Bonjour Rav,
J’ai donné une somme d’argent à une personne qui pensait qu’on ne l’avait pas encore payée, alors qu’en réalité elle avait déjà été payée. Cette personne a volontairement agi de façon malhonnête pour que je donne cet argent. Moi, je l’ai donné pour faire le Chalom.
Est-ce que je peux considérer cette somme comme déjà donnée pour le Ma'asser, même si ce n’était pas un don “classique” mais donné pour faire le Chalom ?
Merci Rav.
Bonjour,
Vous avez versé une somme d’argent à une personne, non pas parce qu’elle y avait droit, mais pour éviter un conflit ou une tension.
Cette personne a agi de manière malhonnête, puisqu’elle avait déjà reçu ce paiement auparavant. Vous précisez que vous étiez conscient de la situation douteuse, mais que vous avez tout de même préféré lui donner l’argent, dans le but de préserver le Chalom et d’éviter une dispute.
Votre question est donc : cette somme, donnée uniquement pour préserver le Chalom et non dans l’intention de faire une Mitsva de Tsédaka, peut-elle tout de même être considérée comme faisant partie du Ma‘asser ?
Réponse : si la personne est dans le besoin et peut être qualifiée de "personne nécessiteuse", vous pouvez considérer la somme donnée comme du Ma'asser. Si ce n'est pas le cas : non.
Cela dit, votre geste reste d’une grande valeur spirituelle et vous méritez toutes les félicitations : céder pour préserver le Chalom est une Mitsva immense. Nos Sages, les 'Hakhamim, traitent du Chalom dans les Midrachim ainsi que dans le Talmud et dévoilent à son sujet, des choses extraordinaires. Votre décision d’éviter la dispute est sans aucun doute, précieuse aux yeux d’Hachem, même si elle ne s’inscrit pas, toujours, techniquement dans le cadre du Ma‘asser.
Nous sommes à votre disposition, Bé’ézrat Hachem, pour toute question supplémentaire.
Qu'Hachem vous protège et vous bénisse.