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Sujets de discussion interdits pendant Chabbath

Rédigé le Dimanche 14 Août 2022
La question de Anonyme

Bonjour Rav,

De quels sujets est-il interdit de parler pendant Chabbath ?

Je vous remercie.

La réponse de Rav Avraham GARCIA
Rav Avraham GARCIA
7150 réponses

Chalom Ouvrakha,

La grande règle est qu'il est interdit de parler pendant Chabbath de choses que nous avons l'intention de faire en semaine, si cette action est interdite [Choul'han 'Aroukh 307-1].

Par exemple, il est interdit de dire :

- "Demain, je prendrai la voiture et j'irai à tel ou tel endroit",

- "La semaine prochaine, j'achèterai tel ou tel objet",

- "Dans quelques jours, j'écrirai une lettre".

Ces interdits ne concernent pas le cas où nous parlons au passé, par exemple :

- "Hier, j'ai pris la voiture et je suis allé à tel endroit",

- "Il y a deux jours, j'ai acheté tel objet" [Choul'han 'Aroukh 307-6].

Aussi, on pourra parler sans citer l'interdit, par exemple : "Demain, je me rendrai à tel endroit", du fait qu'il soit possible, même si peu probable, de s'y rendre à pied sans transgresser le Chabbath, cela est autorisé, car nous ne disons que nous irons "en voiture" [voir Choul'han 'Aroukh Siman 307-8 et Michna Beroura 30].

Ainsi, si l'on parle pour accomplir une Mitsva, cela est permis.

Par exemple, il est permis de dire : "Demain, j'achèterai les 4 espèces de Souccot", "Pourrais-tu venir avec moi demain pour construire la Soucca ?" [Choul'han 'Aroukh 306-6].

Il faudra tout de même éviter cette dérogation si on peut s'en sortir autrement, par exemple en parlant après Chabbath, si cela est possible [Michna Beroura 307,1]. Certains gardent cette dérogation dans tous les cas où il s'agit d'une Mitsva et ne la restreignent pas [Eliyah Rabba Maamar Mordékhaï et Birké Yossef].

Dans le même ordre d'idées, on pourra parler du coup et des frais qu'une Sé'oudat Mitsva qui va nous coûter [voir Kétouvot 5a, Choul'han 'Aroukh 306-6 et Michna Beroura 26].

On pourra parler et calculer l'argent de la Tsédaka [sans la toucher bien entendu] ou dire que l'on compte donner 50 euros à la Tsédaka, etc. En effet, tous ces cas sont des cas de Mitsva, et il n'y a donc plus d'interdit.

C'est aussi pour cela qu'il est permis de parler de tout ce qui concerne les besoins d'une communauté, même si, pour cela, on dira que demain on signera tel papier, etc. [Michna Beroura 307,28].

Il est permis aussi de parler de promesse de mariage [Chidoukh], car c'est une Mitsva de se marier [Choul'han 'Aroukh 306-6].

Bien entendu, il est interdit de parler de notre situation bancaire et de faire nos calculs de gains en affaires, etc., et il faut éviter de parler de choses profanes [Choul'han 'Aroukh Siman 307-1].

Il est interdit de parler de choses qui nous attristent [Michna Beroura 307,3].

Kol Touv.

Mékorot / Sources : Choul'han Aroukh, Michna Beroura.
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