Bonjour Rav,
Y a-t-il des bénédictions sur lesquelles on ne répond pas Amen lorsqu’on les entend ?
Notamment durant la prière d’Arvit, pour les deux bénédictions avant le "Chéma' Israël", faut-il y répondre Amen ? Et si l’on ne prie pas avec le Minyan à ce moment-là, est-ce que cela change quelque chose ?
Pareil si l'on entend quelqu'un faire Nétilat Yadayim avant Motsi, faut-il répondre Amen ? Et qu'en est-il si l’on a déjà fait Nétila soi-même (étant donné qu’on est censé ne plus pouvoir parler ni s’interrompre) ?
Merci Rav.
Chalom Ouvrakha,
En principe, on doit répondre Amen à toutes les bénédictions. On devrait donc répondre Amen après les bénédictions de Ma'ariv 'Aravim et de Ohev 'Amo Israël.
Il existe toutefois quelques exceptions. Par exemple, lorsque l'on récite soi-même ces bénédictions en même temps que l'assemblée, les Séfarades ne répondent pas Amen à leur propre bénédiction, tandis que les Ashkénazes répondent Amen après ces deux bénédictions (voir Choul'han Aroukh 59,4 et Yalkout Yossef Sé'if 15).
En ce qui concerne l'interruption entre la Nétilat Yadaïm et le Motsi, répondre Amen est permis (voir Choul'han Aroukh 166,1, Maguen Avraham 165,4, Kitsour Choul'han Aroukh 41,2 et Kaf Ha'haïm Sé'if Katan 3).
En revanche, il ne faut pas répondre Amen à une bénédiction récitée par un enfant qui n'a pas encore atteint l'âge de 6 ans (voir Notré Amen, tome 2, chapitre 18, Sé'if 2).
Kol Touv.