ne résiste à la détermination d'une personne lorsqu'elle cherche à obtenir ce dont elle a véritablement besoin. Et d'une manière plus élégante : Rien ne saurait faire obstacle à la volonté sincère et résolue de celui qui aspire à obtenir ce qui lui est véritablement nécessaire.
La phrase, telle quelle, n'apparaît ni dans le Talmud ni dans les différents Midrachim que nous possédons.
Dans le Zohar, Parachat Terouma, page 162b, il y a un enseignement semblable mais il n'est pas certain qu'il fasse allusion à celui que vous mentionnez.
Première référence :
Le verset dit : "Tu ouvres Ta main et Tu rassasies tout être vivant selon sa volonté." [Potéa'h Ete Yadékha Oumasbia' Lékhol 'Haï Ratson]. Téhilim, chapitre 145, verset 16.
Le mot Ratson ["volonté", "désir"] indique que Hachem ne se limite pas à nous offrir le strict nécessaire; Il accorde également à chacun ce qui correspond à sa situation particulière. Le commentaire de Radak ou des Métsoudot, sur ce verset, par exemple, explique bien que Hachem rassasie chaque créature conformément à son besoin et à son désir.
Seconde référence :
Dans le Talmud Méguila 6b, il est dit : "Si quelqu'un te dit : "J'ai peiné et je n'ai pas trouvé", ne le crois pas. "Je n'ai pas peiné et j'ai trouvé", ne le crois pas. "J'ai peiné et j'ai trouvé", crois-le."
Le sens simple est que la réussite dans l'étude de la Torah ne s'obtient pas sans effort. L'acquisition de la Torah est le fruit d'une vraie volonté et d'un travail assidu. Sans effort véritable, il n'y a généralement pas de réussite dans la Torah.
Même lorsque l'on a beaucoup travaillé, il faut reconnaître que la compréhension obtenue dépasse parfois ce que l'effort seul aurait pu produire ; elle est aussi une aide d'Hachem. Le Maharal ajoute que le terme "trouver" désigne quelque chose dont la valeur est supérieure à ce que l'on avait investi. Celui qui étudie avec persévérance découvre dans la Torah des richesses qu'il n'imaginait pas au départ.
Cet enseignement est donc un encouragement : lorsqu'une personne peine sincèrement dans l'étude de la Torah, elle peut avoir confiance que ses efforts finiront par porter leurs fruits.
Très important !
Nos maîtres s'interrogent sur le mot "trouvé". Pourquoi ne pas avoir dit : "J'ai peiné et j'ai réussi" ?
Ils expliquent que l'acquisition de la Torah ressemble à une trouvaille. Même après de nombreux efforts, il existe un moment où la compréhension apparaît soudainement, comme un trésor découvert. L'homme doit fournir tout son effort, mais le résultat final est également un cadeau accordé par Hachem. Donc, même lorsque l'on a beaucoup travaillé, il faut reconnaître que la compréhension obtenue dépasse parfois ce que l'effort seul aurait pu produire ; elle est aussi une aide d'Hachem, qui, en quelque sorte est une récompense pour la vraie volonté.
Bien que nos sages, les 'Hakhamim, aient formulé cet enseignement à propos de l'étude de la Torah, le message s'étend à de nombreux domaines de la vie courante. Les vraies réussites ne sont généralement pas le fruit du hasard. Lorsqu'une personne désire sincèrement atteindre un objectif et qu'elle est prête à y consacrer des efforts constants, elle finit par progresser et par obtenir des résultats.
Il existe, donc, un vrai lien entre la volonté, la persévérance et la réussite. Rien de durable ne s'acquiert sans vraie volonté et sans effort. Celui qui peine avec constance finit par "trouver".
Il y a, encore, de très nombreuses sources dans lesquelles on peut trouver l'enseignement en question.
Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.
Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.